La Tunisie ne suit pas, elle montre le chemin. Alors que le continent africain peine encore à intégrer les femmes dans ses filières technologiques, la Tunisie s’est imposée, année après année depuis 2015, comme le pays africain qui compte la plus forte proportion de développeuses. Un leadership ininterrompu sur neuf ans, que le rapport BCG publié en janvier 2026 vient officiellement consacrer.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, 24 % des développeurs tunisiens étaient des femmes — le taux le plus élevé du continent. Loin derrière, le Maroc et l’Égypte peinent à dépasser les 12 %. Le Nigeria et le Kenya progressent, mais leur trajectoire reste moins marquée et leur point de départ plus tardif.
Ce qui distingue la Tunisie, ce n’est pas seulement le niveau atteint, c’est la régularité de sa progression. Sur toute la décennie étudiée, la courbe tunisienne est la plus raide du continent — une montée constante, sans rupture, sans recul. Selon les auteurs du rapport, cette dynamique est le fruit de choix politiques structurels : renforcement de l’éducation STEM, politiques numériques inclusives, et un système universitaire qui a intégré l’égalité d’accès comme une priorité réelle.









