La dette demeure un sujet particulièrement important pour la Tunisie, surtout dans un contexte géopolitique régional instable.
Le calendrier de remboursement des emprunts internes ne semble pas bourré. Une seule échéance est au programme, celle du BTCT 52 semaines 17072026 pour 102 MDT.
Si nous regardons les dernières années, nous constatons effectivement que la saison estivale est marquée par une sorte de trêve, qui permet au Trésor de préparer la rentrée et la fin de l’année. D’ailleurs, la réunion d’hier entre le ministère des Finances et les représentants des banques entre dans ce cadre. Avec le déficit budgétaire supplémentaire causé par la facture énergétique, la fin de l’année serait marquée par un programme d’endettement local additionnel.
Il reste aussi à signaler qu’une partie des emprunts syndiqués en devises contractés auprès des banques locales sera remboursée durant ce mois.
Sur le front de la dette extérieure, le principal rendez-vous est celui du remboursement de l’eurobond de 700 millions d’euros, une dette émise au taux de 6,375%. Ce montant équivaut, au taux de change actuel, à 2 340,520 MDT, soit plus de 10 jours d’importations (par rapport aux chiffres du 30 juin 2026).
Nous comprenons donc la raison pour laquelle les autorités ont veillé à assurer le financement de 500 millions de dollars auprès de l’Afreximbank. Cela devrait soutenir les avoirs en devises, un indicateur clé pour un pays comme le nôtre.
Il y aurait également le remboursement d’une tranche du financement accordé par le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) conclu pour la période 2016-2019. Ce remboursement est estimé à 26 MUSD.
À la fin de ce mois, nous pouvons dire que le dossier de la dette extérieure pour 2026 est quasiment clôturé. Il faudra maintenant continuer à mobiliser des ressources en devises, du moins dans le cadre du financement de projets. Il est crucial de terminer l’année avec un niveau confortable de réserves.









