La réforme du Code des changes est présentée comme une étape clé pour moderniser l’économie tunisienne et améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
Dans ce cadre, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, le 1er juin 2026, une séance d’audition consacrée à la proposition de loi portant sur l’édiction du nouveau Code des changes. La réunion a réuni des députés membres et non membres de la commission, ainsi que des représentants de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie.
Au cours de cette séance, les intervenants ont insisté sur le caractère structurant de cette réforme. Elle dépasse, selon eux, une simple révision technique. Elle vise à transformer en profondeur le cadre régissant les opérations financières avec l’étranger.
Les représentants de la confédération ont appelé à un passage vers un système plus souple. Ils ont défendu une logique de liberté économique encadrée, avec un contrôle a posteriori plutôt qu’un régime d’autorisations préalables. Ils ont également souligné la nécessité de simplifier les procédures et de fixer des délais clairs pour les réponses administratives.
Ils ont aussi insisté sur l’importance d’intégrer les évolutions de l’économie mondiale. Cela concerne notamment le numérique, les fintechs et les services transfrontaliers. Selon eux, le futur cadre doit permettre à la Tunisie de rester compétitive et attractive.
Les députés ont rappelé que cette réforme reste stratégique. Elle touche directement les équilibres économiques et financiers du pays. Ils ont appelé à une approche progressive, capable de concilier ouverture économique et stabilité macroéconomique.
La séance s’est conclue sur un consensus autour de l’importance de ce projet, considéré comme une réforme structurante pour l’avenir du climat des affaires et de l’investissement en Tunisie.


