A l’occasion de sa participation aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque Mondiale, Fethi Zouhaier Nouri, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, a souligné que l’économie mondiale évolue désormais dans un régime de crises permanentes et interconnectées, où l’incertitude s’impose comme norme.

Le Gouverneur de la BCT a relevé que, malgré un diagnostic global partagé, l’impact des chocs reste profondément asymétrique, frappant plus durement les économies vulnérables. Dans ces pays, les chocs énergétiques, financiers et géopolitiques se traduisent immédiatement par inflation, pressions sur les réserves et dépréciations monétaires.
Le Gouverneur de la BCT, Nouri, a rappelé que, face à ces crises exogènes, les marges de manœuvre nationales sont de plus en plus limitées. La Tunisie, qui a traversé plusieurs crises, son économie a montré de la résilience grâce aux différentes mesures prises à temps.
Dans ce contexte, il a appelé à une réponse internationale coordonnée et plus réactive pour aider les pays touchés par cette succession de crises.
Le Gouverneur a plaidé pour la mise en place de mécanismes de stabilisation rapide au profit des économies les plus exposées. Il a également insisté sur la nécessité d’un renforcement du rôle du Fonds monétaire international, notamment en matière d’anticipation, de prévention et de limitation des effets de contagion.
Le Gouverneur de la BCT a recommandé une meilleure intégration des facteurs géopolitiques, énergétiques et logistiques dans l’analyse macro-financière.
Enfin, il a souligné que les économies vulnérables ne demandent pas de traitement d’exception, mais un cadre plus équitable. Un cadre leur permettant de disposer du temps et de l’espace nécessaires pour absorber les chocs et poursuivre leurs réformes.









