L’édition 2025 de l’indice Absa souligne un point essentiel pour l’Afrique. L’accès aux devises étrangères dicte le développement des marchés financiers. Cette capacité permet aux investisseurs de déplacer leurs capitaux sans crainte. Elle aide aussi les banques centrales à stabiliser leur monnaie face aux chocs mondiaux. Un système de change solide attire les investissements et facilite le commerce.
L’indice évalue précisément 29 économies sur le continent. Il couvre la grande majorité de la population et de la richesse africaine. Ce rapport sert de boussole aux décideurs pour anticiper une année 2026 qui s’annonce difficile.
Les défis majeurs du marché des changes
Obtenir des devises reste un combat quotidien dans plusieurs pays. L’instabilité des taux de change freine souvent les ardeurs des investisseurs. De nombreux marchés manquent de liquidité immédiate. Cela crée des écarts de prix importants lors des transactions. Parfois, un marché parallèle se développe à cause d’un manque de confiance. Heureusement, plusieurs nations lancent des réformes pour clarifier leurs mécanismes bancaires.
Le palmarès des bons élèves
Certains pays se distinguent par leur facilité d’accès aux devises. Voici les nations les plus performantes selon le classement actuel.
- L’Afrique du Sud domine largement avec un marché très liquide.
- Madagascar surprend positivement par sa stabilité exemplaire.
- Maurice confirme sa réputation de place financière avancée.
- Le Kenya maintient une ouverture constante vers l’extérieur.
- Le Botswana profite de sa grande solidité macroéconomique.
- L’Égypte remonte grâce à des réformes audacieuses de ses réserves.
- L’Ouganda progresse vite via une libéralisation efficace.
- Le Maroc assure un positionnement stratégique et fiable.
- Le Cap-Vert offre une ouverture supérieure à la moyenne régionale.
- La Tanzanie intègre le top dix malgré quelques obstacles structurels.
Un futur plus transparent
La tendance est au respect des standards internationaux. De plus en plus de pays adoptent le Code mondial des changes. Le Ghana ou l’Éthiopie rejoignent ce mouvement pour instaurer plus de confiance. Au total, treize pays africains suivent désormais ces règles de transparence.
Cette évolution est vitale pour affronter les tensions financières de 2026. La résilience de l’Afrique dépendra de sa capacité à rassurer les marchés mondiaux. Les pays les plus transparents seront les grands gagnants de demain.


