Du 15 au 19 décembre 2026, Dakar accueillera les Rencontres Tuniso-Sénégalaises du Numérique, dans le cadre de la Tunisia Tech Week. L’événement doit mettre en relation des entreprises et startups tunisiennes des technologies de l’information avec le marché sénégalais.
Cette initiative revient au Centre de promotion des exportations (CEPEX), qui bénéficie du concours de l’ambassade de Tunisie au Sénégal. Le dispositif poursuit quatre objectifs : présenter l’offre tunisienne aux décideurs et aux donneurs d’ordre sénégalais ; organiser des rencontres qualifiées entre entreprises, avec des clients et partenaires potentiels ; repérer des relais locaux (intégrateurs, distributeurs, partenaires de co-développement ou de représentation) ; favoriser l’insertion dans l’écosystème du pays.
La mission s’adresse aux acteurs tunisiens du numérique, en particulier dans la cybersécurité, la digitalisation des services publics, la finance numérique, le commerce en ligne, le cloud, la donnée et l’intelligence artificielle, les logiciels et progiciels de gestion intégrée, la santé numérique et les technologies éducatives. Elle inclut également l’agriculture connectée, les villes intelligentes, le tourisme digital et l’industrie 4.0.
Un contexte porteur
Le Sénégal déploie le New Deal Technologique 2025-2034, doté d’environ 1 105 milliards de francs CFA (près de 1,7 milliard de dollars américains). Ce programme prévoit la numérisation complète des services publics, le renforcement de la souveraineté numérique (cloud, cybersécurité, intelligence artificielle) et la structuration d’un vivier de start-up et de compétences.
Le pays dénombre plus de 11,5 millions d’internautes, soit une pénétration voisine de 61 %, pour une couverture 4G d’environ 85 %. Le secteur de la finance numérique dispose d’une certaine maturité, et la demande de digitalisation émane des administrations, des banques, des assurances, des opérateurs télécoms et des grands groupes.
Le Sénégal offre en outre un accès à trois espaces régionaux : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour une entreprise tunisienne, cette présence permet de valider son offre auprès d’une demande institutionnelle et privée avant d’élargir sa zone d’activité. Le choix du partenaire local constitue, dans cette perspective, un facteur décisif.








