Le crédit privé atteint aujourd’hui plus de 2 500 milliards de dollars. En dix ans, ce marché a plus que doublé. Il attire investisseurs institutionnels, fonds et assureurs à la recherche de rendements élevés.
Une grande partie de la monnaie a été investie dans la technologie, notamment dans les entreprises SaaS. Selon la note macroéconomique de CitriniResearch de juin 2028, détaillant l’évolution et les conséquences de la crise mondiale du renseignement, ces sociétés étaient valorisées sur une hypothèse simple: une croissance rapide et durable de leurs revenus. Mais cette hypothèse ne tient plus.
Selon la même note, depuis 2026, le marché des logiciels connaît un retournement brutal. Les entreprises cotées ont vu leurs valorisations chuter fortement. Certaines se négocient désormais entre 5 et 8 fois leur EBITDA. Dans le même temps, les entreprises détenues par des fonds de private equity restent valorisées sur la base d’anciens multiples, souvent liés au chiffre d’affaires. Un écart important apparaît entre la valeur réelle du marché et celle inscrite dans les bilans. Les ajustements sont progressifs. Les valorisations passent de 100 à 92, puis à 85. Mais les marchés publics suggèrent parfois des niveaux proches de 50.
Ce décalage révèle une fragilité structurelle. La note souligne que le crédit privé, longtemps perçu comme stable, commence à montrer ses limites.


