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		<title>Imen Bakhti, fondatrice de La Seine: “Nous plaçons la barre très haut”</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 09:53:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dix ans, La Seine a transformé une niche que l’on disait sans avenir, la pâtisserie sans gluten, sans sucre ou sans lactose, en une affaire de méthode. Sa fondatrice, lauréate du Prix agroalimentaire des Trophées Femmes Entrepreneures de Tunisie 2025, mise désormais sur le B2B inclusif et prépare le passage à l’échelle, de la [&#8230;]</p>
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<p class="p1"><i>En dix ans, La Seine a transformé une niche que l’on disait sans avenir, la pâtisserie sans gluten, sans sucre ou sans lactose, en une affaire de méthode. Sa fondatrice, lauréate du Prix agroalimentaire des Trophées Femmes Entrepreneures de Tunisie 2025, mise désormais sur le B2B inclusif et prépare le passage à l’échelle, de la Tunisie aux marchés africains.</i></p>
<p class="p2">Au bout de chaque buffet, il y a quelqu’un qui ne mange pas. Il se sert un café, sourit devant les plateaux de mignardises et laisse passer son tour. Personne n’y prête attention. Il est cœliaque, diabétique, intolérant au lactose, vegan, ou il a simplement décidé que son corps méritait mieux qu’une viennoiserie industrielle à dix heures du matin. Dans une salle de séminaire, ils sont plus nombreux qu’on ne l’imagine. C’est pour ce convive silencieux, celui que la fête oublie, qu’Imen Bakhti a créé La Seine il y a dix ans. L’idée avait tout d’un pari. Le rayon «sans» se résumait alors, en Tunisie, à quelques produits importés, industriels, chers et rarement bons. Proposer une pâtisserie locale capable de réconcilier gourmandise et contraintes alimentaires relevait, pour beaucoup, de l’oxymore. On le lui a fait savoir. «Le “ça ne va pas marcher”, c’est ce qui m’a toujours motivée», dit-elle aujourd’hui. La spécialité était neuve, la demande existait déjà: elle se cachait dans les habitudes de ceux qui avaient fini par renoncer. Ce qui passait pour une coquetterie de clientèle aisée est devenu une question de santé publique autant que de mode de vie. L’Organisation mondiale de la santé recommande de ramener les sucres libres sous la barre de 10% de l’apport énergétique quotidien. La maladie cœliaque, longtemps sous-diagnostiquée, toucherait environ 1% de la population mondiale. Il faut y ajouter les intolérances, les choix vegan et une génération de consommateurs qui lit une étiquette comme on relit un contrat. Le vocabulaire a changé: on ne parle plus de régime, on parle de choix. Pouvoir décider de ce que l’on mange selon ses besoins, sans en faire une punition, c’est précisément la conviction qui a présidé à la naissance de l’entreprise. «C’était un challenge, une conviction », résume sa fondatrice. Dans la bouche d’Imen Bakhti, pourtant, le mot qui revient le plus souvent, c’est plaisir gustatif. Son métier, tel qu’elle le conçoit, consiste à rendre ce plaisir à ceux qui l’ont perdu, sans leur demander de choisir entre leur santé et la joie d’un dessert partagé. Dans ce métier, pourtant, la bonne intention ne pèse rien sans la rigueur. Un gâteau sans gluten effleuré par une pincée de farine n’est pas un gâteau «presque» sans gluten: c’est un produit dangereux pour celui qui le mange. Ingénieure de formation, passée par le génie biologique, Imen Bakhti a intégré très tôt ce que l’hygiène, les process et la recherche-développement imposent. La Seine s’est dotée de deux unités de production séparées: l’une entièrement dédiée au sans-gluten, l’autre aux recettes contenant des sources de gluten. La frontière est physique, et elle n’est pas négociable. Environ 90% des matières premières sont d’origine locale, et la chaîne entière, du choix des fournisseurs à la livraison, obéit à la même exigence. «Nos produits sont safe, la logistique est sécurisée pour offrir des produits dignes du sans-gluten», insiste-t-elle. La maison pousse la logique jusqu’à communiquer à ses clients et partenaires la liste complète des ingrédients utilisés, et réinjecte leurs retours dans l’évolution de la gamme.</p>
<h3 class="p4">Le B2B, un bien-être<span class="Apple-converted-space"> </span>à partager</h3>
<p class="p2">C’est cette rigueur qui a ouvert à La Seine la porte des entreprises. Début 2017, une première commande B2B, particulièrement technique et entièrement sur mesure, lui donne l’occasion de faire ses preuves en tant que référence dans le savoir-faire diététique. Les demandes n’ont plus cessé depuis: restaurants, hôtels, épiceries fines, ambassades, sociétés savantes et même des pâtisseries traditionnelles qui lui confient certains produits plutôt que de les fabriquer elles-mêmes. Le raisonnement de ces clients est celui de tout gestionnaire face à un risque qu’il ne maîtrise pas: faire ou faire faire. Produire du sans-gluten sécurisé suppose des lignes dédiées, des procédures de nettoyage, une traçabilité fine, bref un savoir-faire que peu d’établissements possèdent. Un hôtel qui improvise le dessert d’un client cœliaque joue sa réputation sur une assiette. Il préfère s’adosser à un spécialiste qui en porte la garantie. L’événementiel d’entreprise pousse la logique plus loin. Un séminaire, un conseil d’administration, une réception de partenaires ou une journée clients sont autant de moments où l’hospitalité dit quelque chose de la maison qui reçoit. Prévoir, à côté des douceurs classiques, une offre sans gluten, sans sucre ajouté ou vegan, c’est rendre visible une attention que les collaborateurs remarquent: personne n’est plus assigné à un dessert pendant que les autres se servent. Pour les partenaires et les invités, le message est celui d’une organisation qui connaît ses convives. Pour l’entreprise cliente, la proposition de valeur se lit à trois niveaux. Elle rend d’abord ses événements réellement inclusifs, puisque chaque convive, quelles que soient ses contraintes, partage le même moment que les autres. Elle envoie ensuite un signal: mettre une offre saine sur la table, c’est dire sans discours que la santé de ceux que l’on reçoit compte, et faire du soin de soi une part de la culture maison. Elle offre enfin un bien-être très concret à ses collaborateurs comme à ses invités. Une pause gourmande qui ne se solde pas par un coup de fatigue une heure plus tard renvoie en réunion des équipes plus disponibles, plus concentrées et, au bout du compte, plus productives. La qualité de vie et le bien-être au travail se jouent aussi dans ces détails, plus sûrement que dans bien des chartes. «Nous sommes flexibles et La Seine s’adapte à ses clients grâce à ses solutions sur mesure», explique Imen Bakhti.</p>
<h3 class="p4">Grandir<span class="Apple-converted-space"> </span>sans rien lâcher</h3>
<p class="p2">La croissance a imposé sa propre discipline. Avec le volume, la gestion du planning, des stocks, des priorités et de la logistique est devenue le nerf de la guerre. «Ce qui a fait toute la différence, c’est le planning, la gestion, les process, la gestion des priorités, la gestion de nos stocks et la logistique», estime la fondatrice. Les points de vente ont été pensés chacun selon sa clientèle, avec une offre et un fonctionnement adaptés. Celui de La Marsa, préparé en pleine crise sanitaire et ouvert en 2022, a été maintenu contre vents et marées, entre inflation et pénuries. L’entreprise a ensuite choisi de bien préparer son expansion pour consolider ses fondations, un réflexe que bien des PME en croissance négligent. La prochaine étape est celle du changement d’échelle. L’unité de production va s’agrandir, les équipes et le réseau de points de vente aussi. En Tunisie, La Seine vise Sousse, Sfax et Bizerte, pour répondre à une demande qui déborde désormais du Grand Tunis. À l’international, des marchés africains sont à l’étude, et les pays du Golfe figurent dans la ligne de mire. Exporter du sans-gluten ne se résume pas à expédier des cartons: emballages, conservation et logistique doivent être repensés, et les recettes ajustées aux attentes de chaque partenaire. «Nous avons placé la barre très haut pour concurrencer les grandes marques, en dépit du fait que nous n’avons pas vraiment de concurrent direct», observe Imen Bakhti. Elle pose toutefois une condition à cette ambition: une production et une distribution restructurées assez solidement, pour ne rien céder sur la sécurité, et des partenaires qui partagent sa vision du sain et sont prêts à s’engager dans la durée. Avec 19 salariés, La Seine veut aussi grandir autrement, en ouvrant davantage ses recrutements aux personnes à mobilité réduite, aux femmes et aux jeunes. Cette démarche s’inscrit pleinement dans notre volonté de contribuer à une économie plus inclusive, fondée sur l’égalité des chances, la diversité et la valorisation des talents. La fondatrice revendique une démarche d’amélioration continue, quitte à ralentir lorsque les standards l’exigent. «Nous sommes très réalistes et nous essayons de nous conformer à des standards très techniques», dit-elle. Dix ans après ses débuts, le convive silencieux du buffet a trouvé une place à table. Reste à en dresser d’autres, à Sfax ou à Bizerte, au sud du Sahara ou sur les rives du Golfe.</p>
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		<title>Télésanté : la Tunisie veut réduire les distances entre le patient et le spécialiste</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/01/telesante-la-tunisie-veut-reduire-les-distances-entre-le-patient-et-le-specialiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 09:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie veut accélérer la transformation numérique de son système de santé en s’appuyant notamment sur la télémédecine, le dossier médical électronique et l’intelligence artificielle. À l’ouverture de TeleHealth Connect 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a placé l’accès aux soins, la protection des données et la souveraineté numérique au cœur de cette [&#8230;]</p>
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<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="90" data-end="456">La Tunisie veut accélérer la transformation numérique de son système de santé en s’appuyant notamment sur la télémédecine, le dossier médical électronique et l’intelligence artificielle. À l’ouverture de TeleHealth Connect 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a placé l’accès aux soins, la protection des données et la souveraineté numérique au cœur de cette évolution.</p>
<p dir="auto" data-start="458" data-end="795">Le ministre a notamment mis en avant le développement du « digital hospital », avec la télé-imagerie, les téléconsultations et le partage à distance de l’expertise médicale. L’objectif est de rapprocher les compétences spécialisées des patients vivant dans les régions éloignées et de renforcer l’appui aux équipes médicales locales. Autre chantier cité : les parcours « Najda », dédiés notamment aux urgences cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Leur logique repose sur une meilleure coordination entre professionnels afin de réduire les délais de prise en charge.</p>
<h3 dir="auto" data-section-id="13eltc8" data-start="1038" data-end="1078">Données de santé et IA sous contrôle</h3>
<p dir="auto" data-start="1080" data-end="1409">Le développement de l’identifiant national de santé et du dossier médical électronique doit également améliorer la continuité des soins. Pour le ministre, l’information médicale doit pouvoir accompagner le patient et fournir au professionnel de santé les éléments nécessaires à une décision plus rapide et mieux informée. Mais cette transformation numérique devra répondre à trois conditions : l’équité, la confiance et la durabilité.</p>
<p dir="auto" data-start="1529" data-end="1814">Le ministre insiste notamment sur le risque de voir la fracture numérique devenir une nouvelle fracture sanitaire. Les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et celles qui maîtrisent peu les outils numériques devront continuer à bénéficier d’un accompagnement humain.</p>
<p dir="auto" data-start="1816" data-end="2058">Sur les données de santé, la position affichée est claire : leur protection doit aller de pair avec le renforcement de la cybersécurité des établissements afin de préserver à la fois la confidentialité des patients et la continuité des soins. Le ministre a également appelé à encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans des conditions réelles, avec supervision humaine, responsabilités clairement définies et respect des droits du patient.</p>
<p dir="auto" data-start="1816" data-end="2058">Le critère de réussite avancé par le ministre reste concret : réduire les délais d’attente, éviter des déplacements, accélérer la prise en charge et mieux soutenir les professionnels de santé.</p>
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		<title>Bâtir une marque industrielle</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/30/batir-une-marque-industrielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 14:23:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Aymen Troudi]]></category>
		<category><![CDATA[Electronics Hub]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a des atouts pour devenir un hub électronique régional. Aymen Troudi, plant general manager de TIS Circuits, dessine les conditions nécessaires pour transformer ce potentiel en une marque industrielle crédible et attractive pour les investisseurs. Dans la compétition pour les investissements industriels, le coût d’implantation ou la proximité géographique ne suffisent plus à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>La Tunisie a des atouts pour devenir un hub électronique régional. Aymen Troudi, plant general manager de TIS Circuits, dessine les conditions nécessaires pour transformer ce potentiel en une marque industrielle crédible et attractive pour les investisseurs.</em></p>



<p class="p2">Dans la compétition pour les investissements industriels, le coût d’implantation ou la proximité géographique ne suffisent plus à faire la différence. Les groupes internationaux recherchent des écosystèmes capables de combiner compétences, infrastructures, fournisseurs, énergie, certifications et capacité d’accompagnement dans la durée. La Tunisie possède déjà plusieurs de ces briques. Son défi consiste désormais à les assembler pour construire une proposition de valeur lisible et différenciante. C’est tout l’enjeu du «Tunis Electronics Hub», une ambition portée par les acteurs du secteur autour d’Elentica. Créé en 2017, le cluster rassemble une partie importante de l’écosystème électronique tunisien et cherche aujourd’hui à structurer une dynamique commune. Pour Aymen Troudi, le concept de «Tunis Electronics Hub» est une ambition à la fois «pertinente» et «réaliste», mais sa concrétisation suppose une vision claire, des actions coordonnées et des investissements capables de renforcer l’ensemble de l’écosystème. La priorité est donc moins de proclamer l’existence d’un hub que d’en construire les attributs: développer les compétences, attirer des investissements à plus forte valeur ajoutée, renforcer les capacités industrielles et améliorer les conditions offertes aux investisseurs.</p>
<h3 class="p4">Construire une marque pays autour de l’électronique</h3>
<p class="p2">L’enjeu dépasse la seule promotion d’une filière. Il s’agit aussi de faire évoluer la perception internationale de la Tunisie. Le pays ne peut plus se présenter uniquement comme une plateforme de production compétitive et proche de l’Europe. Pour gagner en attractivité, il doit démontrer sa capacité à accueillir des activités électroniques plus complexes, à accompagner leur développement et à monter davantage dans les chaînes de valeur technologiques. Construire une marque Tunisie dans l’électronique suppose ainsi de passer d’une addition d’avantages individuels à une promesse collective: celle d’un écosystème compétent, fiable et capable de créer davantage de valeur. C’est à cette condition que le «Tunis Electronics Hub» pourra devenir autre chose qu’un slogan: un véritable argument de compétitivité industrielle.</p>
<h3 class="p4">Le capital humain, premier pilier d’une marque pays crédible</h3>
<p class="p2">Pour Aymen Troudi, l’un des principaux avantages du site tunisien réside dans ses compétences. Il insiste sur la qualité des profils disponibles et cite le cas d’investisseurs ayant constaté la difficulté de retrouver, dans certains pays concurrents, le même vivier de compétences dans l’électronique. Ce constat devrait faire évoluer la manière dont la Tunisie présente son offre industrielle. En communiquant principalement sur le coût de sa main-d’œuvre, le pays risque de réduire son positionnement à celui d’une plateforme de sous-traitance. Or, pour Troudi, l’opportunité réside aussi dans la capacité à attirer des projets à forte valeur ajoutée et à développer de nouvelles compétences technologiques. Mais le capital humain ne suffit pas. Pour devenir une véritable destination industrielle, la Tunisie doit proposer un écosystème complet associant formation, ingénierie, sous-traitance, logistique, certifications et disponibilité énergétique. À ces compétences s’ajoute un autre avantage: la proximité avec l’Europe. Dans un contexte de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et de volonté de réduire certaines dépendances vis-à-vis de l’Asie, Troudi considère la Tunisie comme étant bien positionnée pour bénéficier des dynamiques de reshoring et de rapprochement des capacités de production. La comparaison avec la Chine ne doit donc pas se limiter au coût de la main-d’œuvre. Troudi évoque un écart relativement limité sur certains profils opérationnels, qui peut être compensé par les avantages logistiques. Là où certains approvisionnements asiatiques peuvent nécessiter plusieurs semaines, la proximité avec les marchés européens permet de réduire fortement les délais. Le changement de récit devient alors essentiel: la Tunisie ne doit pas chercher à être la destination la moins chère, mais celle qui combine compétences, proximité, réactivité et capacité à exécuter des projets industriels complexes.</p>
<h3 class="p4">De l’attractivité<span class="Apple-converted-space"> </span>à l’expérience investisseur</h3>
<p class="p2">Une marque industrielle n’est crédible que si la promesse affichée se retrouve sur le terrain. Or, plusieurs fragilités continuent de limiter l’efficacité de l’écosystème. Troudi cite notamment la logistique, les certifications qui restent encore inégalement diffusées dans la filière et surtout la disponibilité énergétique. Pour un industriel, ces dimensions ne sont pas accessoires: elles déterminent directement la capacité d’un site à produire, livrer et se développer. Des compétences reconnues et une situation géographique avantageuse perdent en effet une partie de leur valeur si l’investisseur rencontre ensuite des difficultés pour acheminer ses équipements, répondre à certaines exigences de certification ou sécuriser ses besoins énergétiques. Troudi évoque d’ailleurs le cas d’investisseurs ayant hésité entre la Tunisie et le Maroc. Pour les convaincre, estime-t-il, la promotion ne suffit pas. Il faut être capable de les accueillir, de leur présenter concrètement l’écosystème et de transformer l’intérêt initial en décision d’investissement. Cette logique concerne également le ciblage des IDE. Pour notre interlocuteur, l’intérêt d’un investissement ne se mesure pas uniquement au capital injecté. Il réside aussi dans sa capacité à apporter de nouvelles technologies, à développer les compétences locales et à renforcer le tissu industriel existant. L’exemple de TIS Circuits, filiale du groupe ALL Circuits spécialisée dans la sous-traitance de cartes électroniques, l’illustre. L’entreprise envisage la construction d’une nouvelle usine 5.0, avec un investissement annoncé d’environ 15 millions d’euros. Le projet intervient au sein d’un groupe dont le capital compte des investisseurs chinois, notamment DBG Technology. Pour Troudi, cette présence constitue aussi une opportunité. Il souligne la puissance de l’écosystème industriel chinois, sa capacité d’investissement et les gains de compétitivité obtenus notamment sur les équipements. L’enjeu pour la Tunisie n’est donc pas d’opposer capitaux européens et chinois, mais de savoir tirer parti des différents réseaux industriels internationaux pour accélérer la montée en gamme de son propre écosystème.</p>
<h3 class="p4">Diaspora et spécialisation: élargir les relais<span class="Apple-converted-space"> </span>de la marque Tunisie</h3>
<p class="p2">La construction d’une marque industrielle peut également s’appuyer sur la diaspora tunisienne. Pour Troudi, les compétences établies à l’étranger constituent une ressource encore insuffisamment mobilisée. La première étape consiste à mieux les informer de ce qui existe en Tunisie, à valoriser leurs parcours et à créer des espaces d’échange réguliers. Au-delà des compétences, ces profils disposent de réseaux professionnels et d’une connaissance directe des marchés internationaux. Ils peuvent ainsi devenir des relais de la Tunisie auprès des entreprises et des investisseurs avec lesquels ils travaillent. Mais une marque industrielle forte suppose également une spécialisation technologique plus identifiable. La filière électronique cherche ainsi à élargir son positionnement vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Les semi-conducteurs figurent parmi les pistes évoquées. Des compétences existent, notamment dans la conception et certaines activités de prototypage, mais le passage vers une production plus large supposerait de développer davantage les capacités industrielles. Le datacenter relève de la même logique de montée en gamme. Là encore, Troudi appelle à la prudence: le projet demeure une ambition et sa réalisation dépendra notamment de la capacité énergétique disponible. Ces exemples montrent que la construction d’une marque électronique tunisienne ne peut se limiter à la production existante. Elle suppose de faire émerger progressivement de nouvelles briques technologiques capables de différencier le pays.</p>
<h3 class="p4">Passer<span class="Apple-converted-space"> </span>de l’ambition<span class="Apple-converted-space"> </span>à l’exécution</h3>
<p class="p2">Le Pacte pour la compétitivité à l’horizon 2030 doit fournir un cadre à cette transformation. Selon Troudi, il comprend 32 engagements, dont six portés par les acteurs privés de l’écosystème, avec un objectif de plus de 30 000 emplois à l’horizon 2030. Sa signature constitue une étape importante. Mais le véritable test sera désormais celui de l’exécution. Pour notre interlocuteur, la Tunisie doit mettre en place une gouvernance capable de tracer une trajectoire et de suivre sa mise en œuvre dans la durée. La dynamique engagée autour du Pacte doit se traduire par des actions visibles, aussi bien pour les industriels déjà implantés que pour les investisseurs qui observent le pays depuis l’étranger. Cette présence doit également s’étendre aux marchés internationaux. Troudi plaide pour une diplomatie économique plus active et une présence renforcée des industriels tunisiens dans les salons spécialisés afin de mieux promouvoir les compétences et les capacités de la filière. Au fond, la construction d’une marque tunisienne dans l’électronique repose sur quatre piliers: des compétences reconnues, des infrastructures fiables, des investissements à forte valeur ajoutée et une spécialisation technologique lisible. La Tunisie dispose déjà d’une partie de ces atouts. Son défi est désormais de les transformer en une proposition de valeur cohérente que l’investisseur peut immédiatement comprendre et surtout constater une fois sur le terrain. C’est à cette condition que le «Tunis Electronics Hub» pourra dépasser le stade de l’ambition, car une marque industrielle se construit moins par ce qu’un pays dit de lui-même que par les compétences qu’il développe, les technologies qu’il accueille, les investissements qu’il retient et l’expérience qu’il offre à ceux qui choisissent de s’y implanter.</p>
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		<title>L’Open Innovation ne se décrète pas: elle se construit entre pairs</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/30/lopen-innovation-ne-se-decrete-pas-elle-se-construit-entre-pairs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 06:43:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Mind the bridge]]></category>
		<category><![CDATA[R&D]]></category>
		<category><![CDATA[Venture Capital]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant longtemps, la R&#38;D interne a suffi. Les entreprises investissaient dans leurs propres laboratoires et centres de recherche, développaient leurs technologies en interne et les mettaient sur le marché selon leur propre calendrier. Ce modèle n’a pas disparu. Mais il ne suffit plus.  Les technologies évoluent désormais plus vite qu’une organisation ne peut les suivre [&#8230;]</p>
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<p>Pendant longtemps, la R&amp;D interne a suffi. Les entreprises investissaient dans leurs propres laboratoires et centres de recherche, développaient leurs technologies en interne et les mettaient sur le marché selon leur propre calendrier. Ce modèle n’a pas disparu. Mais il ne suffit plus. </p>
<p>Les technologies évoluent désormais plus vite qu’une organisation ne peut les suivre seule. Les expertises nécessaires sont de plus en plus spécialisées, tandis qu’une grande partie des nouveaux savoirs se crée en dehors des murs de l’entreprise, au sein de startups et de scaleups, de structures d’innovation spécialisées, agiles et connectées aux écosystèmes mondiaux. Collaborer avec ces acteurs n’est donc plus une option. C’est devenu une condition pour rester compétitif.</p>
<p>La plupart des grandes entreprises l’ont compris. Selon notre dernière étude Open Innovation Outlook, plus de quatre entreprises sur dix parmi les leaders de l’innovation corporate prévoyaient d’augmenter leurs budgets consacrés à l’Open Innovation en 2026. Mais investir davantage ne garantit pas, à lui seul, de meilleurs résultats.</p>
<h3><strong><span style="color: #3366ff;">Passer de l’intention à la pratique</span></strong></h3>
<p>Le problème tient rarement à la volonté. Il tient davantage à la méthode. Dans notre travail avec des entreprises en Europe, aux États-Unis et en Asie, les mêmes questions reviennent régulièrement. Par où commencer? Comment identifier les bonnes startups? Comment mener un pilote jusqu’à son adoption réelle, plutôt que de le voir finir dans un tiroir? Comment impliquer les collaborateurs au-delà de la seule équipe innovation? Comment passer d’une succession d’expérimentations isolées à une véritable stratégie?</p>
<p>Il n’existe pas de réponse unique à ces questions. Mais une chose est devenue claire au fil de notre expérience: elles sont plus faciles à résoudre lorsqu’elles sont abordées collectivement, avec des pairs confrontés aux mêmes défis.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123745" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge.png" alt="" width="1506" height="946" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge.png 1506w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge-300x188.png 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge-1024x643.png 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge-768x482.png 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge-750x471.png 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-the-bridge-1140x716.png 1140w" sizes="(max-width: 1506px) 100vw, 1506px" /></p>
<h3><span style="color: #3366ff;"><strong>Un club, pas une formation</strong></span></h3>
<p>C’est précisément l’idée qui est à l’origine de l’Open Innovation Club, un format que Mind the Bridge déploie déjà dans différents écosystèmes, notamment à Tech Barcelona. Le principe est simple: réunir un groupe restreint d’entreprises pour approfondir les pratiques d’Open Innovation, partager leurs expériences et créer des relations durables entre pairs. Nous avons choisi le mot «club» à dessein. Il ne s’agit pas d’une formation classique où un expert parle et où les participants écoutent. C’est un espace d’échange animé, dans lequel les entreprises peuvent parler ouvertement de ce qui a fonctionné, de ce qui n’a pas fonctionné et, surtout, des raisons de ces succès ou de ces échecs.</p>
<p>C’est souvent là que se trouve la valeur la plus importante: dans les conversations entre professionnels qui ont expérimenté, parfois échoué, puis recommencé.</p>
<h3><strong><span style="color: #3366ff;">Un parcours en trois sessions</span></strong></h3>
<p>L’Open Innovation Club arrive aujourd’hui en Tunisie avec le soutien de Terna Innovation Zone Tunis, et s’adresse aux entreprises tunisiennes qui souhaitent structurer ou renforcer leur démarche d’innovation ouverte. Le programme se déroule en trois sessions en présentiel. Chacune suit la même logique: un court cadrage du sujet, un échange ouvert de questions-réponses, puis une table ronde au cours de laquelle les participants peuvent confronter leurs propres expériences et pratiques.</p>
<p>Le parcours est progressif et s’articule autour de quatre grands thèmes:</p>
<p>● Les fondamentaux: comprendre ce qu’est l’Open Innovation, pourquoi elle est devenue stratégique et quels bénéfices une entreprise peut en attendre à court terme.</p>
<p>● Les collaborateurs: favoriser une culture intrapreneuriale et donner aux équipes les moyens de faire émerger et développer leurs idées.</p>
<p>● Les startups: réduire le fossé culturel entre grandes entreprises et jeunes pousses, mais aussi apprendre à devenir un early adopter de leurs technologies, en les testant puis, lorsque cela fonctionne, en devenant leur client.</p>
<p>● Le long terme: explorer les options qui s’offrent aux entreprises souhaitant aller plus loin, des investissements stratégiques aux joint-ventures et aux intégrations ciblées.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123746" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B.png" alt="" width="1392" height="921" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B.png 1392w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B-300x198.png 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B-1024x678.png 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B-768x508.png 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B-750x496.png 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/mind-T-B-1140x754.png 1140w" sizes="(max-width: 1392px) 100vw, 1392px" /></p>
<h3><span style="color: #3366ff;"><strong>Pourquoi la Tunisie?</strong></span></h3>
<p>La Tunisie dispose de plusieurs ingrédients essentiels à l’Open Innovation: des talents qualifiés, un écosystème de startups en développement et des entreprises qui disposent de la taille, de l’expertise sectorielle et de la connaissance du marché nécessaires pour transformer les bonnes idées en impact concret. Ce qui manque parfois, c’est la connexion entre ces différents mondes. Et surtout, une méthode partagée pour faire fonctionner cette collaboration dans la durée. C’est précisément ce que veut contribuer à construire l’Open Innovation Club. L’ambition est avant tout pratique: permettre aux participants de repartir avec un langage commun, des outils concrets, une vision plus claire de la manière dont l’Open Innovation peut s’intégrer à leur propre organisation, mais aussi avec un réseau de pairs avec lesquels poursuivre la conversation.</p>
<p>L’innovation ouverte ne se résume pas à trouver la bonne startup. Elle consiste à créer les conditions pour que la collaboration fonctionne.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Par Alberto Onetti, Chairman, Mind the Bridge</strong></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>A propos d&#8217;Alberto Onetti</em></p>
<p><em>Alberto Onetti est Chairman de Mind the Bridge et professeur à l’Université de l’Insubrie. Entrepreneur en série, il a fondé trois startups au cours de sa carrière, dont Funambol, l’une des cinq scaleups italiennes ayant levé le plus de capitaux. Il est reconnu comme l’un des principaux experts internationaux en open innovation et possède une solide expérience dans la conception et la gestion de projets d’innovation ouverte-venture client, venture building, intrapreneuriat, corporate venture capital auprès de grandes entreprises multinationales. Il intervient également en tant que conseiller et formateur sur ces sujets. Onetti publie régulièrement des contributions dans plusieurs médias internationaux spécialisés.</em></p>
<p> </p>








<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/30/lopen-innovation-ne-se-decrete-pas-elle-se-construit-entre-pairs/">L’Open Innovation ne se décrète pas: elle se construit entre pairs</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Ecomondo 2026, le rendez-vous mondial de l’économie circulaire</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/09/ecomondo-2026-le-rendez-vous-mondial-de-leconomie-circulaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 11:15:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 3 au 6 novembre, au parc des expositions de Rimini, en Italie, l’événement d’IEG réunit la communauté internationale de la transition écologique. Avec sa prochaine édition – la 29e – prévue du 3 au 6 novembre au parc des expositions de Rimini, en Italie, Ecomondo confirme son rôle de scène mondiale de l’économie circulaire. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/09/ecomondo-2026-le-rendez-vous-mondial-de-leconomie-circulaire/">Ecomondo 2026, le rendez-vous mondial de l’économie circulaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="p1"><i>Du 3 au 6 novembre, au parc des expositions de Rimini, en Italie, l’événement d’IEG réunit la communauté internationale de la transition écologique.</i></p>
<p class="p2">Avec sa prochaine édition – la 29e – prévue du 3 au 6 novembre au parc des expositions de Rimini, en Italie, Ecomondo confirme son rôle de scène mondiale de l’économie circulaire. Organisé par Italian Exhibition Group (IEG), l’événement constitue l’un des principaux lieux de rencontre internationaux pour les entreprises, institutions, associations, centres de recherche, investisseurs et décideurs publics engagés dans la transition écologique. Plus qu’une simple exposition, Ecomondo est un écosystème au sein duquel convergent des filières verticales diversifiées liées à la durabilité et où naissent des relations industrielles, des collaborations et des synergies permettant d’initier de nouvelles activités. La dimension internationale croissante de l’événement constitue l’un des éléments distinctifs de l’édition 2026, notamment grâce à un programme dense de conférences en langue anglaise et à la présence de buyers, délégations et associations du monde entier, mobilisés en collaboration avec le MAECI – Ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale – et l’ICE – Agence italienne pour la promotion à l’étranger et l’internationalisation des entreprises italiennes. Le réseau de la manifestation s’étend désormais bien au-delà des frontières européennes, consolidant un dialogue permanent entre entreprises et institutions des principaux marchés mondiaux de la durabilité.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h3 class="p4">UN PROGRAMME<span class="Apple-converted-space"> </span>INTERNATIONAL<span class="Apple-converted-space"> </span></h3>
<p class="p2">Parallèlement à sa dimension business, Ecomondo anticipera les grands enjeux qui influenceront l’évolution des marchés de la durabilité au cours des prochaines années. Le programme de conférences, défini par le Comité technique scientifique international de la manifestation, offrira une importante occasion d’approfondir les principaux dossiers réglementaires européens. Parmi ceux-ci figurent le Circular Economy Act, le Critical Raw Materials Act, le RESourceEU Action Plan, la Bioeconomy Strategy, le Biotech Act II et le Pact for the Mediterranean, ainsi que les nouvelles dispositions en matière de responsabilité élargie du producteur (EPR). Dans le cadre d’une attention constante portée à la coopération internationale et au renforcement des partenariats avec la Méditerranée et l’Afrique, d’autres thèmes majeurs seront également abordés: les villes saines et circulaires, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies numériques au service de la transition écologique, ainsi que la bioéconomie et les bioénergies, deux piliers de la transition vers des systèmes de production à faibles émissions et à forte circularité. Au cours des deux premières journées de la manifestation, les États généraux de la Green Economy, organisés par la Fondazione per lo Sviluppo Sostenibile en collaboration avec le Ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE) et promus par le Conseil national de la Green Economy, seront également de retour, avec une deuxième session plénière entièrement en langue anglaise.</p>
<h3 class="p4">LES NOUVEAUTÉS D’ECOMONDO 2026<span class="Apple-converted-space"> </span></h3>
<p class="p2">L’édition 2026 d’Ecomondo présentera un nouveau layout d’exposition, avec, pour la première fois, un pavillon entièrement consacré au Textile, qui deviendra un hub international pour l’ensemble de la filière, à un moment décisif pour la mise en œuvre des nouvelles réglementations européennes liées à la durabilité du secteur. Aux côtés des secteurs Waste as Resource et Water Cycle &amp; Blue Economy, renforcés et réorganisés, du nouveau secteur Textile et des espaces Bio-energy &amp; Agriculture et Circular &amp; Regenerative Bio-Economy, le layout d’Ecomondo 2026 accueillera également les espaces dédiés à Sites &amp; Soil Restoration et Earth Observation and Environmental Monitoring, ainsi que les districts Circular&amp;Healthy City, Blue Economy et Trenchless et l’Innovation District, dédié aux start-up, à l’innovation et aux compétences durables. Ecomondo s’affirme ainsi comme le lieu où on comprend les grandes transformations qui redessinent les marchés mondiaux. Pour les acteurs internationaux, la manifestation représente une occasion de rencontrer les protagonistes de la transition écologique et de participer activement au débat qui façonne l’avenir de la durabilité européenne.</p>
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		<title>5 Sens Advertising s&#8217;installe au Centre Urbain Nord : la proximité érigée en stratégie</title>
		<link>https://managers.tn/2026/07/20/5-sens-advertising-sinstalle-au-centre-urbain-nord-la-proximite-erigee-en-strategie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 08:54:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Small Business]]></category>
		<category><![CDATA[Startups]]></category>
		<category><![CDATA[5 Sens Advertising]]></category>
		<category><![CDATA[agence de communication]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un secteur où la relation entre agences et annonceurs se dématérialise à grande vitesse, 5 Sens Advertising fait le pari inverse. Cette agence de communication à Tunis, déjà implantée à Sousse et à Doha, vient d&#8217;ouvrir une succursale à la Résidence Cercle des Bureaux, au cœur du Centre Urbain Nord. Derrière ce choix d&#8217;adresse, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[




<p>Dans un secteur où la relation entre agences et annonceurs se dématérialise à grande vitesse, <a href="https://5sens.tn/agence-de-communication-tunis/">5 Sens Advertising</a> fait le pari inverse. Cette agence de communication à Tunis, déjà implantée à Sousse et à Doha, vient d&#8217;ouvrir une succursale à la Résidence Cercle des Bureaux, au cœur du Centre Urbain Nord. Derrière ce choix d&#8217;adresse, une véritable décision de management.</p>
<h3>Une implantation dictée par le terrain</h3>
<p>À l&#8217;origine de cette décision, le Dr Eniss Handous, fondateur de l&#8217;agence : 30 ans d&#8217;expérience en marketing et communication, plus de 1 000 marques accompagnées et des projets menés au Canada, aux États-Unis, en France, au Qatar et en Algérie. De ce parcours, il a tiré une conviction restée constante d&#8217;un marché à l&#8217;autre : la performance d&#8217;une campagne se joue dans la proximité entre l&#8217;agence et les dirigeants. Le Centre Urbain Nord, à quelques minutes des Berges du Lac, de La Charguia, de L&#8217;Ariana et de Ben Arous, place ses équipes au carrefour des directions générales et marketing du Grand Tunis. Une ambition résumée par le slogan maison : « Nous aidons les marques à se démarquer ».</p>
<h3>Dix métiers, une seule direction stratégique</h3>
<p>Le deuxième marqueur tient à l&#8217;organisation. Là où le marché fragmente les prestations entre spécialistes, 5 Sens Advertising a fait le choix de l&#8217;intégration: publicité sur les réseaux sociaux, référencement Google, spots publicitaires, films d&#8217;entreprise, design de packaging, événementiel&#8230;<a href="https://5sens.tn/services/"> Dix métiers</a> réunis sous un même toit, pilotés par une seule direction stratégique. Pour les directeurs marketing, le bénéfice est immédiat: un interlocuteur senior unique du brief à la livraison, des délais maîtrisés, une cohérence de message, des budgets optimisés par la mutualisation des expertises et une mise en marché plus rapide que les dispositifs éclatés.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-jnews-750x536 wp-image-120197 aligncenter" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/07/Article-Covers-1-750x536.png" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/07/Article-Covers-1-750x536.png 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/07/Article-Covers-1-120x86.png 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/07/Article-Covers-1-350x250.png 350w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>Cette mécanique s&#8217;exerce en priorité auprès des marques de grande consommation que les Tunisiens retrouvent chaque jour dans leurs magasins. L&#8217;agence les <a href="https://5sens.tn/portfolio/">accompagne</a> sur toute leur chaîne de communication, du premier contact digital jusqu&#8217;à l&#8217;acte d&#8217;achat en point de vente, avec une exigence assumée : mesurer chaque action sur des indicateurs commerciaux concrets (ventes, commandes, parts de marché) plutôt que sur des métriques de visibilité qui flattent les rapports sans remplir les carnets de commandes.</p>
<h3>Un triangle Tunis–Sousse–Doha au service des annonceurs</h3>
<p>La nouvelle adresse complète un dispositif pensé en réseau : Sousse pour couvrir le Sahel, Doha pour le Golfe, et désormais le Centre Urbain Nord pour le Grand Tunis, le Cap Bon et le Nord du pays. Fidèles à leur culture de terrain, les équipes se déplacent directement dans les locaux et les sites de production de leurs clients, une pratique que beaucoup d&#8217;acteurs du secteur ont abandonnée au profit des visioconférences. Pour le Dr Handous, ce contact physique n&#8217;est pas un supplément de service : c&#8217;est la condition d&#8217;un diagnostic juste et de recommandations qui collent aux réalités opérationnelles de l&#8217;entreprise.</p>
<h3>Un audit stratégique pour marquer l&#8217;ouverture</h3>
<p>Pour accompagner son installation, l&#8217;agence propose aux entreprises de la région un audit de visibilité mené manuellement par un expert senior : diagnostic complet des points de blocage, plan d&#8217;action chiffré et priorisé, restitution sous 48 heures ouvrées, sans engagement. Une manière d&#8217;entrer en relation qui reflète la philosophie de la maison : prouver la valeur avant de la facturer. Les dirigeants peuvent découvrir les services de <a href="https://5sens.tn/agence-de-communication-tunis/">5 Sens Advertising</a>  ou joindre l&#8217;équipe au +216 22 505 501.</p>




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			</item>
		<item>
		<title>Michket Slama reçoit les DG des banques tunisiennes: le budget de l’État et les bons du Trésor au programme</title>
		<link>https://managers.tn/2026/07/01/michket-slama-recoit-les-dg-des-banques-tunisiennes-le-budget-de-letat-et-les-bons-du-tresor-au-programme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 13:07:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’encours des bons du Trésor assimilables en Tunisie a augmenté de 72% sur un an, à 28,4 milliards de dinars en septembre 2025. L’État tunisien est de plus en plus dépendant de ces BTA alors que les banques et compagnies d’assurance sont les principaux souscripteurs.   C’est dans ce contexte que la ministre des Finances, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/07/01/michket-slama-recoit-les-dg-des-banques-tunisiennes-le-budget-de-letat-et-les-bons-du-tresor-au-programme/">Michket Slama reçoit les DG des banques tunisiennes: le budget de l’État et les bons du Trésor au programme</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[




<div class="x_elementToProof" data-olk-copy-source="MessageBody">L’encours des bons du Trésor assimilables en Tunisie a augmenté de 72% sur un an, à 28,4 milliards de dinars en septembre 2025. L’État tunisien est de plus en plus dépendant de ces BTA alors que les banques et compagnies d’assurance sont les principaux souscripteurs.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"> </div>
<div class="x_elementToProof">C’est dans ce contexte que la ministre des Finances, Michket Slama, s’est entretenue, mardi, au siège du ministère, avec l’ensemble des directeurs généraux des banques et institutions financières.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"> </div>
<div class="x_elementToProof">Cette rencontre s’est articulée autour du rôle du secteur bancaire et financier dans l’appui au budget de l’État. L’objectif est d’inciter les différents acteurs du secteur à adhérer au programme d’emprunts prévu pour le deuxième semestre 2026 tout en soutenant les indicateurs de solidité financière et les normes de gestion prudente.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"> </div>
<div class="x_elementToProof">La ministre s’est également attardée, lors de cette rencontre, sur la position centrale du secteur bancaire et financier dans la mise en œuvre des différents plans de développement et la réforme de l’économie nationale.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"> </div>
<div class="x_elementToProof">Les banques et institutions financières tunisiennes se doivent de soutenir les entreprises tunisiennes et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) qui sont confrontées à des difficultés financières et structurelles. Plusieurs mécanismes sont, en ce sens, disponibles pour que les banques puissent contribuer à la croissance du tissu économique national.</div>
<div class="x_elementToProof" aria-hidden="true"> </div>
<div class="x_elementToProof">Les représentants du secteur ont répondu présent à l’appel de la ministre en insistant sur leur engagement continu auprès de l’État tunisien. Le secteur bancaire tunisien est prêt à participer pleinement au maintien de la stabilité financière du pays.</div>
<div class="x_elementToProof"> </div>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/07/01/michket-slama-recoit-les-dg-des-banques-tunisiennes-le-budget-de-letat-et-les-bons-du-tresor-au-programme/">Michket Slama reçoit les DG des banques tunisiennes: le budget de l’État et les bons du Trésor au programme</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Afrique &#8211; Investissement: vers le rapprochement des institutions du COMESA avec les acteurs économiques tunisiens</title>
		<link>https://managers.tn/2026/07/01/afrique-investissement-vers-le-rapprochement-des-institutions-du-comesa-avec-les-acteurs-economiques-tunisiens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 12:49:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Comesa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la semaine du COMESA du 29 juin au 3 juillet 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu, mardi, à Tunis, avec la secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe.   Les deux [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/07/01/afrique-investissement-vers-le-rapprochement-des-institutions-du-comesa-avec-les-acteurs-economiques-tunisiens/">Afrique &#8211; Investissement: vers le rapprochement des institutions du COMESA avec les acteurs économiques tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div data-olk-copy-source="MessageBody">Dans le cadre de la semaine du COMESA du 29 juin au 3 juillet 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu, mardi, à Tunis, avec la secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe.</div>
<div aria-hidden="true"> </div>
<div>Les deux parties se sont accordées sur la création d’un comité conjoint qui sera chargé de la concrétisation des engagements commerciaux, structurels et de connectivité régionale. La libre circulation des entrepreneurs, le développement des infrastructures logistiques ainsi que l’investissement dans les énergies vertes ont également été au programme de cette rencontre.</div>
<div aria-hidden="true"> </div>
<div>Le ministre tunisien des Affaires étrangères a rappelé en ce sens que la Tunisie fêtera bientôt le dixième anniversaire de son adhésion au COMESA, une adhésion dont l’objectif initial était de contribuer activement à l’intégration économique du continent africain. Le chef de la diplomatie tunisienne a ainsi annoncé la mise en place prochaine d’une mission technique du COMESA examinant les initiatives concrètes touchant aux infrastructures frontalières pour fluidifier la circulation des marchandises.</div>
<div aria-hidden="true"> </div>
<div>Les deux responsables ont également passé en revue les résolutions du 24e sommet du COMESA qui s’est tenu à Nairobi en octobre 2025. Mohamed Ali Nafti a insisté sur l’adhésion de la Tunisie à la feuille de route régionale et son engagement dans la concrétisation de projets stratégiques fidèles à l’esprit du COMESA, à l’instar de la plateforme de paiement numérique pour le commerce électronique transfrontalier et de la gouvernance de l’intelligence artificielle.</div>
<div aria-hidden="true"> </div>
<div>Les progrès économiques de la Tunisie ont été salués par la secrétaire générale du COMESA, qui a rappelé que les exportations tunisiennes vers la zone COMESA ont atteint 3 milliards de dollars en 2025. Le prochain sommet du COMESA aura lieu au Zimbabwe et traitera du plan stratégique 2026-2030, qui s’articulera autour de l’industrialisation, de l’autonomisation des femmes et des jeunes et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.</div>
<div aria-hidden="true"> </div>
<div>Chileshe Kapwepwe s’est également rendue à l’Académie diplomatique internationale de Tunis où elle a déclaré que le COMESA a amorcé le rapprochement de ses institutions des acteurs économiques tunisiens. L’objectif est de stimuler l’investissement et les partenariats d’affaires tout en boostant l’activité commerciale dans la région.   </div>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/07/01/afrique-investissement-vers-le-rapprochement-des-institutions-du-comesa-avec-les-acteurs-economiques-tunisiens/">Afrique &#8211; Investissement: vers le rapprochement des institutions du COMESA avec les acteurs économiques tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>“L’IA n’est ni une menace ni une solution miracle. C’est un puissant levier”</title>
		<link>https://managers.tn/2026/06/15/lia-nest-ni-une-menace-niune-solution-miracle-cest-unpuissant-levier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où l’intelligence artificielle redessine les métiers, bouscule les organisations et rebat les cartes de la prise de décision, une question s’impose: comment former les talents de demain dans un monde en constante mutation? Amina BouzguendaZeghal, directrice générale du Campus tunisien de l’Université Paris-Dauphine-PSL, décrypte les grands bouleversements à l’œuvre sur le marché de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/06/15/lia-nest-ni-une-menace-niune-solution-miracle-cest-unpuissant-levier/">“L’IA n’est ni une menace ni une solution miracle. C’est un puissant levier”</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p><em>À l’heure où l’intelligence artificielle redessine les métiers, bouscule les organisations et rebat les cartes de la prise de décision, une question s’impose: comment former les talents de demain dans un monde en constante mutation? Amina BouzguendaZeghal, directrice générale du Campus tunisien de l’Université Paris-Dauphine-PSL, décrypte les grands bouleversements à l’œuvre sur le marché de l’emploi et explique la manière dont Dauphine Tunis anticipe déjà ces transformations. Entre intégration de l’IA dans les cursus, évolution des compétences attendues et rôle stratégique de l’université, elle livre une vision claire: faire de Dauphine Tunis un acteur régional de référence dans la formation et l’apprentissage intelligent pour les métiers de demain. Interview.</em></p>
<p><strong><em>L’intelligence artificielle transforme aujourd’hui de nombreux métiers. Comment Dauphine Tunis prépare-t-elle ses étudiants à cette révolution?</em></strong></p>
<p>Le rôle d’une université aujourd’hui ne se limite plus à transmettre des connaissances académiques. Nous devons préparer les étudiants à évoluer dans un environnement professionnel en transformation permanente, où les compétences techniques doivent être accompagnées d’agilité, d’esprit critique et de capacité d’adaptation. L’IA est un enjeu transversal qui impacte tous les secteurs: finance, audit, conseil, ressources humaines ou encore systèmes d’information. Notre responsabilité est donc de préparer les étudiants à comprendre ces transformations et à utiliser ces technologies de manière pertinente, critique et responsable. À Dauphine Tunis, nous avons déjà intégré l’IA dans plusieurs formations, non seulement comme outil technologique, mais aussi comme sujet stratégique, éthique et organisationnel. Si nous avons pu le faire aussi tôt, c’est que nous bénéficions à la fois d’une démarche connectée au monde économique qui nous a fait sentir très tôt les besoins des entreprises et de l’expertise académique de l’Université Paris Dauphine-PSL, institution reconnue pour l’excellence de sa recherche en matière d’IA et de data science. Grâce à cette assise académique, nos programmes évoluent régulièrement pour intégrer les nouvelles réalités des entreprises: data, IA, cybersécurité, gouvernance des organisations sont des enseignements transversaux à tous les programmes de formation à Dauphine, en licence, en master ou au sein de l’offre de formation continue.</p>
<p><strong><em>Comment cette adaptation se traduit-elle concrètement dans les formations proposées?</em></strong></p>
<p>L’adaptation à l’IA se traduit très concrètement dans nos formations, à travers la création de programmes qui répondent directement aux nouvelles attentes du marché et aux transformations des métiers. Nous avons lancé la Licence MIA – Mathématiques et Intelligence Artificielle – qui permet aux étudiants de développer une double compétence très recherchée aujourd’hui, à l’intersection des mathématiques, de la data et de l’IA. Cette formation prépare les étudiants à comprendre ces technologies tout en développant de solides capacités analytiques. Nous proposons également le Master AIDA, dédié à l’Intelligence Artificielle, à la Data et à l’Analyse avancée. Ce programme vise à former des profils capables d’exploiter les données, de maîtriser les outils d’IA et d’accompagner les organisations dans leur transformation digitale. Les étudiants y abordent aussi bien les aspects techniques que les enjeux stratégiques, éthiques et organisationnels liés à l’IA. Enfin, nous avons totalement remodelé notre Master Ingénierie actuarielle, un programme certifié par la Society of Actuaries, l’une des principales organisations professionnelles d’actuaires au monde. L’intelligence artificielle y occupe désormais une place majeure. Cette évolution répond aux profondes transformations du métier d’actuaire, déjà fortement impacté par l’essor de l’IA, de la data et des outils prédictifs. Nos étudiants développent ainsi des compétences à la fois en actuariat, en modélisation, en analyse de données et en IA appliquée au risque et à la décision. Les diplômés de ces deux masters figurent aujourd’hui parmi les profils les plus recherchés du marché pour leur haut niveau d’expertise. Le taux d’employabilité de ces programmes, comme celui de nombreux cursus proposés à Dauphine, est d’ailleurs proche de 100%. Au-delà de ces programmes spécialisés, nous intégrons l’IA dans plusieurs formations en finance, audit, marketing ou systèmes d’information. À titre d’exemple, notre Licence en Sciences d’organisation et Management comprend également un Brevet en IA. L’objectif n’est pas seulement de former des experts techniques, mais aussi des professionnels capables de comprendre l’impact de l’IA sur les organisations, de dialoguer avec les équipes métiers et techniques, et d’utiliser ces outils de manière responsable et pertinente.</p>
<p><strong><em>L’IA va-t-elle remplacer certains métiers ou, au contraire, créer de nouvelles opportunités?</em></strong></p>
<p>Comme toute grande révolution technologique, l’IA transforme les métiers plus qu’elle ne les supprime totalement. Certaines tâches répétitives seront automatisées, mais de nouveaux besoins émergent: analyse de données, gouvernance de l’IA, cybersécurité, audit des algorithmes, pilotage stratégique ou encore accompagnement du changement. Les entreprises auront besoin de profils capables de comprendre les outils d’IA tout en gardant une forte capacité d’analyse, de créativité et de prise de décision humaine. C’est pourquoi nous formons des étudiants capables d’utiliser l’IA comme un levier de performance et d’innovation.</p>
<p> </p>
<p><strong><em>Selon vous, quelles compétences liées à l’IA seront les plus recherchées dans les prochaines années?</em></strong></p>
<p>Au-delà des compétences purement techniques, les entreprises rechercheront des profils capables de comprendre les usages de la data et de l’IA, d’interpréter et exploiter les résultats produits par les outils intelligents, d’intégrer les enjeux éthiques, réglementaires et sécuritaires et, enfin, de dialoguer entre métiers, directions et équipes techniques. La capacité à combiner expertise métier et compréhension des technologies sera un avantage majeur sur le marché de l’emploi; un avantage que les profils diplômés de Dauphine ont déjà.</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>L’IA modifie-t-elle également la manière d’enseigner à l’université?</em></strong></p>
<p>Oui, profondément. L’université doit aujourd’hui apprendre aux étudiants non seulement à accéder à l’information, mais surtout à l’analyser, la vérifier, la contextualiser et développer un esprit critique. L’IA devient également un outil pédagogique permettant de personnaliser certains apprentissages, d’explorer des cas pratiques ou de développer des simulations. Mais il est essentiel de rappeler que l’IA ne remplace ni la réflexion humaine, ni la capacité de jugement, ni la créativité. La vision de notre Université est aujourd’hui celle d’un acteur académique régional de référence, engagé dans une dynamique d’excellence pédagogique à l’ère de l’IA. Notre ambition est d’intégrer des dispositifs et environnements d’apprentissage innovants, intelligents, capables de répondre aux nouvelles attentes des générations étudiantes tout en mobilisant les avancées de l’IA pour transformer les modes de transmission, d’appropriation et de valorisation des connaissances.</p>
<p> </p>
<p><strong><em>Peut-on encore se différencier professionnellement à l’ère de l’IA?</em></strong></p>
<p>Absolument, et peut-être plus que jamais. Les compétences humaines deviennent encore plus stratégiques: créativité, leadership, communication, intelligence émotionnelle, capacité à résoudre des problèmes complexes et à prendre des décisions dans des contextes incertains. L’enjeu pour les étudiants n’est pas de concurrencer l’IA, mais de savoir travailler avec elle intelligemment. C’est cette complémentarité entre excellence académique, compétences humaines et maîtrise des technologies que nous cherchons à développer à Dauphine Tunis.</p>
<p> </p>
<p><strong><em>À l’heure des acteurs majeurs de l’IA comme Palantir Technologies ou OpenAI, et de leurs algorithmes tels que Gotham et Foundry, faut-il considérer l’IA comme une menace ou comme une opportunité pour les organisations et les managers?</em></strong></p>
<p>L’intelligence artificielle ne doit pas être abordée sous l’angle de la peur, mais comme une transformation structurelle profonde des organisations et des métiers. Des acteurs comme Palantir Technologies ou OpenAI illustrent bien l’ampleur des avancées actuelles en matière d’algorithmes, d’analyse de données et de prise de décision augmentée. Mais l’enjeu n’est pas de savoir si l’IA est une menace ou une opportunité: elle est déjà une réalité. La véritable question est celle de la capacité des organisations à l’intégrer de manière stratégique, éthique et maîtrisée. Pour les managers, l’IA doit être envisagée comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation des processus et d’amélioration de la performance. Elle automatise certaines tâches, mais elle renforce surtout le besoin de compétences humaines fortes: esprit critique, compréhension des enjeux, capacité d’arbitrage et leadership. Dans ce contexte, le rôle des universités est essentiel. À Dauphine Tunis, nous formons des étudiants capables de comprendre ces technologies, de dialoguer avec les experts techniques et de piloter leur intégration dans les organisations. Cela passe par des formations en data, en systèmes d’information et en intelligence artificielle, mais aussi par le développement d’une véritable culture de la responsabilité et du discernement. L’IA n’est donc ni une menace ni une solution miracle. C’est un levier puissant, dont la valeur dépend entièrement de la manière dont les organisations choisissent de l’utiliser.</p>
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		<title>Quarante ans de l’ANME: au cœur de la transformation énergétique de la Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/25/quarante-ans-de-lanme-au-coeur-de-la-transformation-energetique-de-la-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 14:18:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[ANME]]></category>
		<category><![CDATA[Energie renouvenable]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une dynamique nationale portée par la montée des renouvelables, les économies d’énergie et une nouvelle vision du développement durable. À l’occasion du 40e anniversaire de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Tunisie met en lumière quatre décennies d’engagement en faveur de la transition énergétique. Entre montée en puissance des énergies renouvelables, diffusion [&#8230;]</p>
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<p><span dir="ltr" role="presentation"><span tabindex="0" data-fui-focus-visible="">Une dynamique nationale portée par la montée des renouvelables, les </span></span><span dir="ltr" role="presentation"><span tabindex="0">économies d’énergie et une nouvelle vision du développement durable.</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’occasion du 40e anniversaire de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Tunisie met en lumière quatre décennies d’engagement en faveur de la transition énergétique. Entre montée en puissance des énergies renouvelables, diffusion de l’efficacité énergétique et transformation progressive du modèle national, cet anniversaire consacre le rôle central d’une institution devenue un acteur clé de la souveraineté énergétique et du développement durable du pays.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-jnews-750x536 wp-image-117676 aligncenter" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-25-at-12.58.47-4-750x536.jpeg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-25-at-12.58.47-4-750x536.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-25-at-12.58.47-4-120x86.jpeg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-25-at-12.58.47-4-350x250.jpeg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-25-at-12.58.47-4-1140x815.jpeg 1140w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Tunisie accélère sa transition énergétique : cap sur un modèle durable et souverain. La part des énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien a atteint environ 6 % à la fin de l’année 2025, selon les chiffres officiels, et devrait poursuivre sa progression dans les prochaines années. Les projections annoncent une hausse à 9 % avec la mise en service de nouvelles centrales, avant d’atteindre près de 10 % d’ici la fin de l’année 2026, confirmant l’accélération progressive de la transition énergétique nationale.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces avancées ont été présentées lors de l’ouverture du Congrès national de la transition énergétique, organisé les 20 et 21 mai 2026 à Tunis par l’ANME, sous le thème « Une transition énergétique juste, durable et innovante ». À cette occasion, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a souligné que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase stratégique, où les enjeux énergétiques dépassent les considérations techniques pour toucher directement à la souveraineté nationale et aux choix structurels du pays. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Revenant sur le 40e anniversaire de l’ANME, il a mis en avant le rôle historique de l’agence dans la diffusion de la culture de l’efficacité énergétique, la rationalisation de la consommation et la promotion des énergies renouvelables.Il a également rappelé l’expertise développée par la Tunisie dans ce domaine,aujourd’hui reconnue aux niveaux régional et international.Dans ce contexte, les autorités insistent sur la nécessité d’accélérer la transformation du système énergétique national autour de deux piliers complémentaires : le développement des énergies renouvelables et le</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">renforcement des programmes d’efficacité énergétique. Selon le secrétaire d’État, l’ampleur du déficit énergétique rend cette évolution incontournable, tout en plaçant l’ANME au cœur de l’accompagnement de cette mutation stratégique.</span></p>
<h3><strong><span dir="ltr" role="presentation">Économies d’énergie, solaire et modernisation: d</span><span dir="ltr" role="presentation">u concret sur le terrain</span></strong></h3>
<p><span style="font-weight: 400;"> Au-delà des ambitions, les résultats commencent déjà à se matérialiser. Le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, a indiqué que l’intégration progressive des énergies renouvelables a permis de générer des économies significatives sur les importations de gaz, estimées à environ 9,6 millions de dinars, dans un contexte où la facture énergétique nationale atteignait près de 14 milliards d’euros en 2019.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parmi les acquis les plus marquants figure également la généralisation du chauffage solaire de l’eau sanitaire, avec plus d’un million de ménages équipés en systèmes solaires thermiques. Une avancée majeure qui s’inscrit dans une stratégie visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à renforcer l’indépendance énergétique du pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la même dynamique, plusieurs programmes destinés aux ménages se poursuivent, notamment le développement des installations photovoltaïques surtoiture, ainsi que des mécanismes de soutien liés aux économies d’énergie réalisées grâce aux politiques publiques.L’efficacité énergétique se traduit également par des projets structurants, dont la modernisation de l’éclairage public. Un programme prévoit le remplacement d’environ 350 000 points lumineux par des lampes LED à haute efficacité énergétique, permettant jusqu’à 30 % d’économies d’énergie. Le projet, dont le financement est déjà finalisé, devrait être lancé en 2027, avec une extension progressive selon la mobilisation de financements complémentaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au-delà des projets en cours, les priorités de la prochaine phase de transition énergétique se dessinent déjà clairement : décarbonation de l’industrie,valorisation énergétique des déchets, développement de la mobilité durable et électrification des usages. Les collectivités locales sont également appelées à jouer un rôle accru dans cette transformation, notamment à travers l’optimisation de l’éclairage public et l’amélioration de l’efficacité énergétique des infrastructures.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers ces chantiers, la Tunisie confirme son orientation vers un modèle énergétique plus durable, fondé sur la diversification des sources, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles et la montée en puissance des renouvelables.Une trajectoire que l’ANME, forte de ses 40 ans d’existence, continue </span><span style="font-weight: 400;">d’accompagner comme pilier central d’une transition qualifiée de « juste,durable et inclusive ».</span></p>
<p> </p>


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