Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 3.9 Mtep à fin octobre 2022, enregistrant une baisse par rapport à la même période de l’année précédente de 8%. Cette baisse est due principalement à la diminution de la production nationale de pétrole brut.
Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et de gaz qui participent tous les deux à hauteur de 75% de la totalité des ressources d’énergie primaire. La part de l’électricité renouvelable (production STEG uniquement) reste timide et ne représente que 1% des ressources primaires. A signaler la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien de 6% à fin octobre 2022 par rapport à la même période de 2021.
La demande d’énergie primaire s’est stabilisée au même niveau entre fin octobre 2021 et fin octobre 2022 à 8 Mtep: la demande du gaz naturel a légèrement diminué de 1% par rapport à l’année dernière alors que celle des produits pétroliers a augmenté de 2% .
A signaler que la demande du gaz naturel a légèrement diminué de 1% suite à la limitation des achats du gaz algérien aux achats contractuels. Et pour faire face et couvrir la totalité de la demande nationale en électricité, la STEG s’est orientée vers les importations d’électricité.
La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement. En effet, la part de la demande des produits pétroliers est passée de 46.5% à fin octobre 2021 à 47.3% à fin octobre 2022. Le gaz naturel a légèrement régressé de 53% à fin octobre 2021 à 52.3% à fin octobre 2022.
En comptabilisant la redevance, le bilan d’énergie primaire fait apparaître, à fin octobre 2022, un déficit de 4.1 Mtep contre un déficit enregistré à fin octobre 2021 de 3.7 Mtep. Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation primaire, s’est situé à 49% à fin octobre 2022 contre 53% à fin octobre 2021.
Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 38% à fin octobre 2022 contre 43% à fin octobre 2021. Le déficit du bilan d’énergie primaire a augmenté de 9% à fin octobre 2022 par rapport à fin octobre 2021, cette hausse est due essentiellement à la baisse de la production d’hydrocarbures, la demande d’énergie primaire a peu évolué.









