L’article 13 du projet de la loi de finances 2027 prévoit la mise en place d’une ligne de financement de 10 MDT, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi, active sur la période 2027-2028. Son objectif est d’octroyer des prêts participatifs sans intérêts destinés à renforcer les fonds propres des startups labellisées.
La Banque de financement des petites et moyennes entreprises est désignée comme gestionnaire de cette ligne de financement via une convention tripartite, engageant également les ministères des Finances et de l’Emploi.
La nature de l’aide, qui entre dans la catégorie des quasi-fonds propres, est une bonne nouvelle pour les jeunes entreprises. Le contexte est compliqué, avec un resserrement du crédit et des pressions sur la liquidité. Généralement, les startups en phase de démarrage font face à un obstacle structurel, celui de la difficulté d’accéder aux fonds propres et de la frilosité du secteur bancaire face à l’absence de garanties matérielles. Ce mécanisme jouera un effet de levier financier, nécessaire pour rassurer les investisseurs privés. Cet instrument contribuera, indirectement, à pérenniser des emplois hautement qualifiés pour les diplômés de l’enseignement supérieur.
La mesure est ciblée et démontre une volonté de pérenniser les acquis du Startup Act en s’attaquant au financement de l’amorçage et au renforcement du bilan des jeunes entreprises innovantes. Reste que son succès dépendra essentiellement de la célérité et de la souplesse des procédures de décaissement qui seront fixées ultérieurement. Le suivi est également exigé pour que les entités bénéficiaires n’assimilent pas ces financements à des dons.









