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		<title>Sous le capot africain: comment notre continent construit sa future automobile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 09:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique ne se contente plus d’être un simple terrain d’assemblage pour les géants mondiaux. Le continent ambitionne de bâtir une véritable industrie intégrée. Fait d’évidence: la Zlecaf amorce cette dynamique. Dans ce cadre, l’automobile figure parmi les secteurs industriels prioritaires. Elle est classée aux côtés des produits pharmaceutiques, du transport, de la logistique et de [&#8230;]</p>
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<p><em><span style="font-weight: 400;">L’Afrique ne se contente plus d’être un simple terrain d’assemblage pour les géants mondiaux. Le continent ambitionne de bâtir une véritable industrie intégrée.</span></em></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fait d’évidence: la Zlecaf amorce cette dynamique. Dans ce cadre, l’automobile figure parmi les secteurs industriels prioritaires. Elle est classée aux côtés des produits pharmaceutiques, du transport, de la logistique et de l’agro-industrie. Au cœur de cette transformation, un acteur joue un rôle central: l’Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM). Les années 2025 et 2026 marquent une phase de transformation majeure. Les échanges intergouvernementaux autour des règles d’origine de la Zlecaf se sont intensifiés. Cette dynamique a notamment permis l’approbation de règles spécifiques au secteur automobile, une avancée portée avec détermination par Victoria Backhaus-Jerling. En partenariat avec Afreximbank et le secrétariat de la Zlecaf, l’organisation met en place plusieurs programmes de formation. Parmi eux figure l’Automotive Executive Short Course, dont la deuxième édition a été lancée en juin 2026 au Ghana à destination des cadres du secteur, pour une durée de huit semaines.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">GIZ-AAAM-TAA, un laboratoire de coopération industrielle</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Puis arrive un autre signal fort! L’ouverture du bureau Afrique du Nord de l’AAAM à Tunis en avril 2025.  Au-delà de sa vocation régionale, le bureau AAAM Afrique du Nord à Tunis constitue une plateforme stratégique de connexion entre les écosystèmes automobiles d’Afrique du Nord, de l’Est, de l’Ouest et d’Afrique australe. Il contribue à accélérer l’intégration des chaînes de valeur africaines, la coopération industrielle, le dialogue public-privé et la facilitation des investissements à l’échelle continentale. Les opérations et les initiatives de l’AAAM en Afrique du Nord sont pilotées par Akrem Saadaoui, chef de projet pour la région. Sa mission? Akrem Saadaoui fait le lien entre industriels, investisseurs et institutions pour faire avancer des projets capables de renforcer l’écosystème automobile nord-africain.  En outre, le bureau s’inscrit dans un dispositif plus large où l’AAAM travaille main dans la main avec la GIZ Tunisie et la Tunisian Automotive Association. Un trio qui crée quelque chose de nouveau sur le terrain: un espace où le public, le privé et les partenaires techniques se parlent en continu. Petit à petit, les expériences nationales ne restent plus enfermées à l’intérieur des frontières. Plusieurs coopérations s’étendent entre la Tunisie, le Kenya, l’Ouganda, l’Algérie ou encore le Sénégal. Une logique s’installe, celle d’un apprentissage collectif. Comme si l’Afrique automobile était en train de tester, pays après pays, les conditions réelles de sa propre intégration industrielle. C’est exactement ce fil rouge qu’on retrouve au Forum FITA. Autour de la table, l’AAAM North Africa et la TAA réunissent plusieurs acteurs du continent pour parler composants, chaînes de valeur et intégration. L’Afrique n’est pas en train de partir de zéro. Elle dispose déjà de bases industrielles solides.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Le marché africain est-il encore mal perçu?</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le vrai sujet n’est plus de savoir si elle peut produire. Il est plutôt de savoir comment elle transforme ces capacités dispersées en un système continental cohérent. À dire vrai, ce qui freine encore l’essor de l’industrie automobile africaine n’est pas toujours là où on l’attend. Pour Ahmed Fikry Abdel Wahab, vice-président de l’AAAM pour l’Afrique du Nord, tout commence par une erreur de lecture du continent. Trop souvent, les investisseurs abordent l’Afrique comme un ensemble homogène, comme si le risque y était identique d’un pays à l’autre. C’est ce qu’il appelle “the aggregation fallacy”. Dans cette grille de lecture, le Maroc, l’Égypte ou l’Afrique du Sud se retrouvent noyés dans une moyenne continentale, souvent traduite par une “Africa risk premium” appliquée de manière uniforme. Et cette nuance change tout au moment de décider d’investir ou non. Très vite, un deuxième décalage apparaît, celui des compétences. Sur le papier, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le Maroc forme chaque année près de 19000 ingénieurs, dont plus de 40% de femmes. L’Afrique du Sud s’appuie sur un siècle d’expérience industrielle et des écosystèmes de fournisseurs déjà structurés. L’Égypte, elle, dispose d’un vivier technique dense et en croissance. Pourtant, dans beaucoup de projets, une même hypothèse revient encore: celle d’une expertise qui devrait être importée. «The perception lags reality by roughly a decade», résume Ahmed Fikry Abdel Wahab. Une phrase qui dit tout du décalage entre ce que le continent est devenu et la manière dont il est encore perçu. Certes, des fragilités subsistent, notamment sur les nouvelles compétences liées aux chaînes de traction des véhicules électriques (EV powertrains), à la chimie des batteries ou encore aux véhicules définis par logiciel (software-defined vehicles). Mais pour lui, c’est précisément là que se joue désormais la bataille industrielle. Et c’est aussi pour cela que l’AAAM, avec Afreximbank et plusieurs partenaires internationaux, accélère ses programmes dédiés à la fabrication  avancée et au développement des compétences en mobilité. Le troisième biais tient à la manière dont le marché africain est perçu, pays par pays. Les investisseurs observent les volumes actuels, les jugent insuffisants et passent à autre chose. Pourtant, cette photo instantanée ne reflète en rien la trajectoire en cours. Ce que Ahmed Fikry Abdel Wahab pointe ici, ce n’est pas une illusion de marché africain déjà unifié, mais une sous-estimation de sa construction en cours. Et donc de sa valeur future. </span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">De l’analyse à l’ingénierie</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans cette logique, l’AAAM ne se contente plus d’un rôle de plaidoyer. L’association travaille désormais sur des données opérationnelles pays par pays, en analysant les conditions concrètes de production et d’investissement. Des travaux récents en Tanzanie ont, par exemple, permis d’identifier les prérequis nécessaires à l’émergence d’une industrie locale d’assemblage. Cette approche s’accompagne de partenariats structurants, notamment avec Afreximbank, renforcés lors de l’IATF 2025 en Algérie autour du financement des chaînes de valeur régionales et de la consolidation des capacités de formulation des politiques publiques. Une logique qui vise à réduire l’écart entre ambition industrielle et réalité de financement. Mais c’est sans doute sur un point précis que le raisonnement du vice-président de l’AAAM pour l’Afrique du Nord devient le plus tranchant. Lorsqu’on lui demande quelle mesure pourrait le plus fortement accélérer l’industrialisation automobile en Afrique, sa réponse est directe, presque contre-intuitive. Il évoque la nécessité d’une coordination des politiques publiques sur les importations de véhicules d’occasion, mise en œuvre progressivement à l’échelle du continent. Le constat repose sur une corrélation qu’il juge difficile à ignorer. Les économies qui ont réussi à structurer une industrie automobile significative sont aussi celles qui ont encadré ce marché. Le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Égypte ou encore l’Algérie partagent ainsi un même point commun: tous ont mis en place des politiques limitant, à des degrés divers, l’importation de véhicules d’occasion. Et tous disposent aujourd’hui d’une base industrielle plus avancée que les pays où ce marché reste totalement ouvert. Le mécanisme, explique-t-il, est d’abord une question de taille critique. Une usine d’assemblage automobile n’atteint son équilibre économique qu’à partir de 200 000 à 300 000 unités par an. «Tant que le marché est saturé de voitures d’occasion, en “fin de cycle de vie”, venus d’Europe ou du Japon, la demande pour les nouveaux véhicules reste faible pour franchir ce seuil critique», précise-t-il. Par ailleurs, Ahmed Fikry Abdel Wahab reconnaît aussi qu’une telle restriction brutale aurait des conséquences sociales. C’est pourquoi il défend une approche progressive, combinant plusieurs leviers. Un “Afreximbank-backed consumer finance mechanism”, des “entry-level vehicle programmes” adaptés au pouvoir d’achat local et surtout une transition étalée sur 4 à 5 ans, car au fond, rappelle-t-il, les règles d’origine et les politiques du contenu local ne peuvent produire leurs effets que si le marché atteint une taille critique. Et c’est peut-être là que se joue l’essentiel. Non pas dans la règle elle-même, mais dans les conditions qui rendent cette règle économiquement possible. Pour sa part, Ibrahim Debache, vice-président de l’AHK, président de la Chambre des concessionnaires et fabricants automobiles et expert en stratégie internationale auprès de la TAA, affirme que la compétitivité africaine dépend également de la capacité du continent à lever certains obstacles réglementaires et opérationnels qui continuent de fragmenter les marchés régionaux. L’harmonisation des normes techniques et la simplification des procédures douanières constituent, selon lui, des leviers essentiels pour accélérer l’intégration régionale. Dans un secteur où les composants franchissent plusieurs frontières avant d’être assemblés, la fluidité des échanges devient un facteur de compétitivité aussi important que les coûts de production eux-mêmes. </span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">La Tunisie, hub industriel de la région</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">L’expérience tunisienne montre justement ce que peut produire un environnement structuré. Pour Felix Sarrazin, chef de projet à la GIZ Tunisie, le pays a progressivement mis en place un modèle assez singulier, mêlant “dialogue public-privé”, structuration de filières et montée en gamme industrielle. Une combinaison qui lui permet aujourd’hui de se positionner en hub régional de l’industrie automobile en Afrique. La Tunisie dispose aussi d’un atout rarement observé à cette échelle sur le continent: l’existence de groupes industriels locaux capables de s’insérer directement dans les chaînes de valeur mondiales. Des entreprises comme “Coficab”, “One Tech” ou “Misfat” en sont l’illustration concrète. Elles montrent qu’à partir de l’Afrique, il est possible de faire émerger des acteurs industriels pleinement intégrés à l’international. Une dynamique qui renforce l’attractivité du pays et, au-delà, contribue à structurer tout l’écosystème régional. Le pays poursuit aussi sa montée en gamme conformément à la Stratégie nationale industrielle et d’innovation à l’horizon 2035. Avec le Pacte pour la compétitivité de l’industrie automobile en Tunisie, élaboré et mis en œuvre sous le patronage du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, avec le soutien de la GIZ et de l’ensemble des acteurs du secteur. L’objectif est de garder une longueur d’avance dans un contexte de transformation technologique rapide. Derrière les grandes orientations, les chantiers sont bien identifiés : formation et montée en compétences, innovation, infrastructures et réglementation, standards ESG et visibilité internationale. Cette dynamique s’incarne déjà dans des initiatives concrètes, comme, à titre d’exemple, la Tunisian Automotive Management Academy, accréditée par l’association allemande VDA, ou encore dans la présence d’acteurs de l’ingénierie qui mobilisent plusieurs centaines d’ingénieurs sur des projets industriels à forte valeur ajoutée. Pour la GIZ, la logique est simple mais structurante, soutenir d’abord les partenaires tunisiens dans le renforcement des bases nationales pour mieux les connecter ensuite aux dynamiques continentales, notamment via l’AAAM. Peu à peu, le débat dépasse d’ailleurs les seuls cadres de politique industrielle. Une idée s’impose en filigrane: l’Afrique ne se contente plus d’attirer des investissements dans l’automobile, elle cherche à monter en puissance, à internaliser les compétences, à développer ses propres capacités d’innovation et à structurer ses chaînes de valeur. Les leviers sont déjà là, population jeune, ressources stratégiques, intégration progressive des marchés, mais ils commencent seulement à s’articuler.</span></p>
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		<title>Voici les 6 entrepreneurs distingués par la ZLECAf dans 5 pays africains</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/voici-les-6-innovations-africaines-primees-par-la-zlecaf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 11:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[AfCFTA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La propriété intellectuelle ne se limite pas à protéger une invention ou une création. Elle peut aussi devenir un outil de développement d’une activité, de valorisation de savoir-faire locaux et, à terme, d’accès à un marché continental. C’est le message qui ressort de la première édition de la Journée africaine de la propriété intellectuelle organisée [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La propriété intellectuelle ne se limite pas à protéger une invention ou une création. Elle peut aussi devenir un outil de développement d’une activité, de valorisation de savoir-faire locaux et, à terme, d’accès à un marché continental. C’est le message qui ressort de la première édition de la Journée africaine de la propriété intellectuelle organisée depuis l’adoption du Protocole de la ZLECAf sur les droits de propriété intellectuelle.</p>
<p class="isSelectedEnd">Réunis le 12 septembre 2026 à Accra, six innovateurs et entrepreneurs africains ont été distingués par le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine dans deux catégories, &#8220;My IP Story&#8221; et le &#8220;SG Prize&#8221;, le Prix du Secrétaire général. Il y a 6 entrepreneurs/innovateurs distingués, issus de 5 pays africains.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans la catégorie &#8220;My IP Story&#8221;, qui met en avant l’utilisation de la propriété intellectuelle dans le développement d’une activité, la médaille d’or a été attribuée à la Nigériane Chioma Rosemary Onyekaba. Autrice, créatrice, éditrice et fondatrice de Beauty &amp; Brains Foundation Printing Press Nigeria, elle s’appuie sur la propriété intellectuelle pour structurer son activité dans les industries créatives et l’édition.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le Ghanéen John Wobil a obtenu la médaille d’argent. Ingénieur et cofondateur de Wobil Technologies Limited, il développe des équipements destinés à l’agriculture, dont une batteuse à riz multi-étages et une vanneuse à grains fonctionnant à l’énergie solaire. Ces équipements sont en instance de brevet, avec une approche centrée sur des solutions conçues localement pour répondre aux besoins du secteur agricole.</p>
<p class="isSelectedEnd">La médaille de bronze est revenue à l’Ougandaise Grace Akatuha, fondatrice et directrice générale de Kikazi Agri-Products Limited. Son entreprise travaille à la transformation de cultures locales, notamment l’éleusine et le manioc, en farines de qualité. Ici, la propriété intellectuelle accompagne la valorisation de matières premières agricoles et de produits issus du patrimoine alimentaire africain.</p>
<p class="isSelectedEnd">La deuxième catégorie, le &#8220;SG Prize&#8221;, s’intéresse à des réalisations utilisant la propriété intellectuelle dans des domaines à fort impact, notamment la santé, l’agriculture, l’énergie et la durabilité. La médaille d’or a été décernée au Béninois Fade Elisee, ingénieur biomédical et directeur général d’UP ELEC SARL. Il a conçu une table chauffante néonatale fabriquée au Bénin, destinée à améliorer la prise en charge des nouveau-nés. L’innovation illustre l’intérêt de développer des équipements médicaux adaptés aux réalités et aux capacités de production locales. Au Cameroun, Theophile Kamgang Nzeuleu, fondateur de Ticket des Jeunes et concepteur de BioGenix, a reçu la médaille d’argent. Ses travaux portent sur des solutions biotechnologiques et agroécologiques destinées à rendre les systèmes agricoles plus durables et plus résilients face aux effets du changement climatique. Le Nigérian Ejikeme Patrick Nwosu complète le palmarès avec une médaille de bronze. Scientifique et fondateur de Lumos Laboratories Nigeria Limited, il détient sept brevets et développe des technologies permettant de transformer des déchets en énergie propre et en produits utiles. </p>
<p class="isSelectedEnd">Derrière ces six parcours, les secteurs sont différents mais la logique économique est assez proche. Une invention agricole, un équipement médical, une technologie énergétique ou encore une création éditoriale ne peut véritablement changer d’échelle que si elle peut être identifiée, protégée et valorisée. C’est précisément sur ce terrain que la propriété intellectuelle prend une dimension commerciale. L’enjeu est d’autant plus important avec la mise en place progressive du marché unique africain. La ZLECAf ne vise pas uniquement à faciliter la circulation des marchandises. Elle cherche aussi à créer un environnement permettant aux entreprises africaines de développer leurs activités au-delà de leur marché national. Pour les innovateurs, la protection des brevets, des créations et des autres actifs immatériels devient donc une question liée à la capacité à commercialiser leurs solutions sur plusieurs marchés.</p>
<p>  </p>
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		<item>
		<title>ZLECAf: quand la Tunisie devient le catalyseur d’une ambition continentale</title>
		<link>https://managers.tn/2026/06/12/zlecaf-quand-la-tunisie-devient-le-catalyseur-dune-ambition-continentale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 18:39:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous le ciel azur de Tunis, les 11 et 12 juin 2026, l’avenir économique de l’Afrique ne se projetait plus au futur, mais s’écrivait au présent. Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a achevé une visite officielle de deux jours marquée par un constat clair. La Tunisie [&#8230;]</p>
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<p data-start="0" data-end="442"><em>Sous le ciel azur de Tunis, les 11 et 12 juin 2026, l’avenir économique de l’Afrique ne se projetait plus au futur, mais s’écrivait au présent. Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a achevé une visite officielle de deux jours marquée par un constat clair. La Tunisie n’est plus seulement un État signataire, mais l’un des acteurs pionniers du marché unique africain.</em></p>
<p data-start="444" data-end="779">Ratifié dès 2020, l’accord de la ZLECAf a rapidement trouvé un écho en Tunisie. Adaptation des listes tarifaires, mise en place d’un comité national de suivi, élaboration d’une stratégie dédiée et participation aux premiers tests commerciaux du continent, le pays a progressivement posé les bases de son intégration au marché africain.</p>
<p data-start="781" data-end="1238">Cette avancée a été mise en avant tout au long de la visite du responsable africain. Au cours de son séjour, Wamkele Mene s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, ainsi qu’avec le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations. Il a également pris la parole à l’Académie diplomatique internationale de Tunis devant des représentants du corps diplomatique africain.</p>
<p data-start="1240" data-end="1621">Une rencontre avec des chefs d’entreprise tunisiens a également permis d’aborder les défis de la prochaine étape. Les échanges ont porté sur les moyens de transformer les avantages prévus par l’accord en courants d’affaires réels. Une conférence de presse a par ailleurs été consacrée à l’état d’avancement de la ZLECAf et aux opportunités qu’elle offre aux opérateurs économiques.</p>
<p data-start="1623" data-end="2070">Les premiers résultats sont déjà visibles. Plus de 300 certificats d’origine ont été délivrés à des entreprises tunisiennes, leur permettant d’accéder aux avantages tarifaires prévus par l’accord. La Tunisie participe également à l’Initiative du commerce guidé, un dispositif destiné à tester les flux commerciaux entre les États membres dans des conditions réelles. Le tourisme figure parmi les secteurs de services considérés comme prioritaires.</p>
<h3 data-section-id="187fimn" data-start="1544" data-end="1590"><span style="color: #993300;"><strong>Un impératif de diversification économique</strong></span></h3>
<p data-start="2072" data-end="2323">Pour les responsables de la ZLECAf, le véritable enjeu se situe désormais sur le terrain économique. Les exportations tunisiennes demeurent largement orientées vers l’Europe, alors que le marché africain offre d’importantes perspectives de croissance. L’industrie des composants automobiles illustre cette réalité. Le secteur compte environ 280 entreprises, emploie près de 120.000 personnes et génère 3,9 milliards d’euros d’exportations principalement destinées au marché européen.</p>
<p data-start="2558" data-end="2893">Face à cette concentration, le marché continental apparaît comme une nouvelle frontière commerciale. La ZLECAf ouvre l’accès à un espace économique de 1,4 milliard de consommateurs. Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), le potentiel tunisien encore inexploité sur les marchés africains dépasse 1,2 milliard de dollars.</p>
<p data-start="2895" data-end="3200">Les perspectives à moyen terme sont également encourageantes. D’après les estimations de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les exportations tunisiennes vers l’Afrique pourraient presque doubler d’ici 2035 si les mécanismes de l’accord sont pleinement appliqués.</p>
<p data-start="3202" data-end="3503">La Tunisie dispose de plusieurs atouts pour tirer parti de cette dynamique. Sa position géographique, son tissu industriel et son savoir-faire dans les activités manufacturières et agroalimentaires lui permettent de renforcer son rôle de trait d’union entre l’Afrique du Nord et le reste du continent.</p>
<h3 data-section-id="cyq1e4" data-start="2531" data-end="2575"><strong><span style="color: #993300;">Les outils d’une intégration commerciale</span></strong></h3>
<p data-start="3505" data-end="4158">Afin d’accompagner cette ouverture, plusieurs outils ont été déployés. Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) facilite les transactions en monnaies africaines et réduit les coûts liés aux paiements transfrontaliers. Un livret tarifaire électronique permet aux entreprises de consulter les avantages douaniers disponibles sur chaque marché. Un mécanisme de signalement des barrières non tarifaires a également été mis en place pour aider les opérateurs à résoudre les obstacles rencontrés dans leurs échanges. Un fonds d’ajustement complète ce dispositif en soutenant les efforts de mise en œuvre et certains projets du secteur privé.</p>
<p data-start="4160" data-end="4424">À l’échelle du continent, la ZLECAf continue de gagner du terrain. L’accord a été signé par 54 des 55 États membres de l’Union africaine et ratifié par 50 pays. Cet espace économique représente un produit intérieur brut combiné estimé à 3.400 milliards de dollars.</p>
<p data-start="4426" data-end="4739">Les 8 protocoles prévus dans le cadre de l’accord ont désormais été adoptés. Ils concernent notamment le commerce des biens et des services, l’investissement, la propriété intellectuelle, la concurrence, le commerce numérique, les questions liées aux femmes et aux jeunes ainsi que le règlement des différends.</p>
<p data-start="4741" data-end="4930">Les échanges commencent également à prendre forme. Plus de 9.000 certificats d’origine ont déjà été émis sur le continent dans le cadre des opérations réalisées sous le régime de la ZLECAf.</p>
<p data-start="4932" data-end="5227">Lors de son intervention, durant la conférence de presse tenu aujourd&#8217;hui, Wamkele Mene a rappelé que l’accord était entré dans une phase concrète. &#8220;La Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une négociation. C’est une réalité opérationnelle et la Tunisie figure parmi les pays qui en font la preuve&#8221;, a-t-il déclaré.</p>
<p data-start="5229" data-end="5459">Wamkele M. a également insisté sur l’objectif final de cette intégration continentale. &#8220;Un accord ne se mesure pas à l’élégance de son texte, mais à la capacité de ses bénéfices à atteindre chacun&#8221;, a-t-il souligné.</p>
<h3 data-start="5229" data-end="5459"><span style="color: #993300;"><strong>L’horizon 2050&#8230;</strong></span></h3>
<p data-start="5461" data-end="5825" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Alors que plusieurs projections placent l’Afrique parmi les principales puissances économiques mondiales à l’horizon 2050, la Tunisie se trouve aujourd’hui face à un défi décisif. Son avance réglementaire est reconnue. Il lui reste désormais à la convertir en succès commerciaux durables et en nouvelles opportunités pour ses entreprises sur le continent africain.</p>
<p data-start="254" data-end="665">Selon des informations obtenues par <em data-start="290" data-end="300">Managers</em>, la Tunisie pourrait accueillir la prochaine édition de Biashara Afrika, l&#8217;une des principales plateformes continentales dédiées à la promotion du commerce et des investissements dans le cadre de la ZLECAf. Le projet est actuellement à l&#8217;étude et s&#8217;inscrit dans la volonté de renforcer le positionnement du pays comme porte d&#8217;entrée vers les marchés africains.</p>
<p data-start="670" data-end="1084"><em data-start="670" data-end="680">Managers</em> a également appris qu&#8217;une plateforme digitale est en cours de développement afin de faciliter l&#8217;application et l&#8217;appropriation de l&#8217;accord par les différents acteurs concernés. Cet outil vise notamment à accompagner les entreprises privées dans la compréhension des mécanismes de la ZLECAf, l&#8217;accès aux informations réglementaires, programmes, formations et l&#8217;identification des opportunités offertes par le marché continental.</p>
<p data-start="1089" data-end="1321">Cette initiative s&#8217;inscrit dans les objectifs de l&#8217;Agenda 2063 de l&#8217;Union africaine, qui place l&#8217;intégration économique, le développement du commerce intra-africain et la création d&#8217;un marché commun parmi les priorités du continent.</p>
<p data-start="1089" data-end="1321"><span style="color: #993300;"><strong><em>Lire aussi:</em></strong></span></p>







<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-managers wp-block-embed-managers"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q181BAnx5U"><a href="https://managers.tn/2026/05/18/biashara-afrika-2026-le-secretaire-general-de-la-zlecaf-annonce-une-hausse-du-commerce-intra-africain-a-230-milliards-de-dollars-dici-2027/">Biashara Afrika 2026: le secrétaire général de la ZLECAf annonce une hausse du commerce intra-africain à 230 milliards de dollars d’ici 2027</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Biashara Afrika 2026: le secrétaire général de la ZLECAf annonce une hausse du commerce intra-africain à 230 milliards de dollars d’ici 2027 » &#8212; Managers" src="https://managers.tn/2026/05/18/biashara-afrika-2026-le-secretaire-general-de-la-zlecaf-annonce-une-hausse-du-commerce-intra-africain-a-230-milliards-de-dollars-dici-2027/embed/#?secret=gDhxdqMKaP#?secret=Q181BAnx5U" data-secret="Q181BAnx5U" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><em><span style="color: #993300;"><strong>Lire aussi: </strong></span></em></p>





<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-managers wp-block-embed-managers"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xtfkHSDE5D"><a href="https://managers.tn/2026/05/18/le-togo-annonce-la-suppression-du-visa-pour-les-citoyens-africains-lors-de-biashara-afrika-2026/">Le Togo annonce la suppression du visa pour les citoyens africains lors de Biashara Afrika 2026</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Togo annonce la suppression du visa pour les citoyens africains lors de Biashara Afrika 2026 » &#8212; Managers" src="https://managers.tn/2026/05/18/le-togo-annonce-la-suppression-du-visa-pour-les-citoyens-africains-lors-de-biashara-afrika-2026/embed/#?secret=nIywZyArIP#?secret=xtfkHSDE5D" data-secret="xtfkHSDE5D" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/06/12/zlecaf-quand-la-tunisie-devient-le-catalyseur-dune-ambition-continentale/">ZLECAf: quand la Tunisie devient le catalyseur d’une ambition continentale</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>ZLECAf: la Tunisie et le Secrétariat général s’accordent sur un plan d’action conjoint</title>
		<link>https://managers.tn/2026/06/12/zlecaf-la-tunisie-et-le-secretariat-general-saccordent-sur-un-plan-daction-conjoint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 07:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[AfCFTA]]></category>
		<category><![CDATA[AfCFTA AGREEMENT]]></category>
		<category><![CDATA[de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre des Affaires Etrangères]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entend accélérer son intégration au sein du marché unique africain, à l’heure où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase opérationnelle. Cette orientation a été au centre des échanges tenus à Tunis lors de la visite du secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, du 10 au 13 juin [&#8230;]</p>
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<figure id="attachment_118394" aria-describedby="caption-attachment-118394" style="width: 2048px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-118394" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n.jpg" alt="" width="2048" height="1365" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n.jpg 2048w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n-300x200.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n-1024x683.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n-768x512.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n-1536x1024.jpg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n-750x500.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/06/720950343_1467872655383351_2235352546150319779_n-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-118394" class="wp-caption-text"><em>Source: MAE</em></figcaption></figure>





<p><span style="font-weight: 400;">La Tunisie entend accélérer son intégration au sein du marché unique africain, à l’heure où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase opérationnelle. Cette orientation a été au centre des échanges tenus à Tunis lors de la visite du secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, du 10 au 13 juin 2026.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Reçu jeudi par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le responsable africain a pris part à une séance de travail consacrée à l’avancement de la mise en œuvre de l’accord continental et aux perspectives de coopération avec la Tunisie. </span><span style="font-weight: 400;">À l’issue des discussions, les deux parties ont convenu de l’élaboration d’un plan d’action conjoint. Celui-ci devra identifier les priorités de coopération pour les prochaines années et renforcer le suivi des projets liés à l’intégration économique africaine.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette initiative intervient dans un contexte où la ZLECAf cherche à passer du cadre juridique à une mise en œuvre effective. L’accord, opérationnel depuis 2021, constitue l’un des projets d’intégration les plus ambitieux au monde, avec un marché de près de 1,3 milliard de consommateurs et un produit intérieur brut cumulé estimé à plus de 3.400 milliards de dollars.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré ce potentiel, les échanges intra-africains restent en deçà de leur niveau attendu. Les coûts logistiques élevés, les barrières non tarifaires et les contraintes de connectivité continuent de freiner la circulation des biens et des services à l’échelle du continent.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la seule ouverture commerciale. Le pays cherche à se positionner comme plateforme régionale de services, de logistique et d’investissement entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, en s’appuyant sur ses infrastructures portuaires et ses réseaux économiques existants.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les discussions ont également porté sur les projets de corridors logistiques africains et sur la nécessité de renforcer la coordination entre le Secrétariat général de la ZLECAf et les institutions spécialisées basées en Tunisie. Objectif? Soutenir l’émergence de chaînes de valeur continentales plus intégrées et renforcer la compétitivité des économies africaines.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Wamkele Mene a salué l’engagement de la Tunisie dans le processus de mise en œuvre de la ZLECAf, rappelant que le pays figure parmi les premiers États africains à avoir signé et ratifié l’accord.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La visite a également mis en lumière les enjeux liés à l’inclusion économique des femmes et des jeunes, notamment à travers l’entrepreneuriat et le commerce transfrontalier.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En marge de son déplacement, le secrétaire général de la ZLECAf s’est rendu à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, où il a présenté les avancées du projet continental, ses défis et ses perspectives en matière d’investissement et de commerce en Afrique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette séquence diplomatique intervient à quelques semaines du Forum de l’investissement de Tunis, prévu les 25 et 26 juin 2026, qui devrait accorder une place centrale aux enjeux d’intégration africaine.</span></p>
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		<title>AfCFTA: la concurrence au cœur de l’intégration des marchés africains</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/21/afcfta-la-concurrence-au-coeur-de-lintegration-des-marches-africains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 18:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Adil Bajja]]></category>
		<category><![CDATA[African market]]></category>
		<category><![CDATA[Biashara Afrika]]></category>
		<category><![CDATA[commerce inter-africain]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) poursuit sa montée en puissance, le Maroc défend une vision particulière de l’intégration économique africaine: celle d’un commerce ouvert, mais encadré par des règles strictes garantissant une concurrence loyale.  En effet, la réussite du marché unique africain ne dépend pas uniquement de la suppression des barrières [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) poursuit sa montée en puissance, le Maroc défend une vision particulière de l’intégration économique africaine: celle d’un commerce ouvert, mais encadré par des règles strictes garantissant une concurrence loyale. </p>
<p class="isSelectedEnd">En effet, la réussite du marché unique africain ne dépend pas uniquement de la suppression des barrières douanières. Elle repose également sur la capacité des États à instaurer des mécanismes de régulation efficaces afin de protéger les consommateurs, prévenir les pratiques anticoncurrentielles et favoriser un environnement attractif pour les investissements. C&#8217;est le but recherché par la Conférence inaugurale sur la politique et le droit de la concurrence dans le cadre de l’AfCFTA, placée sous le thème &#8220;Harnessing Competition as a Catalyst for African Market Integration&#8221;, qui a eu lieu en marge de la <span style="font-weight: 400;">troisième édition de Biashara Afrika.</span></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: left;">Dans une interview accordée à Managers, Adil Bajja, directeur de la Concurrence, des prix et de la compensation au ministère marocain de l’Économie et des Finances, a souligné que la liberté des échanges sur le continent devait s’accompagner de garde-fous. Selon lui, l’ouverture des marchés ne peut produire ses effets positifs que si elle est associée à des règles permettant d’éviter le dumping, les abus de position dominante ou encore les concentrations excessives susceptibles de pénaliser les citoyens.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-117749 alignright" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/Adil-Bajja-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/Adil-Bajja-300x300.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/Adil-Bajja-150x150.jpg 150w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/Adil-Bajja-250x250.jpg 250w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/Adil-Bajja-75x75.jpg 75w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/Adil-Bajja.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="isSelectedEnd">Cette approche s’appuie sur un arsenal juridique renforcé, modernisé en 2023, ainsi que sur le rôle central du Conseil de la concurrence, institution constitutionnelle chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés. Doté de pouvoirs élargis, l’organisme peut notamment s’appuyer sur les services de police judiciaire pour mener ses investigations et faire respecter les règles de concurrence. L’efficacité de ce dispositif a été illustrée récemment par une décision marquante: &#8220;une sanction de 1,7 milliard de dirhams infligée à 9 sociétés opérant dans le secteur pétrolier pour entente sur les prix&#8221;.</p>
<p class="isSelectedEnd">Au-delà de la régulation nationale, il estime que l’un des principaux défis de la ZLECAf demeure l’harmonisation des réglementations entre les pays africains. Une meilleure convergence des normes et des cadres juridiques est considérée comme essentielle pour offrir davantage de visibilité aux investisseurs et fluidifier les échanges commerciaux à l’échelle continentale.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ce cadre institutionnel accompagne également l’expansion des grandes entreprises marocaines en Afrique. Il a rappelé que plusieurs groupes nationaux ont réussi à étendre leur présence en Afrique au cours des dernières années, à l&#8217;image de Maroc Telecom, de l&#8217;Office chérifien des phosphates (OCP) ou encore des grands groupes bancaires marocains. On peut citer à titre d&#8217;exemple, Attijari bank. Selon lui, cette dynamique illustre l&#8217;importance d&#8217;un environnement concurrentiel stable et prévisible pour accompagner l&#8217;expansion des entreprises et soutenir l&#8217;intégration économique africaine.</p>
<p data-start="1495" data-end="1906">En marge de la Conférence, le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a annoncé que les ministres africains du Commerce se réuniront en juin afin de désigner le Nigeria à la présidence du Conseil des ministres de l&#8217;accord. Cet organe, chargé de superviser la mise en œuvre de la ZLECAf, réunit les ministres du Commerce des États membres et joue un rôle central dans l&#8217;avancement de l&#8217;intégration économique du continent.</p>
<p data-start="1495" data-end="1906"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-117750 alignleft" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-300x200.jpeg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-1024x683.jpeg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-768x512.jpeg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-1536x1024.jpeg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-750x500.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE-1140x760.jpeg 1140w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/W-MENE.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="isSelectedEnd">Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large visant à accélérer la mise en œuvre de l’accord continental. L’objectif fixé par les dirigeants africains est particulièrement ambitieux: parvenir à la suppression progressive des droits de douane sur l’ensemble des produits africains d’ici à 2030. &#8220;D’ici 2030, l’Afrique doit commercer tous ses produits sans droits de douane&#8221;, a rappelé Wamkele Mene, en référence aux orientations adoptées lors du dernier sommet de l’Union africaine (UA).</p>
<p>Pour le continent, l’enjeu est de taille! Transformer la ZLECAf en un véritable moteur de croissance, d’industrialisation et d’intégration économique, capable de renforcer les échanges intra-africains et de positionner l’Afrique comme un acteur majeur du commerce mondial.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/21/afcfta-la-concurrence-au-coeur-de-lintegration-des-marches-africains/">AfCFTA: la concurrence au cœur de l’intégration des marchés africains</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<item>
		<title>Biashara Afrika 2026-ZLECAf: plus de 3 000 acteurs mobilisés pour l’intégration africaine</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/20/biashara-afrika-2026-zlecaf-plus-de-3-000-acteurs-mobilises-pour-lintegration-africaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 18:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[AGL]]></category>
		<category><![CDATA[Biashara Afrika]]></category>
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		<category><![CDATA[commerce inter-africain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Forum d’affaires Biashara Afrika 2026 s’est achevé le 20 mai à Lomé, après trois jours de rencontres consacrées au commerce, à l’investissement et à l’intégration économique du continent africain. Organisé par le gouvernement togolais et le Secrétariat de la ZLECAf, l’événement s’est inscrit sous le thème de la transformation économique de l’Afrique à travers [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/20/biashara-afrika-2026-zlecaf-plus-de-3-000-acteurs-mobilises-pour-lintegration-africaine/">Biashara Afrika 2026-ZLECAf: plus de 3 000 acteurs mobilisés pour l’intégration africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p data-start="252" data-end="675">Le Forum d’affaires Biashara Afrika 2026 s’est achevé le 20 mai à Lomé, après trois jours de rencontres consacrées au commerce, à l’investissement et à l’intégration économique du continent africain. Organisé par le gouvernement togolais et le Secrétariat de la ZLECAf, l’événement s’est inscrit sous le thème de la transformation économique de l’Afrique à travers la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale.</p>
<p data-start="677" data-end="997">Cette édition a réuni une importante diversité d’acteurs économiques. Plus de 3 000 participants, issus de 48 pays, ont pris part aux travaux. Le salon a également rassemblé plus de 700 exposants, avec une forte présence d’entreprises locales et internationales, traduite par 197 stands nationaux et 97 stands étrangers.</p>
<p data-start="999" data-end="1329">Pour les organisateurs, cette mobilisation confirme l’intérêt croissant des opérateurs économiques pour les opportunités offertes par l’intégration africaine. Les échanges ont porté sur les perspectives de développement du commerce intra-africain, les mécanismes d’investissement et les défis liés à la mise en œuvre de la ZLECAf.</p>
<p data-start="1331" data-end="1601">Au total, quinze panels thématiques et cinq événements parallèles ont rythmé les travaux. Les discussions ont mis en avant la nécessité de renforcer la coopération entre États africains et d’harmoniser les cadres commerciaux pour faciliter les échanges sur le continent.</p>
<p data-start="1603" data-end="2002">Plusieurs accords de partenariat ont été conclus en marge du forum. Ils impliquent notamment le Secrétariat de la ZLECAf, l’ITC, AGL, Rendeavour ainsi que le groupe Ecobank. D’autres collaborations ont également été établies avec des institutions comme la CCI-Togo et la FEWACCI. Ces initiatives visent à renforcer les liens entre acteurs publics et privés dans la dynamique d’intégration régionale.</p>
<p data-start="2004" data-end="2401">Présent à la conférence de presse, le ministre de l’Économie et du Suivi stratégique du Togo, Badanam Patoki, a salué le déroulement du forum. Il a souligné la qualité des échanges et l’intérêt des partenariats noués entre opérateurs économiques venus de différents horizons. Selon lui, cette édition a permis de renforcer la coopération économique et de mettre en lumière le potentiel du continent africain.</p>
<p data-start="2403" data-end="2760">De son côté, le secrétaire général de la ZLECAf, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Wamkele Mene</span></span>, a salué l’organisation de l’événement et la participation des acteurs économiques. Il a rappelé que le commerce intra-africain reste encore limité, autour de 15 % des échanges du continent, et a appelé les États à accélérer la mise en œuvre de la zone de libre-échange.</p>
<p data-start="2762" data-end="3050">Selon lui, l’Afrique dispose pourtant d’un potentiel considérable, avec un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs et un PIB combiné estimé à plus de 3 400 milliards de dollars. Pour lui, seule une intégration plus poussée permettra de transformer ces atouts en croissance réelle.</p>
<p data-start="3052" data-end="3368">L’événement a également été marqué par une annonce symbolique : l’introduction d’une politique d’exemption de visa pour les citoyens africains dans le pays hôte. Une mesure saluée par <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Wamkele Mene</span></span>, qui y voit un signal fort en faveur de la libre circulation et de l’intégration continentale.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/20/biashara-afrika-2026-zlecaf-plus-de-3-000-acteurs-mobilises-pour-lintegration-africaine/">Biashara Afrika 2026-ZLECAf: plus de 3 000 acteurs mobilisés pour l’intégration africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>AfCFTA:  vers un cadre commun de concurrence pour l’intégration des marchés africains</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/19/afcfta-vers-un-cadre-commun-de-concurrence-pour-lintegration-des-marches-africains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 14:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[AfCFTA]]></category>
		<category><![CDATA[Competition]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La conférence inaugurale sur la politique et le droit de la concurrence dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), tenue sous le thème &#8220;Harnessing Competition as a Catalyst for African Market Integration&#8221;, a réuni responsables africains et partenaires internationaux autour des enjeux de l’intégration économique du continent. Le ministre de l’Économie [&#8230;]</p>
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<p data-start="105" data-end="467">La conférence inaugurale sur la politique et le droit de la concurrence dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), tenue sous le thème &#8220;<em data-start="272" data-end="345">Harnessing Competition as a Catalyst for African Market Integration&#8221;</em>, a réuni responsables africains et partenaires internationaux autour des enjeux de l’intégration économique du continent.</p>
<figure id="attachment_117759" aria-describedby="caption-attachment-117759" style="width: 750px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-jnews-750x536 wp-image-117759" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-02.08.57-750x536.jpeg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-02.08.57-750x536.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-02.08.57-120x86.jpeg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-02.08.57-350x250.jpeg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-30-at-02.08.57-1140x815.jpeg 1140w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption id="caption-attachment-117759" class="wp-caption-text"><em>Source: AfCFTA secretariat</em></figcaption></figure>
<p data-start="469" data-end="956">Le ministre de l’Économie et du Suivi stratégique du Togo, Badanam Patoki, a indiqué que son pays figure parmi les premiers en Afrique à avoir mis en œuvre l’AfCFTA en 2025. Il a annoncé une révision en cours de la législation nationale sur la concurrence afin de l’aligner sur les standards régionaux et internationaux. Selon lui, ce cadre est indispensable pour garantir que l’ouverture des marchés profite aux citoyens et ne soit pas fragilisée par des pratiques anticoncurrentielles.</p>
<p data-start="958" data-end="1277">Le secrétaire général de la ZLECAf, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Wamkele Mene</span></span>, a souligné que la concurrence est un pilier central de l’intégration économique africaine. Il a insisté sur le fait que la libéralisation des échanges, sans règles de concurrence équitables, reste insuffisante pour construire un marché intégré. Pour la même occasion, il a rappelé que le protocole sur la concurrence est le résultat de longues négociations. Les États membres ont ainsi reconnu la nécessité d’aller au-delà de la seule réduction des droits de douane pour encadrer le fonctionnement des marchés.</p>
<p data-start="958" data-end="1277">Pour sa part, le secrétaire général adjoint de l’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)</span></span>, František Růžička, a salué l’exemption de visa annoncée par le Togo, qu’il a comparée à la libre circulation en Europe. Il a estimé que la mobilité favorise la croissance et l’intégration et que l’Afrique pourrait bénéficier de dynamiques similaires. Il a toutefois rappelé que la suppression des barrières tarifaires ne suffit pas. Les économies africaines doivent aussi garantir des marchés ouverts et concurrentiels. Il a également souligné que près d’un quart des pays africains ne disposent pas encore de cadre juridique en matière de concurrence, et que la majorité des autorités existantes sont récentes.</p>
<p data-start="2212" data-end="2480">Le directeur général de l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO, Simeon Koffi, a pour sa part évoqué les principaux défis en citant comme exemple les pratiques anticoncurrentielles transfrontalières, divergences entre les législations nationales et manque de moyens des régulateurs.</p>
<p data-start="2482" data-end="2771">Enfin, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Wamkele Mene</span></span> a insisté sur la complémentarité entre les niveaux national, régional et continental prévue par le protocole. Il a rappelé que l’objectif est de construire un cadre commun de concurrence au service des économies africaines et des consommateurs.</p>
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		<title>Biashara Afrika 2026: Lomé au cœur de l’accélération de l’intégration économique africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 17:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biashara Afrika 2026]]></category>
		<category><![CDATA[commerce intra-africain]]></category>
		<category><![CDATA[Faure Gnassingbé]]></category>
		<category><![CDATA[Lomé]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamadou Issoufou]]></category>
		<category><![CDATA[Plateforme industrielle d’Adétikopé]]></category>
		<category><![CDATA[togo]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs grands rendez-vous économiques sur le continent, dont l’Africa CEO Forum 2026 à Kigali qui a réuni plus de 2 800 participants issus de 77 pays, et la 12ᵉédition du forum pour l’investissement et le commerce tenue le 09 mai 2026 à Alger, l’Afrique enchaîne les espaces de dialogue économique. Cette fois, c’est à [&#8230;]</p>
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<figure id="attachment_117502" aria-describedby="caption-attachment-117502" style="width: 750px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-jnews-750x536 wp-image-117502" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/BIASHARA-AFRIKA-2026-750x536.jpeg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/BIASHARA-AFRIKA-2026-750x536.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/BIASHARA-AFRIKA-2026-120x86.jpeg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/BIASHARA-AFRIKA-2026-350x250.jpeg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/BIASHARA-AFRIKA-2026-1140x815.jpeg 1140w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption id="caption-attachment-117502" class="wp-caption-text"><em>Cérémonie d’ouverture du Biashara Afrika 2026 à Lomé (Togo).</em></figcaption></figure>



<p data-start="232" data-end="540"><em>Après plusieurs grands rendez-vous économiques sur le continent, dont l’Africa CEO Forum 2026 à Kigali qui a réuni plus de 2 800 participants issus de 77 pays, et la 12ᵉédition du forum pour l’investissement et le commerce tenue le 09 mai 2026 à Alger, l’Afrique enchaîne les espaces de dialogue économique.</em></p>
<p data-start="542" data-end="805">Cette fois, c’est à Lomé (Togo) que se tient du 18 au 20 mai 2026 la 3ᵉ édition de Biashara Afrika. Un forum d’affaires continental dédié au commerce, à l’investissement et surtout à l’intégration économique africaine.</p>
<p data-start="807" data-end="1079">L’événement est co-organisé par le gouvernement togolais et la <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)</span></span>. Elle regroupe 55 pays de l’Union africaine et représente un marché de plus de 1,4 milliard de personnes.</p>
<p data-start="621" data-end="989">En ouverture, les organisateurs rappellent l’objectif commun! &#8220;Accélérer le commerce intra-africain et transformer les économies du continent&#8221;. Environ 1 500 participants sont présents à Lomé, entre décideurs publics, investisseurs et chefs d’entreprise. Les échanges portent sur des sujets clés, comme industrialisation, logistique, commerce numérique, et financement du commerce.</p>
<h3 data-section-id="whic7l" data-start="991" data-end="1048"><strong><span style="color: #188045;">Une intégration encore incomplète mais en progression</span></strong></h3>
<p data-start="1050" data-end="1278">La ZLECAf avance, mais lentement. Aujourd’hui, environ 49 pays ont ratifié l’accord. Le continent reste pourtant marqué par une réalité simple! Les échanges entre pays africains ne représentent qu’environ 15 % des exportations.</p>
<p data-start="1280" data-end="1526">Sur place, plusieurs experts insistent sur un point; &#8220;le potentiel existe, mais les barrières restent fortes&#8221;. Coûts de transport élevés, infrastructures insuffisantes et difficultés de financement freinent encore les entreprises, surtout les PME.</p>
<h3 data-section-id="suyrcz" data-start="1528" data-end="1565"><span style="color: #188045;"><strong>Le Togo veut jouer un rôle de hub</strong></span></h3>
<p data-start="1567" data-end="1763">Le président du Conseil du Togo, <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Faure Gnassingbé</span></span>, met en avant l’ambition du pays. Il déclare en substance que le Togo veut devenir un point stratégique du commerce africain. Il insiste sur les atouts du pays, citant le port en eau profonde de Lomé, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires. Pour lui, l’Afrique a tout pour réussir. &#8220;Un grand marché, des ressources, une jeunesse dynamique et un cadre commun avec la ZLECAf&#8221;, souligne-t-il. &#8220;Le problème n’est plus le potentiel, mais l’efficacité des politiques publiques&#8221;, résume-t-il.</p>
<h3 data-section-id="3jlqya" data-start="2158" data-end="2190"><span style="color: #008000;"><strong>Une vision d’unité africaine</strong></span></h3>
<p data-start="2192" data-end="2369">De son côté, l’ancien président nigérien <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mahamadou Issoufou</span></span> défend une vision forte de l’intégration. Il affirme directement: &#8220;Il n’y a pas deux Afriques&#8221;. Selon lui, le continent doit être vu comme une seule entité économique. Il rappelle que la ZLECAf repose sur plusieurs protocoles; commerce des biens et services, investissements, numérique, propriété intellectuelle, et inclusion des femmes et des jeunes. Il appelle les États africains à accélérer la mise en œuvre de ces textes dans leurs lois nationales pour rendre l’accord pleinement opérationnel.</p>
<h3 data-section-id="m6eftm" data-start="2777" data-end="2826"><span style="color: #008000;"><strong>Jeunesse et ressources: deux leviers majeurs</strong></span></h3>
<p data-start="2828" data-end="3055">Issoufou insiste sur deux forces majeures du continent. D’abord la jeunesse, environ 400 millions de personnes âgées de 15 à 35 ans. Il explique que cette génération peut devenir une classe moyenne solide, moteur de croissance. Ensuite, les ressources naturelles. Il parle d’un &#8220;scandale géologique&#8221;, en rappelant que l’Afrique exporte encore beaucoup de matières premières sans transformation. Il donne des exemples concrets:</p>
<ul data-start="3262" data-end="3480">
<li data-section-id="1ysncf0" data-start="3262" data-end="3396">
<p>Le cacao africain représente environ 70 % de la production mondiale, mais une très faible part des revenus reste sur le continent.</p>
</li>
<li data-section-id="pzqp02" data-start="3397" data-end="3480">
<p>Le coton et les minerais stratégiques offrent aussi un fort potentiel industriel.</p>
</li>
</ul>
<h3 data-section-id="1pak21r" data-start="3482" data-end="3521"><span style="color: #008000;"><strong>Industrialisation et grands projets</strong></span></h3>
<p data-start="3523" data-end="3727">Pour lui, l’Afrique doit changer de modèle. Il propose de développer des chaînes de valeur locales à savoir transformer les matières premières sur place, créer des industries et renforcer les échanges régionaux. En outre, il évoque de grands projets d’infrastructures comme les lignes ferroviaires entre capitales africaines, barrages énergétiques, et zones économiques spéciales. Le Togo est cité comme exemple avec la Plateforme industrielle d’Adétikopé. En effet, la Plateforme située à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, constitue un port sec, c’est-à-dire une infrastructure logistique intérieure jouant le rôle d’extension du port maritime. À ce titre, elle traite plus de 300 conteneurs par jour destinés aux pays de l’hinterland, des pays sans accès direct à la mer, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Elle facilite les opérations douanières sur place et contribue ainsi à désengorger le Port autonome de Lomé. Et ce, en proposant des services de soutien aux entreprises, y compris des incitations fiscales, des facilités douanières et un environnement réglementaire favorable pour encourager l’investissement et la croissance des activités industrielles. Grâce à son intégration verticale (contrôle de plusieurs étapes de la chaîne de valeur dans un même système), son régime fiscal incitatif et son guichet administratif unique, elle attire de nombreuses entreprises et favorise la création de chaînes de valeur au service du développement économique du Togo. Pour info, la plateforme est géré par Le groupe indien Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP). Et pour rappel, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) <span style="font-weight: 400;">contribue à hauteur de 20 000 millions FCFA, soit environ 24% du coût total dans ce projet.</span></p>
<h3 data-section-id="16cwdgq" data-start="3963" data-end="4015"><span style="color: #008000;"><strong>Sécurité et financement: conditions de réussite</strong></span></h3>
<p data-start="4017" data-end="4225">Le message est aussi plus préoccupant. L’ancien président alerte sur les défis sécuritaires, notamment le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Il affirme que sans sécurité, il n’y a ni commerce ni développement. Il lance un appel: &#8220;Nous devons faire taire les armes d’ici 2030&#8221;. Sur le plan financier, il estime que l’Afrique aura besoin d’environ 9 000 milliards de dollars pour financer son développement dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Union africaine</span></span>. Il propose la création d’institutions financières africaines fortes, comme une banque centrale continentale ou un fonds monétaire africain.</p>
<h3 data-section-id="1i3i1xz" data-start="4642" data-end="4678"><span style="color: #008000;"><strong>Une dynamique encore à accélérer</strong></span></h3>
<p data-start="4680" data-end="4833">Enfin, les participants reconnaissent que les résultats restent en dessous des attentes. La croissance tourne autour de 4%, loin des objectifs initiaux. Mais le ton reste volontaire. L’idée générale est simple: l’Afrique avance, mais elle doit accélérer. Dans ce contexte, Biashara Afrika 2026 apparaît comme un moment clé. Un espace où les dirigeants répètent le même message! La ZLECAf est une opportunité historique, mais elle doit maintenant devenir concrète.</p>
<p data-start="1280" data-end="1526"> </p>
<h3 data-section-id="whic7l" data-start="991" data-end="1048"> </h3>
<h3 data-section-id="1cojwt6" data-start="1081" data-end="1135"> </h3>
<p data-start="807" data-end="1079"> </p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/18/biashara-afrika-2026-lome-au-coeur-de-lacceleration-de-lintegration-economique-africaine/">Biashara Afrika 2026: Lomé au cœur de l’accélération de l’intégration économique africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Biashara Afrika 2026: le secrétaire général de la ZLECAf annonce une hausse du commerce intra-africain à 230 milliards de dollars d’ici 2027</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/18/biashara-afrika-2026-le-secretaire-general-de-la-zlecaf-annonce-une-hausse-du-commerce-intra-africain-a-230-milliards-de-dollars-dici-2027/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 15:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Biashara Afrika 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Secrétaire général de la ZLECAf]]></category>
		<category><![CDATA[Wamkele Mene]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux premières éditions tenues en Afrique de l’Est, le Forum Biashara Africa change de cap et s’installe pour la première fois en Afrique de l’Ouest. La ville de Lomé, au Togo, accueille ainsi cette troisième édition. Lancé le 18 mai 2026, l’événement fait de la capitale togolaise un véritable point de convergence des ambitions [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/18/biashara-afrika-2026-le-secretaire-general-de-la-zlecaf-annonce-une-hausse-du-commerce-intra-africain-a-230-milliards-de-dollars-dici-2027/">Biashara Afrika 2026: le secrétaire général de la ZLECAf annonce une hausse du commerce intra-africain à 230 milliards de dollars d’ici 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<figure id="attachment_117504" aria-describedby="caption-attachment-117504" style="width: 750px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-jnews-750x536 wp-image-117504" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/702410851_1306981231618019_6166129634109387446_n-750x536.jpg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/702410851_1306981231618019_6166129634109387446_n-750x536.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/702410851_1306981231618019_6166129634109387446_n-120x86.jpg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/702410851_1306981231618019_6166129634109387446_n-350x250.jpg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/702410851_1306981231618019_6166129634109387446_n-1140x815.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption id="caption-attachment-117504" class="wp-caption-text"><em>Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf (AfCFTA).</em></figcaption></figure>



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<p data-start="0" data-end="374" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em>Après deux premières éditions tenues en Afrique de l’Est, le Forum Biashara Africa change de cap et s’installe pour la première fois en Afrique de l’Ouest. La ville de Lomé, au Togo, accueille ainsi cette troisième édition. Lancé le 18 mai 2026, l’événement fait de la capitale togolaise un véritable point de convergence des ambitions d’intégration économique du continent.</em></p>
<p data-start="0" data-end="374" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><span style="font-weight: 400;">Devant un parterre de plus de 1 500 décideurs, S.E. Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf, a dressé un bilan ambitieux et sans concession des progrès réalisés, tout en appelant à une mobilisation générale du secteur privé.</span></p>
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</div>
<p><span style="font-weight: 400;">Accueilli par le président Faure Gnassingbé, Wamkele Mene a tenu à souligner que l&#8217;intégration africaine n&#8217;est plus une simple vision théorique, mais une &#8220;réalité opérationnelle&#8221;.</span><span style="font-weight: 400;"> Avec 50 États parties ayant désormais ratifié l&#8217;Accord, l&#8217;engagement politique atteint un niveau sans précédent sur le continent. </span><span style="font-weight: 400;">Les chiffres parlent d&#8217;eux-mêmes: le commerce intra-africain a atteint 220 milliards de dollars en 2024, soit une progression de 12,5 % en un an, et les projections tablent sur 230 milliards de dollars d&#8217;ici 2027</span><span style="font-weight: 400;">. &#8220;Nos détracteurs nous disaient que l&#8217;Afrique n&#8217;avait pas la détermination nécessaire pour affronter sa fragmentation ; nous leur prouvons le contraire&#8221;, a martelé le Secrétaire général.</span></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">50<span class="ng-star-inserted" data-start-index="187"> </span></span></strong></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><span class="ng-star-inserted" data-start-index="187"> C&#8217;est le nombre d&#8217;États parties ayant </span>ratifié<span class="ng-star-inserted" data-start-index="235"> l&#8217;Accord à ce jour.</span></span></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>26</strong> </span></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><span class="ng-star-inserted" data-start-index="310">C&#8217;est le nombre d&#8217;États parties qui </span>commercent déjà activement<span class="ng-star-inserted" data-start-index="375"> sous les règles préférentielles de la ZLECAf.</span></span></p>
<h3><span style="color: #18965e;"><strong>L&#8217;industrie et le secteur privé au cœur de la stratégie</strong></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le forum de Lomé met l’accent sur une mutation structurelle de l’économie africaine. On observe une hausse significative de la part des produits manufacturés et agroalimentaires dans les échanges, signe d’une sortie progressive de la dépendance aux matières premières</span><span style="font-weight: 400;">. Wamkele Mene a notamment lancé un appel pressant aux constructeurs automobiles (OEM) pour qu&#8217;ils investissent massivement sur le continent, s&#8217;appuyant sur des règles d&#8217;origine désormais robustes pour favoriser la création d&#8217;emplois locaux</span><span style="font-weight: 400;">.</span><span style="font-weight: 400;">Toutefois, le Secrétaire général a rappelé une vérité fondamentale! Si les gouvernements créent le cadre réglementaire, ce sont les entreprises qui font le commerce</span><span style="font-weight: 400;">. C’est pourquoi la ZLECAf multiplie les outils de facilitation:</span></p>
<ul>
<li>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permet de commercer en devises locales</span>.</p>
</li>
<li>
<p>Le Fonds d&#8217;ajustement de la ZLECAf, doté d&#8217;un capital initial d&#8217;un milliard de dollars pour soutenir les acteurs économiques.</p>
</li>
<li>
<p>La numérisation des échanges, avec l&#8217;introduction prochaine du certificat d&#8217;origine électronique. </p>
</li>
</ul>
<p data-start="1150" data-end="1544">Au-delà des discussions, des chiffres montrent que la dynamique commerciale est déjà en marche. En 2025, Le Togo a autorisé 457 produits au total à bénéficier d’un avantage fiscal appelé Taxe Préférentielle Communautaire (TPC). Ces produits sont fabriqués par 65 entreprises togolaises. Parmi ces entreprises, 25 ont effectivement exporté une partie de leurs produits.Et au total, 282 produits ont réellement été exportés grâce à 1 973 certificats d’origine. A dire vrai, ces exportations, destinées notamment au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Bénin, ont généré une valeur cumulée de plus de 37,3 milliards de FCFA. Une illustration concrète des échanges intra-africains en progression, dans l’esprit de la ZLECAf.</p>
<h3><strong><span style="color: #18965e;">Construire une souveraineté </span></strong></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le discours a également pris une dimension géopolitique forte. Dans un contexte de turbulences mondiales et de montée du protectionnisme, Wamkele Mene a déploré l&#8217;affaiblissement du système commercial multilatéral, cédant la place à ce qu&#8217;il qualifie de &#8220;loi de la jungle commerciale&#8221;</span><span style="font-weight: 400;">. </span><span style="font-weight: 400;">Face à ces vents contraires, l&#8217;intégration africaine devient un impératif de survie. &#8220;Ces externalités nous obligent à éliminer notre dépendance excessive à la demande extérieure pour construire notre propre résilience économique et notre souveraineté&#8221;, a-t-il affirmé.</span></p>
<h3><span style="color: #18965e;"><strong>Des défis persistants à relever</strong></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré cet optimisme, le forum n&#8217;ignore pas les obstacles. Les déficits d&#8217;infrastructures, les coûts logistiques élevés et le manque de financements commerciaux pour les PME restent des freins majeurs qu&#8217;il faudra lever pour transformer l&#8217;essai</span><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant trois jours, les discussions à Lomé s&#8217;attacheront à transformer ces défis en opportunités, avec pour horizon ultime l’Agenda 2063 de l’Union africaine: &#8220;une Afrique industrialisée, connectée et prospère&#8221;.</span></p>
<p>À suivre…</p>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-managers wp-block-embed-managers"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mq9cqrqgU1"><a href="https://managers.tn/2026/05/18/le-togo-annonce-la-suppression-du-visa-pour-les-citoyens-africains-lors-de-biashara-afrika-2026/">Le Togo annonce la suppression du visa pour les citoyens africains lors de Biashara Afrika 2026</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Togo annonce la suppression du visa pour les citoyens africains lors de Biashara Afrika 2026 » &#8212; Managers" src="https://managers.tn/2026/05/18/le-togo-annonce-la-suppression-du-visa-pour-les-citoyens-africains-lors-de-biashara-afrika-2026/embed/#?secret=UbOaUNEm6j#?secret=mq9cqrqgU1" data-secret="mq9cqrqgU1" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Un nouveau pays africain dit adieu au visa et rejoint le club des 4</title>
		<link>https://managers.tn/2026/04/07/un-nouveau-pays-africain-dit-adieu-au-visa-et-rejoint-le-club-des-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 13:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[ghana]]></category>
		<category><![CDATA[sans visa]]></category>
		<category><![CDATA[visa]]></category>
		<category><![CDATA[ZLECAf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu’à présent, les Tunisiens doivent obtenir un visa pour entrer au Ghana, aucune exemption n’étant prévue pour eux. Cependant, le pays prépare une nouvelle mesure pour les autres Africains. À compter du 25 mai 2026, tous les ressortissants africains pourront voyager au Ghana sans payer de frais de visa, a annoncé le ministre ghanéen des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu’à présent, les Tunisiens doivent obtenir un visa pour entrer au Ghana, aucune exemption n’étant prévue pour eux. Cependant, le pays prépare une nouvelle mesure pour les autres Africains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À compter du 25 mai 2026, tous les ressortissants africains pourront voyager au Ghana sans payer de frais de visa, a annoncé le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa. Il a précisé que cette gratuité n’assure pas une entrée automatique. Chaque voyageur devra passer par une procédure de demande de visa en ligne, via une plateforme e-Visa dont le lancement est prévu le mois prochain.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Ghana, siège de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), renforce ainsi sa position comme hub africain et facilite la mobilité et les échanges entre les pays du continent.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis 2024, la Tunisie a renforcé ses efforts pour développer ses exportations vers l’Afrique subsaharienne, notamment le Ghana, dans le cadre de missions commerciales et de la mise en œuvre de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf). Grâce à l’application de cet accord, 47 opérations d’exportation ont été réalisées par des entreprises tunisiennes vers des pays tels que le Ghana, le Cameroun, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire et la Guinée équatoriale. Ces échanges couvrent plusieurs secteurs, dont la construction, l’agroalimentaire et l’industrie chimique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, les exportations tunisiennes vers le Ghana ont atteint environ 11,83 millions USD, principalement constituées de sel, chaux, ciment, produits plastiques, huiles végétales et autres produits manufacturés. À l’inverse, les exportations ghanéennes vers la Tunisie sont dominées par le cacao et les produits dérivés, représentant la majeure partie des flux commerciaux entrants.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu’à maintenant, sur les 54 États membres de l’Union africaine, 4 pays africains ont annoncé ou mis en place une exemption totale de visa pour tous les Africains, à savoir Bénin, </span><span style="font-weight: 400;">Gambie, </span><span style="font-weight: 400;">Rwanda et </span><span style="font-weight: 400;">Seychelles. </span><span style="font-weight: 400;">A noter, aussi, que le Kenya a supprimé les visas pour presque tous les Africains (sauf Libye et Somalie).</span></p>
<p> </p>
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