Près d’un mois après la panne qui avait entraîné un déversement exceptionnel de plus de 21 millions de mètres cubes d’eau, le barrage de Mellègue, dans le gouvernorat du Kef, est de nouveau pleinement opérationnel. Le ministère de l’Agriculture a annoncé que les équipes techniques ont achevé la remise en place de la vanne défectueuse, désormais remise en service et fonctionnant dans des conditions de sécurité conformes.
Selon la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques, l’intervention a mobilisé plusieurs équipes techniques qui ont travaillé de manière coordonnée pour replacer la vanne dans sa position normale. L’équipement est désormais entièrement pris en charge par son propre mécanisme, avec des tests de fonctionnement et de sécurité jugés concluants.
L’incident remonte à la nuit du 17 au 18 juin, lorsqu’une défaillance sur l’une des vannes du barrage a provoqué un écoulement massif des eaux stockées et une hausse rapide du niveau de l’oued Mellègue.
À l’origine, les autorités prévoyaient, selon la tap, un lâcher contrôlé d’environ 100.000 mètres cubes d’eau destiné à alimenter les périmètres irrigués du gouvernorat de Jendouba pour les cultures saisonnières. La panne a toutefois entraîné un débit beaucoup plus important vers les zones situées en aval de l’ouvrage.
Malgré l’ampleur de l’incident, la tap indique que les services du ministère avaient rapidement souligné que les plus de 21 millions de mètres cubes d’eau écoulés n’étaient pas perdus. Les volumes ont transité par l’oued Medjerda avant d’être récupérés dans le barrage de Sidi Salem, limitant ainsi l’impact sur les ressources hydriques du pays.
La remise en service de cette infrastructure stratégique met fin à une opération technique particulièrement délicate. Pour les secteurs agricole et de la gestion de l’eau, le rétablissement du fonctionnement normal du barrage de Mellègue est essentiel afin de sécuriser les futures opérations d’irrigation et la régulation des ressources hydrauliques, dans un contexte où chaque réserve d’eau reste un enjeu majeur pour la Tunisie.









