La saison estivale bat son plein et les Tunisiens vivent depuis quelques semaines au rythme des annonces météorologiques sur les pics de température et des coupures à répétition du courant électrique.
Les zones industrielles et les entreprises sont particulièrement touchées par ce phénomène ayant un impact direct sur leur activité et sur leur rentabilité. Les petites et moyennes industries, pilier de notre économie, sont très exposées aux dysfonctionnements du réseau électrique tunisien. L’Union des petites et moyennes industries (UPMI) a, en ce sens, exprimé, dans la soirée du jeudi 16 juillet, ses vives préoccupations quant aux répercussions de cette situation.
Il faut dire que les interruptions du réseau électrique peuvent être très contraignantes pour les entreprises concernées; arrêt des chaînes de production, productivité au plus bas, dommages causés aux machines et aux équipements de travail, le bilan de ces interruptions peut être particulièrement lourd et, dans certains cas, irrattrapable.
Une clientèle impitoyable
Mis à part l’impact réel et perceptible sur l’activité des entreprises, l’UPMI évoque les conséquences de cette situation sur la confiance de la clientèle de ces dernières. Une clientèle, souvent, internationale, qui ne prend pas en considération les contraintes auxquelles sont confrontées les entreprises tunisiennes.
L’UPMI a salué les efforts de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) tout en réclamant plus de clarté quant à la cadence et à la localisation des coupures. Pour maintenir leur programme de production et préserver leur compétitivité, les entreprises doivent en être informées au préalable pour une meilleure anticipation de la situation.
un «indice national du coût économique des coupures d’électricité»
Autre revendication de l’UPMI, un «indice national du coût économique des coupures d’électricité» en partenariat avec les organismes publics concernés, les centres de recherche et les universités. L’idée est de quantifier le coût réel des coupures d’électricité sur les entreprises en se basant sur des standards internationaux reconnus, clairs et transparents. L’objectif est d’intégrer par la suite les résultats de cet indice aux outils de planification et de prise de décision. Ces coupures doivent devenir, d’après l’UPMI, un élément central dans l’évaluation des politiques publiques liées à l’énergie.









