1 200 mètres cubes par heure: c’est la capacité de traitement de la future unité de valorisation des gaz installée sur la décharge contrôlée de Rahma, à Menzel Bouzelfa (Nabeul). Le chantier touche à sa fin, avec un taux d’avancement proche de 90%. Sa mise en service, annoncée pour août, reste toutefois suspendue à l’absence de nouveaux blocages sociaux sur le site.
Premier volet du projet: limiter les rejets de gaz à effet de serre en captant le méthane du site pour le transformer en un composé moins nocif pour le climat, ce qui devrait éviter l’équivalent de 100 000 tonnes de CO₂ par an. Vient ensuite l’étape de valorisation énergétique, avec un objectif clair: transformer en électricité verte le méthane extrait du site, dont le volume annuel devrait dépasser 5 millions de mètres cubes. Résultat attendu, environ 18 millions de kilowattheures produits chaque année, un volume capable de couvrir les besoins de 5 000 à 6 000 foyers de la région.
La possibilité d’orienter une partie des déchets de la décharge vers la cimenterie de Jebel Jelloud pour une valorisation industrielle a été évoquée. Cependant, l’idée a été abandonnée, car la réglementation tunisienne ne permet pas ce type d’usage tant que les déchets n’ont pas fait l’objet d’un tri en amont.
Un terrain encore peu investi en Tunisie
Ce type d’infrastructure ouvre un terrain encore peu investi en Tunisie, celui de la valorisation énergétique des déchets ménagers. Le futur décret sur les combustibles issus de déchets non dangereux, une fois publié, pourrait, en ce sens, clarifier les règles du jeu pour des opérateurs privés positionnés sur le tri, la collecte sélective ou les technologies de méthanisation, un segment à fort potentiel dans la perspective de la transition énergétique tunisienne.








