Notre voisin attire de plus en plus d’investissements. Le groupe sidérurgique turc Tosyali Holding prévoit d’injecter 2,5 milliards de dollars en Algérie pour construire un nouveau complexe industriel destiné notamment à l’automobile et aux hydrocarbures.
L’annonce a été faite par Fuat Tosyalı, président du groupe, lors du Tube & Wire Fair organisé à Düsseldorf, en Allemagne, du 13 au 17 avril 2026. Ce projet s’inscrit dans une stratégie d’expansion du groupe en Algérie, où il dispose déjà d’un important site sidérurgique à Bethioua, près d’Oran. Dans le détail, le futur complexe devrait produire environ 1,6 million de tonnes d’acier, dont près de 700 000 tonnes dédiées à l’industrie automobile. Les premières livraisons sont attendues dès le troisième trimestre 2026. L’objectif est de soutenir le développement de la filière automobile locale, alors que les autorités imposent un taux d’intégration progressive pouvant atteindre 30 % après cinq ans. Le projet vise aussi à alimenter le secteur énergétique, notamment en fournissant des tubes utilisés dans les industries pétrolières et gazières. Pour cela, le groupe compte s’appuyer sur les ressources locales, en particulier le gisement de Gara Djebilet, dans le sud-ouest algérien, dont les réserves sont estimées à environ 3,5 milliards de tonnes. En parallèle, Tosyali a lancé en février 2026 la construction d’une unité de traitement du minerai de fer en partenariat avec SONAREM. Cette intégration entre extraction et transformation vise à réduire la dépendance aux importations et à renforcer la production locale. Déjà présent en Algérie depuis 2013, le groupe exploite un complexe sidérurgique d’une capacité d’environ 6,5 millions de tonnes par an. Une partie de cette production est exportée vers l’Afrique et l’Europe, confirmant le positionnement du pays comme acteur régional dans l’acier.









