Elon Musk a appelé les gouvernements du G20 à adopter une approche beaucoup plus souple face au développement de l’intelligence artificielle. Invité à intervenir par visioconférence lors du G20 Innovation Ministerial, organisé les 1e et 2 septembre à Chapel Hill, en Caroline du Nord, le patron de SpaceX et Tesla a défendu l’idée que les nouvelles technologies devraient être considérées comme autorisées par défaut.
Selon Musk, une réglementation trop lourde risque de freiner l’innovation alors que les entreprises technologiques cherchent encore à exploiter les possibilités offertes par l’IA. Il a notamment critiqué le modèle européen, qu’il considère comme particulièrement contraignant. Cette position rejoint celle défendue par l’administration américaine durant la réunion du G20, à travers les «Carolina Principles», qui préconisent de réserver les nouvelles réglementations aux situations véritablement inédites.
Une opposition croissante entre Washington et Bruxelles
Ce débat intervient alors que l’Union européenne poursuit la mise en œuvre de son AI Act, présenté comme le premier cadre juridique complet consacré à l’intelligence artificielle. Depuis le 2 août 2026, la Commission européenne applique notamment de nouvelles obligations concernant les modèles d’IA à usage général et la transparence. Bruxelles a également sollicité plus de 30 entreprises du secteur afin d’obtenir des informations sur leurs pratiques en matière de sécurité, de cybersécurité et de respect du droit d’auteur.
Au-delà de la réglementation, Musk a également insisté sur un autre défi majeur: l’énergie. Selon lui, l’essor rapide de l’IA et des robots humanoïdes pourrait provoquer une forte hausse de la demande d’électricité, notamment pour alimenter les centres de données. Il estime par ailleurs que jusqu’à 1 milliard de robots humanoïdes pourraient être opérationnels dans le monde au cours de la prochaine décennie, avec une productivité potentiellement supérieure à celle des travailleurs humains.









