L’australien PhosCo enchaîne les bonnes nouvelles sur son projet Gasaat à Kasserine. Les cinq premiers forages menés dans la zone KH viennent tous de recouper une minéralisation phosphatée significative, avec un résultat qui se démarque : 19,4 mètres à 20,66 % de P₂O₅, dont une section de 9 mètres grimpant jusqu’à 24,21 %.
Ces chiffres viennent s’ajouter à un inventaire qui affichait déjà, en mai dernier, 166,6 millions de tonnes à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅ sur l’ensemble du projet. Autre atout pour KH : sa proximité avec le site pressenti pour l’usine de traitement, à seulement 3,5 kilomètres, combinée à une minéralisation tabulaire jugée facile à exploiter. De quoi renforcer, selon la société, les perspectives économiques de Gasaat comme futur projet phosphatier de grande envergure.
Objectif : une filière intégrée jusqu’à l’engrais
PhosCo ne vise pas la simple extraction. L’entreprise veut bâtir à Gasaat une chaîne intégrée allant jusqu’à la production d’engrais, en s’appuyant sur l’atout que représente la localisation tunisienne, à deux pas des grands clients européens et du bassin méditerranéen. Sur le volet traitement, des essais sur le minerai de KM ont donné des concentrés à 31,4 % de P₂O₅, avec des rendements de récupération allant de 75,1 % à 83,7 %, avec un procédé de flottation simplifié qui a été identifié pour réduire les coûts futurs.
Le projet reste toutefois en phase d’exploration : ces volumes ne constituent pas encore des réserves exploitables, et une étude économique préliminaire est attendue au troisième trimestre 2026.
Pour les investisseurs qui suivent la relance de la filière phosphatière tunisienne, chaque nouveau forage positif rapproche Gasaat du statut de projet minier de référence dans la région. Les acteurs tunisiens de la sous-traitance minière et du BTP ont intérêt à se positionner dès maintenant, avant que l’étude économique du T3 2026 ne clarifie le calendrier de mise en production.









