La Pharmacie centrale de Tunisie va recevoir immédiatement les financements nécessaires pour retrouver un rythme d’approvisionnement normal.
Hier, lundi 30 mars, la cheffe du gouvernement a réuni un conseil ministériel restreint. Le sujet: la réforme du système de santé et de la couverture sociale. La décision la plus immédiate concerne la Pharmacie centrale de Tunisie. Ses crédits sont débloqués sans délai.
Le constat est sévère. Des pénuries de médicaments persistent dans les hôpitaux et les pharmacies. Certaines régions sont plus touchées que d’autres. Cette situation n’est plus acceptable.
Le ministre de la Santé a dressé un bilan détaillé. Il a présenté ce qui a été fait depuis les conseils précédents. Et ce qui reste à corriger.
La feuille de route adoptée s’articule autour de plusieurs axes immédiats. Le premier est financier: garantir les crédits de la Pharmacie centrale. Le deuxième est stratégique: constituer des stocks de sécurité, en priorité pour les médicaments vitaux et spéciaux.
La numérisation complète de la chaîne du médicament est également actée. Elle permettra de suivre en temps réel les stocks, les circuits de distribution et l’approvisionnement du marché local. Plus aucune rupture ne devra passer inaperçue.
Le contrôle sera renforcé à chaque maillon de la chaîne pharmaceutique. La transparence dans la gestion devient une exigence formelle, et non plus une recommandation. La cheffe du gouvernement a rappelé à cet égard les recommandations du conseil ministériel du 3 septembre 2025, qui étaient restées partiellement sans suite.









