La Commission supérieure des mégaprojets a approuvé, jeudi 27 février 2025, l’accélération de trois projets nationaux prioritaires dans les secteurs du transport, des technologies de la communication et de l’enseignement supérieur. Il s’agit de l’acquisition de 30 rames de métro léger, de la construction d’une e-ville à Nahli (gouvernorat de l’Ariana) et du parachèvement de l’École nationale des ingénieurs de Bizerte.
Réunie au palais du gouvernement à La Kasbah sous la présidence du chef du gouvernement, Kamel Maddouri, la commission a évalué l’état d’avancement de ces projets et adopté une série de mesures pour lever les obstacles freinant leur exécution. Ces entraves seront examinées selon des critères d’efficacité, de transparence et de faisabilité. Conformément au décret n°497 de 2024, ces initiatives ont été inscrites dans la liste des mégaprojets à caractère stratégique ou des grands projets publics bloqués.
Dans ce cadre, la commission a donné son feu vert à l’acquisition de 30 rames de métro léger via des procédures abrégées et dans les plus brefs délais, conformément aux instructions du chef de l’État. Ce projet vise à moderniser le réseau de transport public en renforçant la flotte de la société Transtu, avec des équipements garantissant sécurité et confort aux usagers. En favorisant le transport ferroviaire, il s’inscrit dans une démarche de développement durable et répond aux besoins croissants des citoyens tout en allégeant la pression sur les autres moyens de transport.
Par ailleurs, la commission a validé la construction d’une e-ville à Nahli dans les meilleurs délais et avec des procédures simplifiées. Ce projet vise à accompagner la croissance économique et technologique en développant le secteur numérique, en stimulant l’investissement et en renforçant le rayonnement digital de la Tunisie. L’e-ville proposera des infrastructures technologiques aux normes internationales ainsi que des espaces dédiés aux entreprises du secteur numérique.
Enfin, pour l’École nationale des ingénieurs de Bizerte, la commission a décidé de finaliser sa construction en adoptant des contrats flexibles. Cette approche permet de renforcer le tissu universitaire et institutionnel aux niveaux régional et national, tout en répondant aux besoins croissants du marché en compétences techniques et technologiques.