Air Liquide prévoit de racheter pour 1 milliard d’euros de ses propres actions d’ici fin décembre 2026, après avoir enregistré une progression de ses ventes au troisième trimestre. Le groupe français poursuit ainsi sa stratégie de rémunération des actionnaires tout en maintenant ses investissements dans les marchés porteurs, notamment les semi-conducteurs.
Entre juillet et septembre, le chiffre d’affaires du spécialiste des gaz industriels a atteint 7,259 milliards d’euros, en hausse de 10% en données publiées. À données comparables, qui neutralisent les effets de change, d’énergie et de périmètre, la progression s’établit à 3%. La branche Électronique a constitué l’un des principaux moteurs de cette croissance, avec une hausse de 12% à données comparables. Cette performance s’inscrit dans un contexte de demande soutenue en semi-conducteurs, portée notamment par le développement de l’intelligence artificielle. L’activité Industriel Marchand a également progressé de 5,3%.
Le rachat d’actions annoncé correspond à la première tranche d’un programme de 4 milliards d’euros prévu d’ici fin 2028. En réduisant le nombre de titres en circulation, ce type d’opération peut soutenir le bénéfice par action et favoriser le rendement des actionnaires. Il mobilise toutefois des ressources financières qui pourraient aussi être affectées à d’autres investissements. En parallèle, Air Liquide poursuit son développement industriel. Les décisions d’investissement ont dépassé 4,1 milliards d’euros depuis le début de l’année, tandis que les investissements en cours atteignent 6,2 milliards d’euros. Le groupe maintient ses objectifs pour 2026, notamment une amélioration de 100 points de base de sa marge opérationnelle, hors effets de l’énergie et de certains amortissements liés à l’acquisition de DIG Airgas. Il vise également une nouvelle progression de sa rentabilité en 2027.


