Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont fortement accéléré sur les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026. 368.000 tonnes ont été exportées, contre 236.900 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont, elles, atteint 4,6 milliards de dinars, en hausse de 44,4%.
Derrière cette performance se trouve toutefois un enjeu majeur pour la filière : la Tunisie vend encore l’essentiel de son huile en vrac. L’huile conditionnée ne représente que 14% des volumes exportés, contre 86% pour le vrac. Pourtant, le conditionné pèse déjà 18,6% des recettes, ce qui montre le potentiel de valeur supplémentaire à capter en développant cette activité. La progression des volumes ne s’est d’ailleurs pas accompagnée d’une hausse comparable des prix. En juillet 2026, le prix moyen s’est établi à 13,16 DT/kg, contre 12,97 DT/kg un an auparavant, soit seulement +1,4%. La hausse des recettes repose donc avant tout sur l’augmentation des quantités exportées. La demande reste largement concentrée sur l’Europe, qui absorbe 57,1% des volumes, avec l’Espagne et l’Italie en tête. L’Amérique du Nord représente néanmoins 24%, principalement grâce aux États-Unis et au Canada. Au total, l’huile d’olive tunisienne est désormais commercialisée dans plus de 70 pays. Le bio confirme également son poids dans la filière, avec 51.200 tonnes exportées pour environ 673,4 millions de dinars. Mais ici aussi, le conditionnement reste marginal : seulement 6,2% des volumes bio sont exportés sous cette forme. Or le prix moyen atteint 16,56 DT/kg pour le bio conditionné, contre 12,93 DT/kg pour le vrac.









