Monomeris, pionnière française du recyclage chimique avancé, envisage d’installer une unité industrielle à Bizerte. Derrière ce projet: une promesse concrète pour l’environnement, l’emploi qualifié et le rayonnement africain de la Tunisie.
Des millions de tonnes de plastiques complexes finissent chaque année dans des décharges ou des incinérateurs, faute de solutions rentables pour les recycler. Monomeris, startup française fondée en 2019, prétend avoir la réponse — et elle regarde vers la Tunisie pour déployer sa technologie. Le 8 avril 2026, une délégation de l’entreprise française Monomeris a été reçue au siège de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Au cœur des échanges : l’implantation d’une unité de recyclage chimique avancé dans la région de Bizerte, capable de transformer jusqu’à 6 000 tonnes de déchets plastiques par an.

Recycler ce que personne ne recycle
Contrairement au recyclage mécanique classique — limité aux plastiques propres et homogènes — le recyclage chimique avancé décompose les plastiques difficiles (multicouches, souillés, mélangés) jusqu’à leurs molécules de base, les monomères, pour les réinjecter dans de nouveaux cycles de production. C’est précisément le créneau de Monomeris, avec des unités compactes pensées pour des sites industriels de taille moyenne. Monomeris ne cache pas ses ambitions: le projet tunisien est pensé comme une tête de pont vers les marchés africains et européens. La qualité des compétences locales, la proximité géographique avec l’Europe et les avantages fiscaux font de Bizerte un site stratégique crédible pour une expansion continentale. De son côté, l’APII a présenté ses dispositifs d’accompagnement, ses outils numériques et la stratégie industrielle à l’horizon 2035, centrée sur la transition écologique et numérique des entreprises — un cadre que Monomeris a jugé suffisamment rassurant pour envisager la prochaine étape.









