Près de neuf dirigeants sur dix jugent important de mieux combiner leurs équipes, leurs compétences et leurs ressources. Pourtant, moins d’un sur dix dit avoir réalisé de grands progrès. C’est le constat d’une enquête de Deloitte sur les bouleversements du monde du travail, de la technologie et des organisations, réalisée avec Oxford Economics auprès de plus de 3 000 dirigeants et responsables RH dans 15 pays.
«L’avantage de l’orchestration», c’est le concept mis en exergue par l’enquête: faire travailler ensemble les collaborateurs, les technologies et les partenaires de l’entreprise afin d’atteindre un objectif commun de manière efficace.
Auparavant, un nouveau besoin conduisait l’entreprise à recruter davantage ou à créer de nouveaux services. À l’ère de l’IA, cette logique évolue peu à peu. Il ne s’agit plus seulement d’augmenter les effectifs, mais de mieux mobiliser les ressources disponibles: associer les compétences des collaborateurs aux capacités de l’IA, exploiter les données et faire appel aux partenaires extérieurs lorsque cela est nécessaire.
L’enjeu majeur est désormais de trouver la combinaison adéquate, de définir le rôle de chacun et de coordonner leurs actions. La question n’est plus donc «combien de collaborateurs?», mais «quelle combinaison d’humains, de technologies et de partenaires pour atteindre ce résultat?». Autrement dit, la performance dépend moins des moyens dont dispose l’entreprise que de sa capacité à les faire travailler ensemble intelligemment.
À l’instar d’un chef d’orchestre, le dirigeant de demain coordonne humains, machines et partenaires, tout en restant responsable des décisions clés. Qui joue quoi, et à quel moment, pour que l’ensemble sonne juste.
L’enquête illustre ce constat par des exemples d’entreprises du Moyen-Orient. Chez e&, l’IA aide à repérer les écarts de compétences et à personnaliser la formation. Chez Emirates NBD, elle enrichit l’information des managers, qui gardent la décision finale. Alat, en Arabie saoudite, a conçu son organisation avec l’IA intégrée dès l’origine.
L’objectif n’est donc pas de remplacer les salariés par des machines, mais de combiner leurs forces pour gagner en efficacité et en performance.









