L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) annonce une première journée de grève le vendredi 20 novembre 2026 dans six établissements hospitaliers publics. Cette mobilisation intervient sur fond de retards persistants dans le versement des indemnités des gardes et de non-fourniture des tenues professionnelles et des chaussures médicales.
Dans un communiqué, l’organisation dénonce des retards de paiement pouvant dépasser neuf mois dans certains établissements hospitaliers, alors qu’un accord signé avec le ministère de la Santé en juillet 2025 prévoit un délai maximal d’un mois pour le versement de ces indemnités. La première journée de grève concernera l’hôpital universitaire Mongi Slim à La Marsa, les hôpitaux universitaires Sahloul et Farhat Hached à Sousse, Fattouma Bourguiba à Monastir, Ibn El Jazzar à Kairouan ainsi que l’unité des Aghlabides des spécialités chirurgicales à Kairouan. Le mouvement couvrira l’ensemble des activités hospitalières, à l’exception des gardes et des services d’urgence, qui continueront à fonctionner normalement afin d’assurer la prise en charge des situations urgentes et vitales.
À travers cette action, l’OTJM réclame le règlement immédiat de toutes les indemnités de garde impayées, l’application effective de l’accord de juillet 2025 et le respect du délai d’un mois pour les prochains versements. Elle demande également la mise à disposition des tenues de travail et des chaussures médicales destinées aux jeunes médecins concernés. L’organisation tient le ministère de la Santé pour responsable de la persistance de ces manquements. Elle précise que cette grève constitue la première étape d’un programme de mobilisation à l’échelle nationale, qui sera progressivement étendu aux autres établissements hospitaliers n’ayant pas régularisé les sommes dues aux jeunes médecins.









