Maurice, les Seychelles et le Botswana occupent le haut du classement africain du Global Capitalism Index (GCI). La Tunisie, elle, se place au 18ᵉ rang sur les 47 pays évalués, avec 56,1 points sur 100, selon les données communiquées pour l’édition 2026. Elle devance l’Algérie et le Sénégal, mais reste derrière le Maroc et l’Égypte, deux économies nord-africaines qui figurent dans le top 10 continental.
Le Maroc totalise 61,8 points et l’Égypte 60,9, soit respectivement 5,7 et 4,8 points de plus que la Tunisie. L’écart est encore plus marqué avec Maurice, première du classement africain avec 73,9 points. Les Seychelles suivent avec 73,4 points, devant le Botswana et ses 72,7 points. Ces résultats placent les trois premiers pays à plus de 16 points de la Tunisie et montrent combien les performances varient d’une économie africaine à l’autre.
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Rang africain |
Pays |
Rang mondial |
Score sur 100 |
|---|---|---|---|
|
17 |
Ghana |
108ᵉ |
56,3 |
|
18 |
Tunisie |
110ᵉ |
56,1 |
|
19 |
Sénégal |
114ᵉ |
54,6 |
Derrière ces positions, l’indice évalue les conditions dans lesquelles les marchés fonctionnent. Il prend en compte la protection des droits de propriété, les règles de concurrence, l’ouverture du marché du travail, l’accès au financement, la solidité du système bancaire, le développement des marchés financiers, la création d’entreprises et la circulation des biens et des capitaux. Il ne mesure donc directement ni le niveau de richesse des habitants ni la croissance d’un pays. Son objectif consiste à apprécier les conditions institutionnelles et économiques qui encadrent l’activité des entreprises.
La répartition des scores confirme les écarts entre les pays africains. Vingt des 47 économies évaluées obtiennent moins de 50 points. La Mauritanie affiche 24,2 points, le Tchad 24,1 et la Libye 21,8. À l’autre bout du classement mondial, la Suisse arrive en tête avec 96,9 points, devant les États-Unis, Hong Kong, le Canada et Singapour.
Avec 56,1 points, la Tunisie se situe donc dans la partie médiane du classement africain. Les données communiquées font état d’une progression annuelle de 1,7 point, mais ce gain ne suffit pas à expliquer la position du pays. Pour comprendre ce qui le sépare du Maroc ou de l’Égypte, il faudrait comparer leurs résultats sur chacun des huit piliers de l’indice. Le score global ne permet pas de savoir si l’écart provient principalement de l’accès au financement, du fonctionnement de la concurrence, de la protection des droits de propriété ou d’autres facteurs. Cette distinction compte pour les entreprises. La stabilité des règles, la facilité d’accès aux capitaux et les conditions de concurrence pèsent dans les décisions d’investissement et les stratégies d’expansion. Le classement ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que les entreprises tunisiennes sont moins compétitives que leurs concurrentes marocaines ou égyptiennes. Il fournit plutôt un point de comparaison pour examiner les règles et les institutions qui encadrent leur activité.
Voici le top 10 africain selon Global Capitalism Index
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Rang africain |
Pays |
Rang mondial |
Score sur 100 |
|---|---|---|---|
|
1 |
Maurice |
48ᵉ |
73,9 |
|
2 |
Seychelles |
50ᵉ |
73,4 |
|
3 |
Botswana |
52ᵉ |
72,7 |
|
4 |
Namibie |
59ᵉ |
69,7 |
|
5 |
Cap-Vert |
66ᵉ |
67,1 |
|
6 |
Rwanda |
74ᵉ |
64,2 |
|
7 |
Afrique du Sud |
78ᵉ |
63,2 |
|
8 |
Bénin |
80ᵉ |
62,8 |
|
9 |
Maroc |
85ᵉ |
61,8 |
|
10 |
Égypte |
86ᵉ |
60,9 |









