La coopération sanitaire entre la Tunisie et l’Arabie saoudite porte sur plusieurs projets hospitaliers et programmes médicaux. Elle concerne également le développement de la santé numérique. Ces dossiers ont été au centre d’une rencontre tenue mardi 3 novembre 2026 entre le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et l’ambassadeur saoudien à Tunis, Mohammed Ben Abdallah Ben Hamad Al-Breikhan.
Cette coopération intervient dans un contexte de hausse des investissements publics dans la santé. Le projet de budget 2027 prévoit 1 321 millions de dinars pour le secteur, contre 780 millions en 2026. Cette enveloppe représente une progression d’environ 69,4%.
Lors de la rencontre, les deux responsables ont insisté sur l’accélération de plusieurs projets hospitaliers. Le premier concerne l’hôpital universitaire Roi Salman ben Abdelaziz à Kairouan. Les discussions ont également porté sur les hôpitaux de Sbiba et de Jemmal, réalisés avec le concours du Fonds saoudien pour le développement.
La coopération prévoit aussi plusieurs interventions médicales spécialisées. Le centre de dialyse de l’hôpital Charles-Nicolle sera inauguré le 16 novembre 2026, après sa rénovation avec l’appui du Centre Roi Salman de secours et d’action humanitaire. D’autres missions sont programmées. Elles concernent les implants cochléaires et la réhabilitation auditive des enfants, les greffes de cornée, la cardiologie interventionnelle pédiatrique, la chirurgie vasculaire et la dialyse.
La santé numérique constitue un autre axe de ce rapprochement. En marge de la réunion, l’ambassadeur saoudien a visité l’hôpital numérique du ministère de la Santé. Le dispositif tunisien a déjà permis de réaliser plus de 100 000 examens de téléradiologie dans 30 établissements de santé, selon les données présentées lors du forum Telehealth Connect en septembre 2026.
Les échanges avec la partie saoudienne pourraient favoriser le partage d’expertise dans ce domaine. L’objectif est notamment d’améliorer la qualité des services numériques et de faciliter l’accès des citoyens aux soins à distance.









