Le géant technologique Nvidia compte faire de l’Égypte un pôle régional de l’intelligence artificielle (IA). Un protocole d’accord qui définira les domaines potentiels de coopération entre les deux parties sera signé dans les mois à venir.
Nvidia pourra porter énormément à l’Égypte en matière de développement des compétences numériques, de soutien à l’innovation pour les startups et les entrepreneurs, de recherche et développement, ainsi que de renforcement des capacités locales en matière d’informatique et d’IA.
Pour attirer ce géant, Le Caire a fourni des efforts et a lourdement misé sur l’investissement massif en data centers et infrastructures numériques. Nvidia va d’ailleurs fournir la technologie pour le premier centre de données égyptien souverain alimenté par l’IA, épargnant aux opérateurs économiques locaux le coût d’achat et de gestion de leur propre infrastructure.
Le bras opérationnel public, l’ADC, devrait lancer des installations pour fournir, entre autres, de l’hébergement, de l’interconnexion et de l’activation du cloud, avec une capacité initiale de 20 mégawatts au cours de ses trois premières années, avec des plans pour atteindre 200 mégawatts. Les IDE attirés seraient de l’ordre de 200 millions de dollars sur une enveloppe totale de 1 milliard de dollars. En 2030, l’IA pourrait contribuer à hauteur de 7,7 % du PIB égyptien.
Est-ce que la Tunisie pourra trouver une place dans cette nouvelle économie? La réponse est oui. Le marché mondial des centres de données est estimé à plus de 425 milliards de dollars en 2026 et devrait atteindre 902 milliards d’ici 2033. C’est une question de volonté.









