La compagnie nationale Tunisair accumule des dettes depuis plusieurs années, et une réalité largement connue s’illustre aujourd’hui par un endettement estimé à près de 2 600 milliards de millimes, a indiqué le ministre du Transport Rachid Amri, en réponse aux questions orales posées. Et ce, lors de la séance plénière du 20 avril 2026.
Malgré cette situation, le ministre a tenu à relativiser en mettant en avant une amélioration récente sur le plan opérationnel, affirmant qu’aucun vol n’a été enregistré en retard au cours des deux dernières semaines, signe d’une meilleure gestion quotidienne. Il a toutefois précisé que Tunisair se trouve encore dans une phase de sauvetage, visant à stabiliser ses équilibres à court terme, avant d’engager une restructuration plus en profondeur. Dans cette optique, la relance de l’activité passe notamment par le renforcement de la flotte, avec un objectif d’au moins 21 avions, un levier jugé indispensable pour augmenter les revenus et permettre à la compagnie de faire face à ses engagements financiers.
Dans le même contexte, la filiale Tunisair Express connaît également des difficultés, étant aujourd’hui déficitaire. Cela signifie que son modèle actuel ne permet pas de couvrir ses coûts lorsque les vols ne sont pas suffisamment remplis. Le ministère a ainsi engagé des discussions avec deux grandes entreprises afin d’explorer des pistes de redressement, avec l’objectif de repositionner l’activité à l’horizon 2026 sur les lignes domestiques et les dessertes courtes vers l’Europe basé notamment sur des avions d’une capacité d’environ 60 sièges. Par ailleurs, le ministre a souligné un déficit important en ressources humaines, en particulier dans les métiers techniques comme les équipages et la maintenance, conséquence de départs à la retraite et d’un manque de renouvellement. Un plan de recrutement est dès lors envisagé pour combler ces lacunes et accompagner la relance progressive du transporteur national.









