L’année 2025 s’est achevée dans un climat exigeant pour la Sotipapier. Entre tensions sur les matières premières, climat social tendu et demande fluctuante, la société a dû naviguer à vue pour stabiliser son activité au dernier trimestre.
Production et ventes
Le bilan opérationnel montre un ralentissement global, mais cache des réalités différentes selon les produits. Une production en repli: avec 11 709 tonnes produites au T4 2025, la Sotipapier enregistre une baisse de 17% par rapport à l’an dernier. Ce recul est principalement dû au segment “papier pour ondulé”. Le papier Kraft tire son épingle du jeu: si le chiffre d’affaires global baisse de 9% (26,2 Mtnd), le segment Kraft affiche une santé de fer avec une progression de 23%. À l’inverse, le papier pour ondulé chute lourdement de 38%.
Des freins externes; la production a été freinée par une grève en septembre et début octobre, perturbant les livraisons. De plus, la méforme du secteur du ciment en Tunisie a pesé sur la demande de sacs en papier sur l’ensemble de l’année.
Une gestion financière rigoureuse
Malgré la hausse du coût des matières premières importées qui grignote les marges, la Sotipapier a réussi à assainir ses finances. Désendettement: la dette nette a reculé pour s’établir à 44,27 Mtnd (contre 48,74 Mtnd fin 2024). Cet effort de désendettement a été rendu possible par le remboursement régulier des crédits. Investissements en pause: le rythme des investissements a nettement ralenti, passant de près de 15 Mtnd en 2024 à environ 8 Mtnd cette année.









