Pour certains porteurs de projets agricoles, le financement est déjà accordé. Pourtant, les fonds ne sont pas encore sur leur compte. En cause, une dernière étape souvent méconnue. Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche appelle les bénéficiaires des subventions d’investissement à se rapprocher de la Banque nationale agricole (BNA) ou de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) afin de finaliser les procédures de paiement.
Cette précision intervient alors que plusieurs projets ont déjà franchi toutes les étapes d’approbation. Une fois l’ordre de paiement émis par le ministère, ce sont les deux banques publiques qui prennent le relais pour verser les aides, selon les propos relayées par l’agence TAP. Sans cette démarche, les bénéficiaires risquent de retarder le déblocage de leurs subventions.
Le rappel du ministère fait suite à une question écrite du député Taher Ben Mansour sur le fonctionnement des incitations financières accordées dans le cadre de la loi sur l’investissement, souligne ladite source. L’occasion pour le département de lever le voile sur un circuit souvent perçu comme complexe.
En réalité, le parcours commence bien avant le paiement. Les dossiers sont d’abord instruits par les Commissariats régionaux au développement agricole ou par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA). Ils passent ensuite devant la commission chargée d’accorder les avantages. Une fois le feu vert obtenu, le ministère des Finances met les crédits à disposition, tandis que la BNA ou la BTS assurent le versement effectif des montants.
Le soutien public n’est d’ailleurs pas versé en une seule fois. Une première partie est débloquée lorsque le projet atteint un niveau d’avancement défini par la réglementation. Le reste est accordé lorsque l’investissement entre réellement en activité. Ce mécanisme a été conçu pour accompagner les promoteurs tout au long de la réalisation de leurs projets.
En 2026, l’État a consacré 100 millions de dinars aux subventions d’investissement agricole. L’essentiel de cette enveloppe est destiné à la production agricole, tandis que le reste finance les projets liés à la pêche, à l’aquaculture et à la gestion des ressources en eau.
Au-delà d’un simple rappel administratif, le message est clair : pour les promoteurs dont les dossiers sont déjà validés, le déblocage des aides dépend désormais d’une dernière démarche auprès de leur banque.









