«La Tunisie est aujourd’hui une plateforme pour lancer des partenariats commerciaux avec les 21 pays du COMESA. Les entreprises tunisiennes peuvent découvrir ces marchés, nouer des partenariats et développer leurs échanges commerciaux avec l’Afrique». C’est le message lancé par Leila Belkhiria Jaber, vice-présidente du conseil d’administration de la COMFWB, à l’ouverture de la 7e Foire commerciale régionale et Conférence des affaires du COMFWB, organisée à Tunis du 1er au 3 juillet.
Placée sous le thème «Expanding Intra-African Horizons: Digital Innovation as a Catalyst for Inclusive and Sustainable COMESA Market Access», cette édition réunit les 21 pays membres du COMESA avec l’ambition de renforcer le commerce intra-africain grâce au numérique et à l’entrepreneuriat féminin. L’événement rassemble près de 400 délégués, dont 200 femmes entrepreneures et 200 représentants d’institutions, ainsi que 200 exposants. Plus de 200 rencontres B2B sont prévues, en présence de plus de 1 000 visiteurs et de plus de 5 000 participants connectés en ligne.
Pour Leila Belkhiria Jaber, ce rendez-vous constitue une occasion pour les entreprises tunisiennes de mieux connaître les marchés africains et de transformer les échanges en contrats. «Chaque entreprise pourra découvrir les opportunités offertes par les pays du COMESA, participer aux rencontres B2B et construire de véritables partenariats commerciaux», a-t-elle indiqué.
L’agriculture, l’industrie agroalimentaire, les services médicaux, le conseil, la transformation numérique, l’économie verte, l’économie bleue ou encore l’intelligence artificielle figurent parmi les secteurs représentés. Les institutions du COMESA présentes à Tunis sont également mobilisées pour accompagner les entreprises et faciliter leurs projets de coopération.
En parallèle de la conférence, des réunions ont été tenues avec les autorités tunisiennes afin d’identifier les leviers susceptibles de faciliter les échanges avec les pays africains. Les discussions portent notamment sur les procédures douanières, le transport, les mécanismes de financement, les moyens de paiement et l’amélioration de l’environnement des affaires.
«Nous voulons construire des chaînes de valeur africaines afin que les matières premières soient transformées en Afrique, créant ainsi davantage de valeur ajoutée et renforçant les économies de nos pays», a souligné Leila Belkhiria Jaber.
Des entreprises venues notamment du Rwanda, du Kenya, du Zimbabwe, d’Égypte, de Libye, d’Éthiopie, de Madagascar, des Comores et des Seychelles participent à cette édition. L’Algérie, bien que non membre du COMESA, est également présente. Des accords de partenariat devraient être conclus entre entreprises participantes, avec un suivi assuré par la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises afin de favoriser leur concrétisation.
La conférence marque également le lancement de la stratégie 2026-2030 du COMFWB, alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la stratégie du COMESA. Selon Belkhiria, cette feuille de route prévoit des programmes de formation, un meilleur accès aux financements grâce aux institutions partenaires du COMESA et un accompagnement des femmes entrepreneures pour renforcer leur capacité à exporter vers les marchés africains.









