En octobre, 34 startups africaines ont réalisé des levées de fonds supérieures ou égales à 100 000 dollars, pour un total combiné de 183 millions de dollars, selon les statistiques d’Africa: The Big Deal. Ce chiffre ne tient pas compte des sorties et des acquisitions. Cela représente une baisse de 24% par rapport à septembre 2026, qui avait enregistré un total de 241 millions de dollars et même octobre 2025 (435 millions de dollars).
Les fonds propres ont représenté 110 millions de dollars, la dette 71 millions de dollars et les subventions environ 2 millions de dollars. Les deux plus grands tours de table ont été réalisés, en fonds propres, par la société marocaine de technologies de la santé ABA Life, qui a levé 40 millions de dollars, et l’entreprise tanzanienne d’agritech East Africa Foods, qui a bouclé une Série B de 40 millions de dollars. Ils ont été suivis d’une série d’opérations de dette, dont une émission obligataire de 17 millions de dollars par ValU en Égypte et de 13 millions de dollars par Afreenergy Solar au Sénégal.
Ce qui a marqué le mois d’octobre, c’est certainement la répartition géographique des opérations. Les startups basées dans les quatre principaux écosystèmes du continent (Nigeria, Égypte, Afrique du Sud et Kenya) n’ont levé que 46% des financements, soit leur plus faible part mensuelle depuis novembre 2022. Le Nigeria est arrivé en tête avec 42 millions de dollars, mais le Maroc et la Tanzanie se sont positionnés juste derrière avec 40 millions de dollars chacun.
Depuis le début de l’année, les startups africaines ont levé 2,4 milliards de dollars, en baisse de 12% par rapport à la même période en 2025. Un total de 343 startups ont levé 100 000 dollars ou plus, contre 438 entre janvier et octobre 2025. Pour égaler le total de 2025 (3,2 milliards de dollars), il faut des financements de 814 millions de dollars en deux mois, ce qui est peu probable. L’année est clairement modeste pour les startups africaines qui doivent lutter pour convaincre les bailleurs de fonds.









