C’est une passation de flambeau après adoption des rapports moral et financier que les membres de la CJD ont plébiscité lors de l’Assemblée générale ordinaire du 19 juin à Gammarth. Le passage d’une présidence à une autre sous un même slogan; ‘Osons être dirigeant-e-s autrement’, qui semble décrire le Mindset général des ces jeunes dirigeants avec les pieds sur terre et le regard résolument tourné vers l’avenir.
“Osons être dirigeant-e-s autrement”
Fidèle à ce slogan, Imed Karoui, président sortant du CJD, présente le rapport moral loin du formalisme des AGO classiques. Il a un mot pour chaque représentation régionale du CJD, bifurquant pour aller au fond d’un facteur, commentant une initiative, ralliant autour d’une idée. Il parle de plénières et d’événements, de formations, de networking et de convivialité. Il félicite ceux qui se sont illustrés et encourage ceux qui se sont pris au jeu, surtout en matière d’IA. “Les moments dédiés au networking ont été particulièrement agréables parce qu’ils étaient propices à l’exposition des expériences à répliquer”, souligne-t-il avant d’insister sur un sujet qui semble lui tenir à cœur: “En matière de gouvernance, le CJD a mis en place en une année le projet porté par Tarek Ben Salem et Zied Hafsi.”
Et c’est au tour de Bilel Hachicha, trésorier du CJD, de présenter le rapport financier sur la période allant de l’année 2023 aux quelques premiers mois de l’année 2026. Les recettes passent ainsi de 63 mille à 111 milles dinars. Le sponsoring grimpe de 39 à 69 mille dinars. Quand aux dépenses, elles augmentent légèrement, passant de 77 à 86 mille dinars avec des liquidités qui évoluent de 217 à 239 milles dinars.
Chouaieb: “développement, impact, éthique, connexion”
Après adoption des deux rapports et une courte vidéo évoquant la dynamique d’évolution du CJD, ses rencontres, ses événements, ses échanges, C’est au nouveau président, Amin Chouaieb, d’affirmer sa profession de foi: “Notre pays regorge de talents et vous, membres du CJD, vous innovez, vous résistez, vous livrez un combat face aux réalités. Avec vous, je conçois que le CJD se fonde sur 4 valeurs: développement, impact, éthique, connexion. Cela implique que nous n’attendrons plus des décisions qui viendraient d’en-haut et que nous voulons être les ambassadeurs d’un patronat éthique et responsable.”
Pour Chouaieb, être jeune dirigeant c’est être rentable en refusant de faire n’importe quoi. Sa priorité est briser la glace entre les jeunes patrons et les grandes compagnies. Sa promesse c’est de la rigueur, de l’écoute et du travail face à la conjoncture difficile de la Tunisie. Son appel aux jeunes dirigeants est qu’ils viennent à lui avec leurs problèmes et avec leurs idées. Sa reconnaissance est particulièrement pour la Fondation Konrad Adenauer qui s’est toujours tenue aux côtés du CJD.
Karoui: “un legs pour le nouveau bureau”
Dès la clôture de l’AGO, ‘Managers’ a interrogé le président sortant Imed Karoui sur ce qu’il léguait au nouveau président. “Je lui lègue un mouvement plein de bonne volonté, un réseau solide, des jeunes dirigeants engagés qui sont avides d’action, un réseau de partenaires interconnectés (KAS, ExpertiseFrance, Cepex, ministères, institutions…)”, nous assure-t-il.
‘Managers’ a également interrogé Karoui sur ce qui a été le plus difficile pour lui et son bureau national au cours de leur mandat. Sa réponse n’est pas inattendue: “Sans conteste, le plus difficile au cours de notre mandat a été de faire bouger les choses. Je sais qu’il y a beaucoup de bonne volonté des la part du gouvernement, des dirigeants, des institutions… mais je sais également que la conduite du changement prend du temps –notamment en matière de digitalisation- à cause de la lente évolution des mentalités.”









