La France conforte sa position de partenaire économique numéro un de la Tunisie ! Les chiffres du premier semestre 2026, dévoilés par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) placent l’Hexagone en tête sur les trois fronts : capitaux étrangers, débouchés à l’export et flux de visiteurs.
Les investissements directs français ont grimpé à 440,75 millions de dinars entre janvier et juin, soit une progression de 5,3 % sur un an. Il s’agit de 28,5 % de l’ensemble des flux d’IDE captés par la Tunisie hors énergie, ce qui hisse la France en tête des investisseurs étrangers du pays. Sur la période, 241 projets ont vu le jour, créant 2 680 emplois, avec l’industrie comme principal terrain de jeu : électrique-électronique, mécanique-métallurgie, plasturgie et textile-habillement raflent l’essentiel des capitaux.
Un commerce bilatéral à 13,3 milliards de dinars
Les échanges commerciaux confirment cette proximité : 13 278 millions de dinars au total sur le semestre. Côté exportations, la Tunisie a écoulé pour 7 853 millions de dinars de marchandises vers la France, soit 22,7 % de ses exportations, plaçant la France devant l’Italie et l’Allemagne. À l’import en revanche, la France ne pointe qu’au troisième rang des fournisseurs (5 425 millions de dinars), derrière la Chine et l’Italie. Résultat net : un solde commercial positif de 2 429 millions de dinars pour la Tunisie.
Le tourisme aussi tire son épingle du jeu
Plus de 518 000 touristes français ont posé leurs valises en Tunisie sur les six premiers mois de l’année, en progression de 2,5 % sur un an. De quoi asseoir durablement le statut de la France comme premier vivier de visiteurs européens pour le pays.
Ce socle économique franco-tunisien offre une base solide pour les entrepreneurs locaux positionnés en sous-traitance ou en co-investissement avec des groupes français, notamment dans l’électrique-électronique et la mécanique, secteurs qui concentrent déjà l’essentiel des capitaux. L’excédent commercial et la présence touristique dense ouvrent également des perspectives pour les PME tunisiennes exportatrices et les acteurs du tourisme cherchant à capter une clientèle française fidèle et en croissance.









