La Banque Africaine de Développement (BAD) a mis en garde contre le fait que le phénomène superpuissant El Niño attendu pourrait réduire le PIB des pays les plus touchés de 1 % à 2 % en moyenne, ce qui équivaut à des pertes de 10 à 20 milliards de dollars à l’échelle du continent. Cela accroîtrait les pressions sur ces nations déjà confrontés à des crises de la dette et ayant des difficultés à rembourser leurs emprunts.
El Niño, qui provoque généralement de graves sécheresses, des inondations et des tempêtes violentes va devenir l’un des phénomènes climatiques les plus puissants jamais enregistrés si le réchauffement des eaux du Pacifique se poursuit à son rythme actuel.
L’Afrique aurait besoin d’un financement pouvant atteindre 100 milliards de dollars en 2026 pour faire face aux conséquences du phénomène attendu. La banque a mis en garde contre le risque de tomber dans le piège du financement climatique. Les gouvernements pourraient être contraints de détourner les crédits alloués aux secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures pour faire face aux conséquences des catastrophes climatiques, dans un contexte de ressources limitées.
La BAD avait prévu une croissance de l’économie africaine de 4,2 % en 2026 et de 4,4 % en 2027, en supposant une atténuation de l’intensité du conflit au Moyen-Orient. Toutefois, ces prévisions ont été établies avant l’apparition des scénarios annonçant un El Niño exceptionnellement intense et sans tenir compte du renouvellement des hostilités entre Washington et Téhéran.









