Une réforme du système du pain pourrait permettre à la Tunisie de réduire ses importations d’environ 603 millions de dinars, selon des données présentées par le ministère de l’Agriculture lors d’une audition tenue au Parlement par la Commission de l’investissement et de la coopération internationale, consacrée à la gouvernance du secteur. En fait, ce projet repose sur la révision d’un arrêté conjoint datant du 21 août 1979, relatif au taux d’extraction de la farine et de la semoule. L’objectif est d’introduire des méthodes scientifiques pour mieux classifier les types de farine destinés au pain et aux pâtisseries. La réforme vise à améliorer la qualité du pain, tout en augmentant le rendement du blé tendre, principale matière première. Elle permettrait également une utilisation plus efficace des ressources, sans impact direct sur le prix pour le consommateur. Parmi les effets attendus figure une baisse de la production de son, estimée à 0,6 million de quintaux sur un total de 6 millions, soit une diminution de 10 %. Cette optimisation contribuerait à une meilleure valorisation du blé.









