Les Tunisiens résidant à l’étranger pourraient bénéficier d’un dispositif numérique centralisant les opportunités d’investissement, les procédures administratives et les avantages accordés aux investisseurs. La proposition a été présentée par des députés lors de l’examen du projet de budget de l’État pour 2027, le 5 novembre 2026, à l’occasion d’une audition du ministre des Affaires étrangères à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Concrètement, la plateforme envisagée permettrait aux membres de la diaspora de consulter les projets ouverts à l’investissement, de connaître les démarches juridiques à accomplir, d’identifier les organismes compétents et de déposer leurs dossiers sans devoir se déplacer en Tunisie. Elle servirait également à suivre l’avancement des demandes à distance. L’objectif est de réduire les obstacles administratifs qui compliquent les projets des Tunisiens souhaitant créer une entreprise ou investir dans leur pays d’origine. Les députés ont également demandé une révision des règles relatives à la durée de séjour en Tunisie et au maintien des véhicules immatriculés à l’étranger. Cette demande concerne notamment les Tunisiens travaillant à distance depuis l’étranger, qui souhaitent passer des périodes plus longues dans le pays sans être pénalisés par les contraintes réglementaires actuelles.
D’autres difficultés ont été soulevées, notamment les coûts élevés des billets d’avion, les complications liées à l’obtention de documents administratifs auprès des consulats et le retard dans la mise en œuvre du passeport biométrique. Les députés ont aussi proposé de revoir la réglementation de la durée de séjour des véhicules et de réexaminer la dotation touristique, en coordination avec la Banque centrale de Tunisie et le ministère des Finances, pour tenir compte de l’évolution des coûts de voyage et des taux de change.
Sur le plan de la représentation, les députés ont plaidé pour la création d’un Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger. Cette structure permettrait à la diaspora de faire remonter ses préoccupations et de participer à l’élaboration des politiques publiques qui la concernent. Le ministre des Affaires étrangères a souligné le potentiel des compétences tunisiennes établies à l’étranger dans les domaines économique, scientifique, universitaire et technologique. Il a également réaffirmé la volonté de son département de renforcer les services consulaires, notamment par leur numérisation, et de faciliter l’accompagnement des ressortissants.









