À partir du 1er octobre 2026, le plafond des frais d’interchange appliqués aux paiements domestiques par carte au Maroc passera de 0,65 à 0,50% du montant de la transaction. Un taux réduit de 0,15% sera parallèlement appliqué aux paiements effectués au profit du gouvernement et aux opérations relevant du commerce de proximité, selon le Conseil de la concurrence et Bank Al-Maghrib.
Cette mesure concerne une composante précise du coût du paiement par carte. L’interchange correspond à la commission reversée par la banque acquéreuse, celle qui fournit le service de paiement au commerçant, à la banque ayant émis la carte. Il ne s’agit donc pas directement de la commission totale facturée au commerçant.
Le nouveau plafond intervient après une première limitation à 0,65% entrée en vigueur en octobre 2024. Avec cette nouvelle baisse, les autorités marocaines cherchent notamment à réduire les coûts liés à l’acceptation des paiements électroniques et à favoriser leur adoption par les commerçants. La réforme intervient aussi dans le cadre de l’ouverture du marché de l’acquisition monétique à plusieurs opérateurs. Le Centre monétique interbancaire (CMI) a cessé son activité d’acquisition pour se concentrer sur son rôle de plateforme technique de traitement, tandis que de nouveaux acteurs ont été autorisés à proposer leurs services aux commerçants.
Pour les entreprises, l’enjeu est donc double: une baisse du plafond d’une composante tarifaire et davantage de concurrence entre les acteurs de l’acquisition. Le Conseil de la concurrence indique que cette évolution s’est déjà accompagnée d’une diversification de l’offre et d’une baisse des commissions d’acquisition supportées par les commerçants. Le dispositif vise particulièrement le commerce de proximité, auquel le nouveau plafond de 0,15% doit faciliter l’accès aux solutions de paiement électronique. Il s’inscrit plus largement dans la stratégie marocaine d’élargissement de l’usage des paiements numériques et d’inclusion financière.







