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Journées de l’Entreprise : ce qu’il faut retenir de la première journée

25 décembre 2019
Dans Business

Considérée comme l’un des rendez-vous business incontournables de l’année, la 34ème édition des Journées de l’Entreprise a démarré vendredi 6 décembre 2019 à l’hôtel El Mouradi Palace à Sousse. De nombreux invités de premier ordre étaient présents lors de cet événement, organisé par l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises). Outre les chefs d’entreprises, il y avait également le Chef du Gouvernement, Youssef Chahed, l’ancien Président de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) et ancien Président Intérimaire de la République, Mohamed Ennaceur, l’ancien Premier Ministre Grec, Alexis Tsipras, et bien d’autres acteurs politiques et économiques. Une présence de haut niveau qui témoigne de l’importance capitale de la thématique qui a été choisie pour cette année : l’entreprise et le nouveau rôle de l’Etat.

Dans ce contexte de crise, le rôle de l’Etat est plus que jamais d’actualité. En ce premier jour des Journées de l’Entreprise, La question a été traitée sous différents angles dans trois panels :

  • Crise politique : pour un Etat efficace
  • Crise économique et le rôle de l’Etat
  • Crise sociale : quel modèle d’inclusion à adopter ?

Entreprises et comme Etat ont un rôle social à incarner

L’Etat doit-il intervenir plus souvent dans ce contexte de crise économique ? Ou alors, doit-il laisser le marché opérer librement pour s’auto-réguler ? Il est clair qu’il faut un mélange entre l’interventionnisme et le non interventionnisme. C’est Mohamed Ennaceur, ancien Président de l’ARP, qui a ouvert le bal pour évoquer la crise politique. Après un rappel historique de la construction de l’Etat, l’ancien parlementaire a insisté sur la nécessité d’un contrat social entre l’Etat et le peuple. Il doit, dans ce même cadre, remplir son rôle d’Etat Providence, même si, aujourd’hui, il est en manque de fonds pour pouvoir jouer pleinement ce rôle. En témoigne, d’ailleurs, la crise des caisses sociales.

Pour Mohamed Ennaceur, l’Etat ne peut pas tout faire, notamment en matière d’emploi. “Il est important d’élaborer des politiques sur une période allant au-delà de 5 ans. L’Etat a besoin de la participation des citoyens responsables. Pour sa part, l’entreprise possède également un rôle social. Elle doit, en effet, agir comme une entité sociale, tout en luttant contre les externalités négatives – pollution épuisement des ressources naturelles -”, a-t-il expliqué devant l’assistance.

Encourager les jeunes et les pousser à rêver dans leur pays

C’est en période de crise que l’Etat doit absolument intervenir pour trouver, justement, une sorte de crise. En témoigne, d’ailleurs, l’expérience grecque. L’ancien Chef du Gouvernement Grec, Alexis Tsipras, affirme qu’une sortie de crise nécessite des compromis. Le pays a énormément souffert pour redresser la barre : gel des salaires des fonctionnaires, réduction de leur nombre, baisse des pensions de retraite, etc. Pour s’en sortir, outre les plans d’ajustement structurel imposés par le FMI (Fonds Monétaire International), le pays a misé sur la stabilité diplomatique, notamment avec la Turquie. La Grèce a tissé des partenariats économiques avec plusieurs pays, dont la Russie, l’Allemagne, la Chine et même la Turquie. L’accent doit, d’un autre côté, mis sur la jeunesse. “Nous devons encourager nos jeunes à travailler, à rêver, à produire dans leurs pays”, a-t-il lancé, ajoutant qu’un consensus social est aussi nécessaire, notamment quand il s’agit de l’application des plans du FMI.

L’Etat doit être présent dans les secteurs stratégiques et les laisser les autres au secteur privé

Youssef Chahed, Chef du Gouvernement d’Expédition des Affaires Courantes, a également souligné l’importance du rôle de l’Etat. Néanmoins, son action est perturbée par la crise politique. Chahed considère, d’ailleurs, que la crise en Tunisie est politique par excellence, avant même d’être sociale et économique. De ce fait, il faut commencer par une réforme politique, notamment au niveau de la loi électorale et du règlement intérieur de l’ARP. Plusieurs mesures ont été prises par l’Etat afin d’améliorer l’environnement économique. On pense, notamment à la hausse du TMM. “Le plus difficile est derrière nous. La tendance est positive au niveau des finances publiques, même si elle est fragile”, a-t-il dit.

Malgré son rôle primordial, l’Etat ne peut pas être présent dans tous les secteurs selon Youssef Chahed. En effet, il doit surtout s’occuper des secteurs stratégiques, à l’instar de l’éducation et de la santé. Concernant les secteurs concurrentiels et non stratégiques, il faut laisser le secteur privé opérer. Pas seulement : il considère qu’il est vital de restructurer les entreprises publiques. “Il n’y a plus de lignes rouges”, a-t-il déclaré sur ce point, et d’ajouter : “Nous devons miser sur la digitalisation, mais pas seulement : il faut travailler sur la communication. L’objectif est de mieux expliquer les réformes aux citoyens”.

L’intervention de l’Etat dans les secteurs stratégiques a été recommandée par les experts du panel axé sur la crise économique. C’est le cas de Ferid Belhaj, vice-président de la Région MENA de la BM (Banque Mondiale). Plus encore : il est important de mettre en place un cadre légal général et stratégique pour favoriser les investissements et la création d’entreprises. L’expert de la BM considère, dans ce même contexte, que les jeunes ne disposent pas d’un espace suffisant pour se lancer dans l’entrepreneuriat. En Tunisie, il faut “oxygéner” l’économie. “Pour tout nouveau projet, les banques demandent énormément de garanties. Il faut plus de flexibilité”, a-t-il dit.

Gare à l’excès de lois !

La problématique d’un cadre légal stimulant pour l’investissement a été reprise par Habib Karaouili, PDG de la Cap Bank Tunisie. Il considère qu’il existe déjà beaucoup de réglementations. Le cadre légal est, en effet, déjà dense. ”On parle souvent de PPP – Partenariat Public-Privé -. Nous avons une loi sur cela. Pourtant, depuis son entrée en vigueur, aucun PPP n’a été engagé ! Les lois ferment la porte à l’initiative. Plusieurs ont, en effet, bloqué les investissements privés. On parle, aujourd’hui, de désinvestissement. Il faut plutôt travailler sur la bonne gouvernance et se consacrer sur les secteurs stratégiques à l’exemple de l’éducation et du transport”, a-t-il expliqué. Autre obstacle qui se dresse face à l’investissement, et il a été mentionné par Mouna Ben Halima, PDG de l’hôtel El Badira : la lourdeur administrative. “La réforme administrative est la mère des réformes”, a-t-elle souligné.

L’importance du facteur humain

Le rôle économique de l’Etat est, donc, incontestable, et c’est également le cas dans le domaine social. Il doit être capable de soutenir les entreprises et appuyer leur responsabilité sociale. Ainsi, il sera possible de garantir la cohésion sociale. D’après Beverley Schaffer, vice-présidente du Parlement et ancienne Ministre des Opportunités Économiques (Afrique du Sud), les jeunes doivent avoir leur place dans tout ce tissu économique. Ils doivent être socialement intégrés et interconnectés pour pouvoir produire et créer. “Les compétences doivent être développées à travers l’éducation. On ne peut parler de cohésion sociale sans la connectivité. Le secteur privé peut contribuer à l’amélioration de l’éducation”, a-t-elle déclaré.

En d’autres termes, l’accent doit être mis sur le facteur humain. C’est d’ailleurs un point qui a été mentionné par Ghazi Elbiche, patron de l’entreprise Van Laac Tunisie. Au sein de sa société, il a adopté une approche très humaine consistant à “prendre soin” des salariés. “Il faut donner du sens, du bien-être et du sourire. Nous devons reconsidérer nos devoirs envers nos propre salariés et notre pays”, a-t-il déclaré. Et les résultats étaient visibles : baisse significative de l’absentéisme et hausse de la productivité.

La première journée des Journées de l’Entreprise a été très riche en débats et en enseignements. Il est clair que l’Etat, dans ce contexte de crise, a un rôle capital à remplir. Reste à savoir quelle sera la formule à adopter. Des échanges riches ont marqué cette première journée. Les panels de clôture, axés sur la crise technologique et la crise des valeurs s’annoncent tout aussi enrichissants.

Tags: alex tsiprasentreprendreFeaturedIaceInvestissementjournées de l'entreprise 2019Youssef Chahed
Dorra Rezgui

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