Néjia Gharbi, directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a affirmé dans la journée du mercredi 29 juillet 2026 qu’il est temps de mettre en place des mécanismes financiers innovants pour canaliser l’épargne des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) vers des projets à impact dans les régions, capables de créer de la valeur et des emplois.
Néjia Gharbi s’exprimait lors des Journées régionales des Tunisiens à l’étranger, organisées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE). Pour la DG de la CDC, l’urgence est claire: il faut faire des transferts des fonds de ces derniers, aujourd’hui souvent captés par la consommation courante, un vrai moteur de développement économique.
La CDC se présente comme un investisseur public engagé dans la mobilisation de ressources pour corriger les écarts entre régions; concrètement, cette ambition s’appuie sur le programme «Watani», fruit d’une collaboration avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France, qui vise à mieux informer la diaspora et à épauler les projets entrepreneuriaux porteurs d’impact.
Un écosystème à construire
Pour Gharbi, tout se jouera sur la capacité à bâtir un cadre financier accessible à tous les TRE, où ils pourraient trouver des produits d’investissement fiables, bien encadrés et faciles à comprendre, le tout appuyé par une meilleure articulation entre l’État et le secteur privé.
La rencontre de Tunis s’inscrit dans un cycle de quatre séminaires régionaux organisés par l’OTE du 23 juillet au 6 août 2026: après Tataouine (23 juillet) et Tunis (29 juillet), les prochaines étapes sont Bizerte (4 août) et Kairouan (6 août).
Un potentiel d’investissement sous-exploité
Ces initiatives ouvrent une fenêtre pour les entrepreneurs tunisiens: mieux orienter l’épargne de la diaspora vers des mécanismes financiers structurés – fonds dédiés, garanties d’investissement, produits d’épargne ciblés – pourrait donner accès à une source de capital jusque-là largement sous-mobilisée pour financer des projets régionaux, notamment dans les zones où l’accès au financement bancaire classique reste limité.









