La Tunisie entend capitaliser sur le poids de son huile d’olive pour gagner du terrain en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, où le produit tunisien occupe déjà une place importante, constitue un point d’appui pour cette offensive commerciale.
Lors de la campagne 2025-2026, sa production a atteint 500 000 tonnes. Entre novembre 2025 et août 2026, les exportations ont dépassé 381 000 tonnes vers plus de 80 pays, pour près de 1,4 milliard d’euros de recettes. Ces performances donnent à la filière des atouts pour poursuivre son expansion, notamment en Afrique.
Le Sénégal occupe une place centrale dans cette démarche. D’après le ministère du commerce, il est le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne et représente une porte d’entrée vers les marchés d’Afrique de l’Ouest. L’huile d’olive tunisienne couvre déjà plus de la moitié des importations sénégalaises de ce produit, selon les données communiquées.
Les exportateurs tunisiens veulent consolider cette position. Du 7 au 9 octobre 2026, les Journées promotionnelles de l’huile d’olive tunisienne ont réuni à Dakar une dizaine d’entreprises tunisiennes et des opérateurs économiques sénégalais. Près de 200 rencontres B2B ont été organisées pour développer les relations commerciales et explorer de nouvelles possibilités de coopération, notamment dans le conditionnement local, le transfert de savoir-faire et l’investissement.

La promotion passe aussi par les consommateurs. À Dakar, des dégustations et des démonstrations culinaires ont présenté l’huile d’olive tunisienne dans la préparation de spécialités locales, dont le thiéboudiène et le yassa. Cette approche vise à mieux faire connaître le produit et à favoriser son intégration dans les habitudes de consommation.
La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) peut soutenir cette dynamique en facilitant les échanges, selon les conditions tarifaires et réglementaires applicables. Pour la filière tunisienne, la prochaine étape consiste à concrétiser les contacts établis à Dakar et à étendre sa présence à d’autres marchés du continent. L’objectif est de diversifier les destinations d’exportation et de renforcer la valeur commerciale de l’or vert tunisien.
Et pour rappel, la Tunisie se hisse au 2e rang mondial des producteurs, derrière l’Espagne. Le pays figure également parmi les principaux exportateurs mondiaux et occupe la première place mondiale pour les superficies consacrées à l’oléiculture biologique.









