La Tunisie se classe au 18e rang mondial dans l’indicateur consacré aux investissements internationaux dans la recherche et les hautes technologies, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) dans le cadre de l’Indice mondial de l’innovation 2026. Elle est également la seule économie à revenu intermédiaire de la tranche inférieure à figurer parmi les 20 premières. Il est vrai que la Tunisie n’est pas le seul pays arabe, mais elle est bien le seul pays africain présent dans le top 20 mondial.
Cet indicateur mesure la spécialisation des économies dans les projets d’investissement transfrontaliers liés à la recherche et aux technologies de pointe, en tenant compte de leur poids économique. La Tunisie devance ainsi la Suède (19e) et la Lituanie (20e) et se positionne juste derrière le Portugal (17e). Le classement est dominé par les Émirats arabes unis, le Luxembourg et le Costa Rica, ex æquo à la première place. L’Europe compte, à elle seule, 14 économies dans le top 20.
Cette performance mérite d’être soulignée, car le classement ne repose pas sur les montants absolus investis. Il rapporte la part de chaque pays dans les annonces mondiales de projets de R&D et de haute technologie à sa part dans la formation brute de capital fixe mondiale. Il met ainsi en évidence le poids relatif de ces investissements dans chaque économie.
À l’échelle mondiale, près de 6 000 projets transfrontaliers de R&D et de haute technologie ont été annoncés en 2025. Pour la Tunisie, cette 18e place constitue un indicateur favorable de son positionnement dans ces activités. Elle ne renseigne toutefois ni sur le nombre exact de projets annoncés dans le pays ni sur les montants effectivement investis. L’enjeu reste donc de transformer cet avantage relatif en projets concrets, en capacités de recherche et en activités technologiques à forte valeur ajoutée.










