Le Brésil s’impose comme une nouvelle piste de croissance pour les exportateurs tunisiens, en particulier dans les secteurs de l’huile d’olive et des dattes. C’est ce qui ressort d’une rencontre tenue le 8 juin entre le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dhib, en visite en Tunisie avec une délégation d’hommes d’affaires.

Au cœur des échanges: la volonté de dynamiser les flux commerciaux et d’attirer davantage d’investissements entre les deux pays. L’attention s’est notamment portée sur l’ouverture récente du marché brésilien à l’huile d’olive vierge tunisienne, après la décision prise en mars 2025 d’accorder une exonération fiscale sur ce produit.
Un signal jugé important pour les exportateurs, dans un pays de plus de 200 millions d’habitants où la demande en huile d’olive reste élevée alors que la production locale ne couvre pas entièrement les besoins. Pour les entreprises tunisiennes, cette évolution représente un levier direct pour améliorer leur compétitivité et gagner des parts de marché. La dynamique est déjà engagée. Lors du salon APAS 2026, organisé à São Paulo, la Tunisie a marqué sa présence avec 16 entreprises actives dans l’huile d’olive et les dattes. Une participation qui illustre la volonté de consolider la visibilité des produits tunisiens sur le marché sud-américain.
Au-delà de ces deux filières, les discussions ont également ouvert la voie à une diversification des échanges. Les industries agroalimentaires, les engrais et les énergies renouvelables apparaissent comme de nouveaux terrains de coopération possibles pour les entreprises des deux pays.









