Un navire de croisière transportant environ 5 500 touristes a accosté jeudi au port de La Goulette, dans la banlieue nord de Tunis. Une nouvelle escale qui illustre la reprise de l’activité de croisière en Tunisie, alors que le pays cherche désormais à faire franchir un nouveau cap à ce segment touristique.
Depuis le début de l’année, 72 escales de navires de croisière ont été enregistrées en Tunisie. Le nombre de croisiéristes devrait atteindre environ 350 000 à fin 2026, selon le ministère du Tourisme. L’ambition affichée est toutefois nettement plus élevée. Le pays vise un million de passagers à l’horizon 2028.
L’enjeu est donc désormais de passer d’une reprise de l’activité à un véritable changement d’échelle.
La Goulette au cœur du dispositif
Le port de La Goulette demeure la principale porte d’entrée des croisiéristes en Tunisie. Lors de l’escale de jeudi, quelque 57 bus touristiques ont été mobilisés pour transporter les visiteurs vers les différents sites inscrits au programme.
Les excursions proposées couvrent plusieurs types de destinations. Les touristes peuvent notamment découvrir Tunis et Sidi Bou Saïd, mais également se rendre vers des sites archéologiques et culturels comme El Jem, Oudhna, Dougga et Kairouan, ou encore vers Sousse.
Cette diversification des circuits répond à un objectif précis. Il s’agit d’augmenter les possibilités d’excursions proposées aux passagers, tout en élargissant les retombées économiques de la croisière au-delà du Grand Tunis. Et pour atteindre ces objectifs, le développement du secteur nécessitera toutefois de renforcer les infrastructures et services portuaires, de moderniser le transport touristique ainsi que d’améliorer l’ensemble de la chaîne de services. Qui plus est, le ministère envisage également de développer l’activité dans d’autres ports tunisiens.









