Pepco Group, distributeur européen spécialisé dans le discount, envisage de diversifier son approvisionnement vers l’Afrique afin de réduire son exposition aux perturbations des routes maritimes entre l’Asie et l’Europe.
L’information, rapportée par Bloomberg le 14 septembre, repose notamment sur les déclarations de Javier Rubio Fueyo, directeur mondial des achats et de la chaîne d’approvisionnement du groupe. Pepco cherche ainsi à rendre ses flux plus résilients face aux tensions géopolitiques et aux perturbations du transport maritime. Le groupe dépend encore largement de l’Asie pour ses approvisionnements. 79 % de ses produits sourcés proviennent de Chine, d’Inde et du Bangladesh, selon ses données. Pepco travaille avec plus de 375 fournisseurs et plus de 1 200 usines à travers son réseau d’approvisionnement.
Les perturbations en mer Rouge ont renforcé cette dépendance aux routes maritimes longues. Pepco indique qu’environ 95 % de ses volumes importés sont désormais transportés via le cap de Bonne-Espérance, ce qui allonge les trajets entre l’Asie et l’Europe. Dans ce contexte, l’Afrique apparaît comme une piste pour rapprocher une partie de la production des marchés européens. Mais aucune implantation n’est encore annoncée : Pepco n’a précisé ni les pays ciblés, ni les produits concernés, ni le montant d’un éventuel investissement.
Pour les pays africains, l’enjeu est néanmoins significatif. Une éventuelle stratégie de sourcing de Pepco pourrait ouvrir des opportunités aux industriels capables de répondre aux standards européens en matière de qualité, de coûts et de délais. La proximité avec l’Europe pourrait notamment constituer un avantage pour l’Afrique du Nord. Avec plus de 4 000 magasins dans 19 pays européens, Pepco dispose d’un poids d’achat important. Sa réflexion illustre une tendance plus large dans la distribution: face aux risques géopolitiques et logistiques, la diversification géographique des fournisseurs devient un levier de sécurisation des chaînes d’approvisionnement.









