Nul ne peut nier la prolifération de la corruption dans l’administration publique tunisienne et les nombreuses études réalisées autour de ce sujet ne font que le confirmer. La dernière étude en la matière vient d’être réalisée par l’Institut national de la statistique en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement.
D’après cette étude, 243 mille citoyens ont dû payer un pot-de-vin pour pouvoir accéder à un service durant les 12 mois qui ont précédé le sondage. Dans environ la moitié des cas, la valeur du pot-de-vin n’a pas dépassé les 20 dinars.
Environ 3.5% des personnes interrogées ont, en revanche, indiqué que la valeur du pot-de-vin a dépassé les 500 dinars.
Les citoyens dont le revenu mensuel est situé entre 2 et 3 mille dinars représentent la plus grande part des payeurs de pots-de-vin, avec un taux de 7.6%, ceux ayant un revenu de plus de 3 mille dinars arrivant en deuxième position avec 4.8%.
L’étude a également révélé que les citoyens ayant un niveau éducatif secondaire comptent la plus grande part des personnes qui ont recours aux pots-de-vin avec 4.5%, suivis par ceux ayant un niveau primaire (2.2%) et supérieur (2%).
Notons que l’étude a touché 18 mille personnes et a été réalisée entre octobre et décembre 2021.









