Le confort d’un voyage ne se mesure pas uniquement à la qualité du siège dans l’avion ou aux services proposés à bord. Il commence bien avant le décollage, dès l’arrivée à l’aéroport.
Pour un touriste comme pour un professionnel en déplacement, un parcours fluide permet de réduire la charge mentale : savoir où aller, accéder rapidement aux informations, éviter les longues attentes et traverser les différentes étapes sans incertitude. À l’inverse, un aéroport marqué par les files interminables, les retards fréquents ou une organisation complexe peut transformer les premières heures du voyage en une source de stress et de fatigue.
Car l’aéroport n’est plus un simple lieu de transit. Il est devenu une composante essentielle de l’expérience globale du voyage. Pour les destinations touristiques comme pour les économies qui misent sur les échanges internationaux, la qualité des infrastructures aéroportuaires influence directement la perception des visiteurs, la satisfaction des voyageurs d’affaires et l’attractivité internationale.
C’est dans cette perspective que la plateforme australienne iSelect a analysé les aéroports les plus stressants au monde en 2026, dans une étude relayée par Condé Nast Traveler. Le classement ne repose pas uniquement sur le ressenti des passagers, mais sur plusieurs critères mesurables : les retards et annulations de vols, les temps d’attente aux contrôles de sécurité, le nombre annuel de passagers ainsi que l’accessibilité des plateformes.
Avec un score de 18,46 points sur 100, l’aéroport international Newark Liberty, situé dans la région de New York, arrive en tête des plateformes les plus stressantes au monde. Son principal défi : absorber un trafic très important avec une infrastructure soumise à une forte pression. Les retards fréquents, la congestion et les difficultés d’accès contribuent à dégrader l’expérience des voyageurs, notamment pour ceux qui disposent de peu de temps entre deux correspondances ou qui voyagent pour des raisons professionnelles.
Derrière Newark, plusieurs grands hubs internationaux apparaissent également dans le classement, confirmant une tendance : les plus grands aéroports mondiaux sont aussi ceux qui doivent gérer les défis opérationnels les plus complexes.
Le Top 5 des aéroports les plus stressants en 2026
Selon le classement iSelect relayé par Condé Nast Traveler, les cinq premières places sont occupées par :
- Newark Liberty International Airport (États-Unis) — 18,46/100
- Humberto Delgado Airport (Lisbonne, Portugal) — 22,51/100
- Manchester Airport (Royaume-Uni) — 23,10/100
- John F. Kennedy International Airport (États-Unis) — 26,83/100
- Chicago O’Hare International Airport (États-Unis)
Ces plateformes accueillent chaque année des dizaines de millions de passagers et doivent concilier plusieurs contraintes : croissance du trafic aérien, manque de capacité, exigences de sécurité et attentes croissantes des voyageurs en matière de rapidité et de confort.
Et Tunis-Carthage dans tout cela ?
L’aéroport international de Tunis-Carthage ne figure pas dans ce classement 2026 des aéroports les plus stressants. Mais cette absence doit être interprétée avec prudence. Elle ne signifie pas automatiquement que l’aéroport tunisien offre une expérience sans stress ou qu’il serait mieux classé que les plateformes citées.
La raison est principalement méthodologique : l’étude iSelect s’est concentrée sur un groupe limité de grands hubs internationaux disposant d’un volume important de trafic et de données comparables. Tunis-Carthage ne faisait simplement pas partie du périmètre étudié.
Autrement dit, ne pas apparaître dans le classement ne signifie ni être parmi les meilleurs, ni être parmi les plus stressants : cela signifie seulement que l’aéroport n’a pas été évalué dans cette analyse précise. D’autres études internationales utilisent d’ailleurs des critères différents. Certaines évaluent davantage la satisfaction des passagers, la ponctualité ou la qualité globale du service, ce qui peut aboutir à des résultats très différents.









