La Tunisie confirme sa mue vers l’huile d’olive conditionnée, jugée plus rentable que le vrac. Depuis le début de la campagne 2025-2026, le cap des 55 000 tonnes exportées en conditionné a déjà été franchi, un niveau largement au-dessus du total de 42 000 tonnes enregistré sur l’ensemble de la campagne précédente. La barre des 60 000 tonnes est désormais atteignable d’ici la clôture de l’exercice.
Sur le plan international, la présence du produit conditionné tunisien s’étend à 82 pays au total, un chiffre qui intègre sept nouvelles destinations fraîchement conquises, Taïwan en tête de liste. Côté recettes globales, la filière poursuit sur sa lancée: les revenus tirés des exportations d’huile d’olive, toutes catégories confondues, frôlent désormais les 5 milliards de dinars pour la campagne 2025/2026, portés par une hausse conjuguée des volumes et des prix à l’export.
L’enjeu ne se limite plus aux seuls volumes: la construction de marques tunisiennes reconnues à l’international est présentée comme la seule voie durable pour différencier le produit national et en tirer une meilleure valorisation.
Conditionnement, embouteillage et branding
Cette montée en gamme ouvre un boulevard pour les investisseurs positionnés sur le conditionnement, l’embouteillage et le branding; les segments qui captent le plus de valeur ajoutée, contrairement au vrac qui reste dominant en volume mais peu rémunérateur.
Les PME agroalimentaires ont ici une fenêtre concrète: construire des marques propres pour cibler les nouveaux marchés asiatiques, plutôt que de se contenter de fournir des embouteilleurs étrangers.









