La Tunisie doit désormais accélérer le passage à l’investissement et à la création de richesse. C’est le message porté par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, lors d’une rencontre avec des responsables de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC).
Le gouverneur estime que le pays a jusqu’ici démontré sa capacité à absorber les chocs climatiques et géopolitiques. Mais cette résilience ne suffit plus. « Il est temps de passer d’une logique de résilience à une logique de création de richesse », a-t-il déclaré. Pour concrétiser ce changement de cap, la BCT met notamment l’accent sur l’accélération des projets et des investissements. Deux secteurs sont particulièrement cités : le phosphate et les énergies renouvelables.
Fethi Nouri a également appelé à relancer l’investissement privé, tout en rappelant les efforts consacrés à la préservation de la stabilité du taux de change et des réserves en devises. Pour la BCT, l’enjeu est désormais de transformer la stabilité macroéconomique en davantage d’activité économique et d’investissement.
La Banque mondiale et l’IFC veulent renforcer leur intervention
La Banque mondiale a confirmé son intérêt pour des solutions concrètes en matière d’infrastructures et de développement du secteur privé. Son directeur pays pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a décrit le partenariat avec la Tunisie comme reposant sur trois éléments : les projets, les résultats et la recherche de solutions opérationnelles. De son côté, Ary Naim, directeur de l’IFC pour l’Afrique, a annoncé l’ambition d’augmenter significativement les financements destinés à la Tunisie. L’institution prévoit notamment de renforcer ses investissements dans les infrastructures et son soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Concrètement, l’IFC entend mobiliser des instruments de financement pour aider les entreprises tunisiennes à accéder davantage aux capitaux et à se développer à l’international. Un enjeu directement lié à la capacité du secteur privé à prendre le relais dans la création de valeur et d’emplois.









