L’Algérie amorce une nouvelle organisation de son réseau portuaire. Le gouvernement veut spécialiser progressivement les ports afin de mieux répartir les flux de marchandises, réduire la pression sur certaines infrastructures et améliorer les performances logistiques. Le port de Mostaganem constitue la première mise en œuvre concrète de cette orientation.
La décision de spécialiser les ports à l’échelle nationale doit permettre, selon le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, d’améliorer leur efficacité et leurs performances. Lors de sa visite à Mostaganem le 14 septembre, le ministre a précisé que le port devait servir de première expérience dans cette démarche. L’objectif est notamment de mieux organiser la circulation des marchandises et de réduire la pression sur les autres ports.
À Mostaganem, cette réorganisation s’accompagne déjà d’un renforcement des capacités. Une plateforme de stockage des conteneurs et les quais qui lui sont rattachés ont été mis en service sur une superficie totale de 10 hectares. L’opération représente un investissement de 3,1 milliards de dinars et porte la capacité annoncée à 10 000 conteneurs et 700 000 tonnes. Les quais 6 et 7 ont également fait l’objet d’aménagements et de travaux de réhabilitation. Le programme ne s’arrête pas là. Une deuxième plateforme de 5 hectares doit être réalisée pour notamment traiter les remorques frigorifiques, effectuer les opérations de contrôle, accueillir des matières sensibles et assurer le stockage de véhicules. Des capacités supplémentaires sont également prévues, avec un espace pouvant accueillir 700 conteneurs supplémentaires.
La modernisation porte aussi sur les équipements et les procédures. Le programme prévoit le renforcement du parc de matériels portuaires, l’aménagement du guichet unique et de la salle de contrôle, ainsi que la numérisation et la modernisation du système de données portuaires. Une gare maritime destinée au transport des passagers est également programmée. Sur le volet maritime, les autorités prévoient le dragage des deux bassins existants. Le projet d’un troisième bassin avance également : l’étude qui lui est consacrée a dépassé 50 % de réalisation. Le ministre considère désormais cette infrastructure comme nécessaire pour permettre au port de développer pleinement son activité.









